Daily Movies - Septembre 2010
"Blier renoue avec son ton grinçant et quelque peu cynique, dans cette tragi-comédie..."
"l’hermétisme de « Valhalla Rising » est peut-être l’une de ses grandes qualités..."
"réduire la trame de « Torso » à un vulgaire « bodycount » serait injuste"
Charlotte Masini, vice-directrice du festival, nous donne quelques détails sur cette édition 2010.
 



Camping 2

(Interviews)

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Après un premier volet qui fut un succès populaire, Fabien Onteniente nous parle de cette suite, qui pourrait lancer LA franchise comique française des prochaines années…

- « Camping 2 », c’est un rendez-vous avec le public ?
- Oui, c’est un peu comme les personnages qui eux ont rendez-vous avec leurs vacances. Les gens viennent en famille aux avant-premières et quand on leur demande qui a vu « Camping », tous les doigts se lèvent ! Je ne connaissais pas cette sensation. On sent que les gens sont dans une attente.

- Pourquoi avoir attendu quatre ans pour cette suite ?
- J’aurais pu la faire plus tôt mais il y a eu l’aventure « Disco ». Lorsque nous faisions la tournée du film, les gens nous demandaient sans cesse quand on allait faire « Camping 2 » ?

- Lorsque vous avez commencé l’écriture, aviez-vous une certaine pression liée à cette attente des spectateurs ?
- Pas vraiment. Au départ, je voulais faire un film avec Franck sur les voyages «all inclusive» mais après avoir passé une semaine à Cancun, en voyant les plages de sable blanc, je me suis dit que je n’allais pas remettre Dubosc en maillot de bain. C’est à ce moment-là que nous avons décidé d’écrire ce deuxième volet. Je me suis d’abord demandé comment je voyais la société aujourd’hui, quels étaient mes problèmes et ceux des gens, et nous avons écrit en fonction de cette évolution.

- Le décor et les personnages étaient déjà plantés. Comment avez-vous abordé cette suite ?
- En quatre ans, il s’est forcément passé beaucoup de choses… Cela nous semblait intéressant de savoir ce qu’étaient devenu ces personnages. J’ai plus mené un boulot d’enquêteur que d’un auteur effréné pour écrire cette suite. Mais le camping a subi quelques aménagements comme tous les campings que j’ai visités. Il y a notamment beaucoup de présence de bungalows puisque cela correspond à des vacances de crise. Ceux qui louaient des maisons ou qui allaient dans des petits hôtels se retrouvent dans des bungalows. Il y a tout le confort, même les toilettes écologiques avec les copeaux… On s’est inspirés de tout cela.

- Est-ce que « Camping » a eu un effet sur la vie des campings ?
- Oui, notamment sur la côte ouest où les campings sont archi pleins ! Il y a une nouvelle façon de vivre le camping. Même la tente de Patrick Chirac est un peu dépassée ! Nos personnages sont des campeurs purs et durs mais aujourd’hui les campeurs ont soit des petites tentes Quechua, soit des mobiles home, des bungalows, des caravanes, des camping-cars… Je pense que le camping est devenu plus attractif.

- Qui a eu l’idée d’appeler le personnage de Richard Anconina Jean-Pierre Savelli, le vrai nom de Peter du duo Peter et Sloane ?
- C’est moi ! Chaque année, je trouve un délire de nom. Il y avait déjà Patrick Chirac, je n’allais donc pas aller sur ce terrain-là… Mais un personnage qui s’appelle Jean-Pierre Savelli avec la tête d’Anconina, ça me faisait marrer !

- Comment s’est déroulé le tournage ?
- On était vraiment tous contents de se retrouver. C’était comme un rendez-vous familial avec toute la bande. Chacun a vécu sa vie entre temps mais on n’avait pas envie de rater ce rendez-vous. Il y avait une réelle fraternité. Le tournage était plus facile que le premier mais j’étais plus exigeant cette fois-ci parce que je voulais une tenue d’image supérieure. Je ne sais pas si CAMPING 2 est mon meilleur film mais c’est celui qui est le plus proche de moi. Je suis fier du film parce qu’il me ressemble vraiment.

- C’était plus simple ou plus compliqué à réaliser ?
- Ce qui paraît le plus simple est souvent le plus compliqué ! C’est comme si on demandait à un chanteur qui a fait un tube de refaire un tube. Ça ne se fait pas comme ça ! Le meilleur moyen que j’ai trouvé était de ne pas penser que j’en faisais un. Donc, j’ai fait comme si c’était mon premier film.

- On entend plusieurs succès populaires. Comment avez-vous choisi tous ces titres ?
- « Camping », c’est juste un alibi pour faire écouter les chansons que j’aime bien ! «J’ai encore rêvé d’elle», c’est une chanson que j’adore. Richard trouvait qu’elle était dure à chanter mais je lui ai dit «on ne fait pas l’Olympia, c’est un karaoké !» et finalement, il la chante très bien.

- Est-ce une lourde responsabilité de faire un film populaire ?
Les gens ont envie de sortir de leurs tourments, de la grisaille, de la crise, alors on se dit «il faut qu’ils se régalent.» Et cette responsabilité, ce n’est pas rien. L’enjeu, c’est juste vis à vis des gens qui attendent le film. Je veux qu’ils sortent de la salle avec la banane et qu’ils aient été émus.

- Si le succès est au rendez-vous, vous êtes partant pour un « Camping 3 » ?
Oui, et c’est même un peu prévu…


QUAND DUBOSC RETROUVE CHIRAC


- Difficile de retrouver le personnage de Patrick Chirac ?
- A partir du moment où je suis rentré dans ma caravane, j’ai enfilé mon tee-shirt rose, mon petit maillot de bain et j’ai retrouvé la démarche. C’est là que je me suis rendu compte que l’on dit parfois : « Oh, il fait la même chose ». Alors que ce n’était pas la même chose du tout, il fallait que je retrouve des instincts de Patrick Chirac, que je revienne quatre ans en arrière, mais c’est vrai que le tee-shirt, le maillot de bain et les tongs m’ont aidé à retrouver une démarche.

- En quoi a t-il évolué ?
- Très honnêtement, je crois qu’il n’a pas évolué alors que lui en est persuadé ! Il est mature, il est prêt pour l’amour comme il dit. C’est le Patrick de la maturité, il ne rentrera pas seul à Dijon. On découvre quand même qu’il essaie d’aller au bout de sa mission. Il reste un personnage sympathique, il est même plus attendrissant dans cette suite.

- Quelle était la scène qui vous a donné le plus de plaisir à jouer ?
- On ne rigole pas tant que ça quand on fait une comédie ! On rigole entre les prises mais c’est encore plus sérieux qu’un film sérieux, demandez à Claude… Mais j’avoue que le moment où l’on voit Richard s’habiller comme Patrick Chirac m’a fait beaucoup rire !

- Seriez-vous prêt à retourner au camping des flots bleus une troisième fois ?

- D’abord, s’il y avait un 3, ce ne serait pas forcément au camping des Flots Bleus ! Si l’histoire est bonne, si les copains sont là, pourquoi pas… Voyons ce que va mériter le 2 et nous verrons bien !

Camping 2
De Fabien Onteniente
Avec Frank Dubosc, Richard Anconina, Mahilde Seigner
Pathé Films
Sortie le 21/04

[Thierry Colby]
25 mai 2010

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