Depuis ses 17 ans, le célèbre et incroyable réalisateur Steven Spielberg est fasciné par les PAN, les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés. S’inspirant d’un article de 2017 à ce sujet, sa nouvelle fiction s’avère efficace, mais un peu trop longue.

Environ 8 milliards de personnes peuplent la terre et il semblerait que de plus en plus de gens s’interrogent sur l’univers au sens très large. Il se peut donc, qu’une vérité éclate un jour ou l’autre, dans plusieurs années ou demain ? Et si elle arrivait aujourd’hui brisant ainsi des milliers d’années de croyances ancrées ou de peurs profondes liées à l’inconnu au-delà de la planète bleue ? La panique, les débordements ou une catastrophe mondiale pourraient en découler. Cela paraît impossible, absurde et pourtant elle vient d’être prononcée pendant une annonce météorologique…
Il est bien de d’abord savoir que le « Disclosure Day » demeure emblématique aux États-Unis depuis longtemps. L’un ou l’autre des Gouvernements en vigueur, devait même s’exprimer officiellement au sujet des PAN (mot remplaçant OVNI depuis quelques années). Et ce fut le cas en mai dernier, pendant l’investiture Trump.
Par rapport au long-métrage de Steven Spielberg, tout (re) commença pour ce dernier après la lecture d’un article paru en 2017 dans le « New York Times ». Il contenait des explications au sujet des PAN et de l’implication du Pentagone, le fameux et mystérieux Département de la Défense nord-américain.

Comme plusieurs de ses réalisations, ledit metteur en scène a coscénarisé l’intrigue de sa nouvelle fiction. Cette fois-ci, il fut soutenu par un collègue au nom peu connu du grand public, mais prolifique dans ce milieu : David Koepp. Qui a écrit par ailleurs, un chef d’œuvre du 7e Art toujours autant admiré, « Jurassic Parc ».
Avec « Disclosure Day », l’idée de base fut de laisser la possibilité à des personnages lambdas, de divulguer des informations capitales et secrètes au public. Tout en créant une menace réactive, tenace et sournoise.
Au commandement de la dangerosité, « Scanlon » qui s’avère être plutôt bien interprété par Colin Firth (« Bridget Jones : Folle de lui »). Ainsi, son rôle s’apprécie et lui permet une diversification professionnelle appréciable.
Au niveau des personnages et performances, les plus intéressants sont ceux joués par Emily Blunt (« The Fall Guy ») et Josh O’Connel (« Seule la terre »). Soit « Margaret Fairchild », obligée d’accomplir toutes ses décisions spontanément. Quant à « Daniel Kellner », il en sait davantage mais à la manière d’un puzzle s’assemblant longuement.

Cependant, c’est bel et bien le jeu de la comédienne précitée qui se remarque le plus. Tant par rapport à son initiation linguistique, que sa séquence émotionnellement forte en face des pianos.
Si « Disclosure Day » demeure très soigné, divertit et contient une bonne dose de fantastique, il est regrettable que l’élément langagier n’ait pas été plus développé. En outre, sa durée de 2h25 minutes crée une petite longueur et lenteur inutiles.
En définitive, l’effet « spielbergien » crée l’engouement et l’attente à juste titre avec sa réalisation. Même si elle manque un peu d’originalité, elle s’adresse à un large public et permet de s’interroger… Sommes-nous vraiment seul-e-s ?










