Daily Movies - Septembre 2014
 
Peter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier.
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She's Funny That Way (Mostra de Venise 2014)
Après 13 ans d’absence, Peter Bogdanovich fait son retour avec une farce qui rappelle Woody Allen et dotée d’un joli casting : Imogen Poots en ancienne prostituée, Owen Wilson son client et Jennifer Aniston comme psy.

Voici un film divertissant, enjoué, aux répliques savoureuses et à l’humour subtil, que Peter Bogdanovich a co-écrit avec son ex-femme Louise Stratten, qui produit aussi le film. Présenté hors compétition au festival du film de Venise, il s’agit du premier long-métrage de Peter Bogdanovich, critique et acteur, qui avait délaissé la réalisation depuis de nombreuses années.

« She’s Funny That Way » est une farce loufoque qui mélange avec une succession de coïncidences bizarres, un plateau de cinéma dans le Manhattan de nos jours et un autre récit qui se passe dans les années 1970, avec des flash-backs dans les années 30. Cette impression est renforcée par de multiples références aux figures cultes de l'âge d'or d’Hollywood.

Enchaînant les quiproquos, les situations burlesques et les mises en abyme, le scénario pourrait être signé par Woody Allen. Baigné dans cette lumière jaune orangée caractéristique des halls d’hôtel de luxe où Allen a tourné nombre de ses films (comme « Minuit à Paris » et «To Rome With Love »), on peut se demander si Peter Bogdanovich a souhaité rendre un hommage inconscient au cinéaste new-yorkais, ainsi qu’à « La Folle ingénue » d’Ernst Lubitsch (1946).

Le scénario rebondit sur les incohérences et les maladresses des protagonistes, en particulier Imogen Poots, qui joue Isabel Patterson. Izzy rêve de devenir une grande star de cinéma en donnant une interview dans laquelle elle explique son passé d’escort-girl, affirmant qu’elle a agi telle une « muse » avec ces différents hommes. Elle était, en fait, une call-girl, et le récit en flash-back de ce passé qu’elle assume pleinement est l’occasion pour Bogdanovich de rendre hommage aux acteurs et actrices de la grande époque hollywoodienne.

A l’époque, Isabel l’escorte s'appelait Izzy et tentait sa chance en passant des auditions. Après une nuit avec un philanthrope qui se fait appeler Derek et lui laisse 30’000 dollars pour l'encourager à quitter le milieu de la prostitution et lancer sa carrière, Isabel décroche un grand rôle – celui d’une prostituée – dans un spectacle de Broadway. Mais le directeur de ce spectacle n'est autre qu’Arnold Patterson, alias Derek, avec qui elle vient de passer une nuit mémorable. Le Don Juan mécène est aussi marié et père de famille !

Durant l’audition, Isabel peine à se concentrer, se remémorant la nuit précédente la chambre d'hôtel de Derek/Arnold qui s’est montré un amant merveilleux et romantique, l’emmenant d’abord dîner puis en promenade en calèche. Tout semble idyllique dans ce tableau mais il s'avère qu’Izzy a un autre client infatué, le juge Prendergast (Austin Pendleton) qui a engagé un détective privé pour prendre en filature la belle escort et qui voit la même psychothérapeute, Jane Claremont (Jennifer Aniston), dont le petit ami soumis (Will Forte) est en fait l'auteur de la pièce qu’Izzy essaie d’interpréter. Pendant ce temps, l'épouse d'Arnold, Delta (Kathryn Hahn) en pince pour l’acteur de la pièce, joué par Rhys Ifans. De ce méli-mélo découle de multiples rebondissements inattendus, plus savoureux les uns que les autres, déclenchant bien des éclats de rire.

Bogdanovich revient donc en force : il reste définitivement un artiste formidable et le prouve encore une fois avec ce film qui, après avoir comblé le public vénitien, séduira certainement en salles !

She’s Funny That Way
De Peter Bogdanovich
Avec Imogen Poots, Jennifer Aniston, Owen Wilson
NOTE : 8/10

[Elzbieta Ould-Henia]
3 septembre 2014
[aller à la chronique]
 

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