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	Commentaires sur : THE LAST DUEL ; un Ridley Scott intrigant	</title>
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	<description>Toute l&#039;actualité du cinéma et du cinéma en Suisse</description>
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		Par : COUSIN MARY		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[COUSIN MARY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jan 2022 15:49:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’historienne que je suis ne peut pas laisser passer certaines inexactitudes qui, sur l’ensemble du scénario du film, donnent une fausse idée de la personne qu’était Jean de Carrouges : un preux et vaillant chevalier et non le rustre sanguinaire qu&#039;on fait jouer par Matt Damon. Il était courtois et amoureux de sa femme pour l&#039;honneur de laquelle il mit en jeu sa vie. N&#039;est-ce pas la plus grande preuve d&#039;amour, sachant la place de la femme au moyen-âge. Car c&#039;est lui qui, découvrant ses hématomes, la poussa à se confier puis sans jamais douter de sa loyauté, mènera l&#039;affaire en procès, envers et contre tous. En premier lieu, contre l&#039;avis de sa mère qui, au conseil de famille, signalant qu&#039;il n&#039;y aurait pratiquement pas de dot à rendre, lui demanda de la répudier pour ne pas salir le nom des Carrouges et sauver son honneur de chevalier.  Première mise au point : C&#039;est au château fort de Nogent-le-Rotrou où se trouvait la cour du comte Charles (III) d’Alençon, l&#039;aîné, et de son petit frère Robert, (qui avait pratiquement l&#039;âge de Jean)  avec leur mère « Marie d&#039;Espagne de La Cerda » et sa cour, que Jean de Carrouges et Jacques Le Gris firent leur apprentissage en tant que page puis écuyer. C&#039;est seulement à la mort de Robert, comte du Perche, qui survînt en 1377 que Jean de Carrouges et Jacques Le Gris devinrent chambellan du frère cadet &quot; Pierre d&#039;Alençon&quot; (joué par Ben Affleck) qui lui, avait été élevé à la cour de France de Jean Le Bon, aux côtés de leur cousin le roi Charles V.  Et c&#039;est à partir de ce moment que les misères commencent pour Jean. Ensuite, la scène du « Sac de Limoges». Cette bataille de Limoges, à laquelle le réalisateur fait participer Jean de Carrouges (de surcroit, au commandement alors qu&#039;il n&#039;était encore qu&#039;écuyer), a eu lieu en septembre 1370  alors qu’il était au service du comte Robert du Perche, qui, pour l’heure, servait aux côtés de Du Guesclin et du duc de Berry),le place en compagnie de Jacques Legris qui n&#039;a pratiquement jamais mis les pieds sur un champ de bataille, leur préférant les tournois en champs clos. Ce saccage n&#039;est nullement le fait de Jean de Carrouges, ni même des troupes du Roi de France. (Voir l&#039;ouvrage d&#039;Alfred Leroux). Mise au point concernant le viol selon le témoignage de Marguerite au procès :   La mère du sieur Adam Louvel habitait dans le même hameau, à deux pas du manoir de la mère de Jean de Carrouges avec laquelle elle était amie. Si Marguerite ouvre à Adam, c&#039;est parce qu&#039;il lui dit venir rembourser une dette qu&#039;il devait à Jean. En vérité, il laisse entrer Le Gris et lui apporte son aide tout au long de son acte odieux durant lequel elle se débattit violemment, allant jusqu’à mettre un coup dans le nez, de Le Gris qui s&#039;esbaudit un instant. Elle tenta de tirer avantage de son étourdissement pour se réfugier dans la pièce attenante. Seulement Louvel la rattrapa et avant de la ligoter aux montants du lit. Après quoi, elle fut bâillonnée par Le Gris enjoignit à son acolyte de se retirer pour aller faire le guet.    Concernant son amie Marie, c&#039;était en fait, la demi-sœur de Marguerite, et elle n&#039;a jamais témoigné contre elle, au procès. C&#039;est une fantaisie du réalisateur pour mettre le doute sur l&#039;intégrité de Marguerite.  Concernant le complice : Adam Louvel était un ancien écuyer de Jean de Carrouges : au cours d&#039;une expédition en Cotentin en 1376, il lui avait donné congé, sans solde, car il se livrait au commerce de femmes avec les troupes, et Jean était totalement opposé à ces pratiques indignes d&#039;un aspirant chevalier. Lors du procès, il fut accusé de complicité de viol par les cousins de Marguerite : Guillaume de Thibouville et Thomin du Bois qui réclamèrent contre lui le même sort que Le Gris, en le défiant en duel judiciaire. La cour examina sa requête et décida que les deux affaires seraient examinées ensemble et que le premier duel vaudrait verdict pour les deux affaires et donc que leur vie comme celle de leur cousine, serait tributaire du résultat de ce duel. Suite au verdict du jugement de dieu par le duel, Adam Louvel fut donc pendu au gibet de Montfaucon avec Legris.
    Concernant le petit Robert, Marguerite avait déjà accouché lors de la dernière séance du procès à la mi-septembre, ce qui date la conception à la mi-décembre précédente. L&#039;enfant n&#039;était donc pas le fruit du viol (qui eu lieu le 18 janvier) surtout que c&#039;était un beau bébé (contrairement à celui du roi Charles VI et d&#039;Isabeau de Bavière, né le même jour et qui décéda le jour du massacre des saints innocents donc la vieille du duel). Jean et Marguerite eurent deux autres enfants : Jean et Thomas (tous trois furent de vaillants chevaliers, ayant donné leur vie pour bouter les anglais hors de France. Jean et Thomas sont cités, en 1411, à la tête des hommes d&#039;armes en charge de la défense de la grande Abbaye de Ste Barbe en Auge, toute proche du manoir de Capomesnil ; Jean fit partie des 119 vaillants chevaliers qui assurèrent la défense du mont St Michel mais il décédera le 17 août 1424 lors de la cuisante bataille de Verneuil. Thomas périt lors de la défense du grand port d&#039;Honfleur en 1417 (Le Havre n&#039;existait pas encore). Robert, insoumis à la régence anglaise, avait très tôt organisé une troupe insurrectionnelle qui menait une guerre de partisans dans toute la Normandie. C&#039;était une sorte de &quot;Robin des Bois&quot;. Du coup, le Roi d&#039;Angleterre adressa &quot; aux vicomtes d&#039;Argentan et d&#039;Exmes, Alençon et Domfront &quot; des lettres portant interdiction formelle à toutes gens &quot; sous peine de la hart&quot; d&#039;aller, ou de se rendre &quot;en compagnie et assemblée du Sire Robert de Carrouges, ne luy assistast ou favorisat à faire entreprise quelquonque&quot;. Dans la Chronique de Perceval de Cagny, il est cité aux côtés de Jeanne La Pucelle, lors du sacre du roi Charles VII à Reims.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’historienne que je suis ne peut pas laisser passer certaines inexactitudes qui, sur l’ensemble du scénario du film, donnent une fausse idée de la personne qu’était Jean de Carrouges : un preux et vaillant chevalier et non le rustre sanguinaire qu&rsquo;on fait jouer par Matt Damon. Il était courtois et amoureux de sa femme pour l&rsquo;honneur de laquelle il mit en jeu sa vie. N&rsquo;est-ce pas la plus grande preuve d&rsquo;amour, sachant la place de la femme au moyen-âge. Car c&rsquo;est lui qui, découvrant ses hématomes, la poussa à se confier puis sans jamais douter de sa loyauté, mènera l&rsquo;affaire en procès, envers et contre tous. En premier lieu, contre l&rsquo;avis de sa mère qui, au conseil de famille, signalant qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait pratiquement pas de dot à rendre, lui demanda de la répudier pour ne pas salir le nom des Carrouges et sauver son honneur de chevalier.  Première mise au point : C&rsquo;est au château fort de Nogent-le-Rotrou où se trouvait la cour du comte Charles (III) d’Alençon, l&rsquo;aîné, et de son petit frère Robert, (qui avait pratiquement l&rsquo;âge de Jean)  avec leur mère « Marie d&rsquo;Espagne de La Cerda » et sa cour, que Jean de Carrouges et Jacques Le Gris firent leur apprentissage en tant que page puis écuyer. C&rsquo;est seulement à la mort de Robert, comte du Perche, qui survînt en 1377 que Jean de Carrouges et Jacques Le Gris devinrent chambellan du frère cadet  » Pierre d&rsquo;Alençon » (joué par Ben Affleck) qui lui, avait été élevé à la cour de France de Jean Le Bon, aux côtés de leur cousin le roi Charles V.  Et c&rsquo;est à partir de ce moment que les misères commencent pour Jean. Ensuite, la scène du « Sac de Limoges». Cette bataille de Limoges, à laquelle le réalisateur fait participer Jean de Carrouges (de surcroit, au commandement alors qu&rsquo;il n&rsquo;était encore qu&rsquo;écuyer), a eu lieu en septembre 1370  alors qu’il était au service du comte Robert du Perche, qui, pour l’heure, servait aux côtés de Du Guesclin et du duc de Berry),le place en compagnie de Jacques Legris qui n&rsquo;a pratiquement jamais mis les pieds sur un champ de bataille, leur préférant les tournois en champs clos. Ce saccage n&rsquo;est nullement le fait de Jean de Carrouges, ni même des troupes du Roi de France. (Voir l&rsquo;ouvrage d&rsquo;Alfred Leroux). Mise au point concernant le viol selon le témoignage de Marguerite au procès :   La mère du sieur Adam Louvel habitait dans le même hameau, à deux pas du manoir de la mère de Jean de Carrouges avec laquelle elle était amie. Si Marguerite ouvre à Adam, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il lui dit venir rembourser une dette qu&rsquo;il devait à Jean. En vérité, il laisse entrer Le Gris et lui apporte son aide tout au long de son acte odieux durant lequel elle se débattit violemment, allant jusqu’à mettre un coup dans le nez, de Le Gris qui s&rsquo;esbaudit un instant. Elle tenta de tirer avantage de son étourdissement pour se réfugier dans la pièce attenante. Seulement Louvel la rattrapa et avant de la ligoter aux montants du lit. Après quoi, elle fut bâillonnée par Le Gris enjoignit à son acolyte de se retirer pour aller faire le guet.    Concernant son amie Marie, c&rsquo;était en fait, la demi-sœur de Marguerite, et elle n&rsquo;a jamais témoigné contre elle, au procès. C&rsquo;est une fantaisie du réalisateur pour mettre le doute sur l&rsquo;intégrité de Marguerite.  Concernant le complice : Adam Louvel était un ancien écuyer de Jean de Carrouges : au cours d&rsquo;une expédition en Cotentin en 1376, il lui avait donné congé, sans solde, car il se livrait au commerce de femmes avec les troupes, et Jean était totalement opposé à ces pratiques indignes d&rsquo;un aspirant chevalier. Lors du procès, il fut accusé de complicité de viol par les cousins de Marguerite : Guillaume de Thibouville et Thomin du Bois qui réclamèrent contre lui le même sort que Le Gris, en le défiant en duel judiciaire. La cour examina sa requête et décida que les deux affaires seraient examinées ensemble et que le premier duel vaudrait verdict pour les deux affaires et donc que leur vie comme celle de leur cousine, serait tributaire du résultat de ce duel. Suite au verdict du jugement de dieu par le duel, Adam Louvel fut donc pendu au gibet de Montfaucon avec Legris.<br />
    Concernant le petit Robert, Marguerite avait déjà accouché lors de la dernière séance du procès à la mi-septembre, ce qui date la conception à la mi-décembre précédente. L&rsquo;enfant n&rsquo;était donc pas le fruit du viol (qui eu lieu le 18 janvier) surtout que c&rsquo;était un beau bébé (contrairement à celui du roi Charles VI et d&rsquo;Isabeau de Bavière, né le même jour et qui décéda le jour du massacre des saints innocents donc la vieille du duel). Jean et Marguerite eurent deux autres enfants : Jean et Thomas (tous trois furent de vaillants chevaliers, ayant donné leur vie pour bouter les anglais hors de France. Jean et Thomas sont cités, en 1411, à la tête des hommes d&rsquo;armes en charge de la défense de la grande Abbaye de Ste Barbe en Auge, toute proche du manoir de Capomesnil ; Jean fit partie des 119 vaillants chevaliers qui assurèrent la défense du mont St Michel mais il décédera le 17 août 1424 lors de la cuisante bataille de Verneuil. Thomas périt lors de la défense du grand port d&rsquo;Honfleur en 1417 (Le Havre n&rsquo;existait pas encore). Robert, insoumis à la régence anglaise, avait très tôt organisé une troupe insurrectionnelle qui menait une guerre de partisans dans toute la Normandie. C&rsquo;était une sorte de « Robin des Bois ». Du coup, le Roi d&rsquo;Angleterre adressa  » aux vicomtes d&rsquo;Argentan et d&rsquo;Exmes, Alençon et Domfront  » des lettres portant interdiction formelle à toutes gens  » sous peine de la hart » d&rsquo;aller, ou de se rendre « en compagnie et assemblée du Sire Robert de Carrouges, ne luy assistast ou favorisat à faire entreprise quelquonque ». Dans la Chronique de Perceval de Cagny, il est cité aux côtés de Jeanne La Pucelle, lors du sacre du roi Charles VII à Reims.</p>
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