Dès le début du projet de « The Furious », son but fut de rendre les lettres de noblesse liées aux films d’arts martiaux hongkongais. Qui deviennent trop rares en Chine et internationalement. Et cela s’avère être une belle réussite presque en tout point.

Wang Wei est un commerçant débrouillard et bricoleur. Grâce à ses talents, il dépanne et aide les boutiquiers-ières aussi souvent que possible. S’il est aidé par sa fille adolescente Rainy, leur relation demeure parfois tendue. Mais la situation affective changera totalement dès l’enlèvement de la jeune femme et à l’élancement de son père pour la retrouver. Car l’amour donne des ailes, ou à défaut, permet de voler autrement… Pendant ses investigations, Wang va croiser Navin qui cherche également à en savoir plus. C’est la vengeance qui motive et anime les 2 hommes face aux truands violents et audacieux. Pas de pitié ni au travers des arts martiaux employés, ni par le biais des outils croisés en cours de croisades…
Très attendu par les cinéphiles et amateurs-trices de combats bien interprétés au sein des films asiatiques, « The Furious » a le désagréable inconvénient de ne pas du tout être distribué en Suisse.
A tort, car même si aucun chiffre officiel clair au niveau du Box-Office mondial n’est encore consultable au moment de la rédaction de cette critique, les spectateurs-trices sont bel et bien au rendez-vous pour ce film d’action intense et réussi.
A croire que la plupart des majors et distributeurs helvétiques, craignent encore des achats qui ne font pas partie des sentiers battus. Là où pourtant, le succès et la rentabilité se rejoignent forcément. Il en va de même pour les films indiens et Bollywood qui n’ont pas la distribution nationale méritée…

Quoiqu’il en soit, outre quelques dialogues maladroits et un fond d’intrigue un peu plat, « The Furious » contient la dose d’adrénaline attendue et maîtrisée. Les différentes scènes de combats impressionnent grandement et s’avèrent toutes explosives.
Le seul autre regret lié à cet excellent long-métrage, est le choix de la langue. Si les équipes derrière et devant les caméras furent panasiatiques, entre autres avec le Japon et la Chine, le parler défini fut l’anglais. Le film aurait été un peu plus savoureux encore, en mandarin ou cantonais.
Néanmoins, cet élément s’oublie vite tant les luttes demeurent périlleuses, haletantes et captivantes. Afin de respecter la tradition des films du genre, le réalisateur Kenji Tanigaki a décidé de filmer la majorité de ses plans, de manière élargie.
Ses nombreuses années en qualité de cascadeur, à l’exemple de « City of Darkness », lui ont aussi permis d’effectuer de longues prises de vue continues. Afin de laisser le temps au public, d’admirer les affrontements et les combattant-e-s.

Ses judicieuses décisions rendent « The Furious » encore plus épique et laisse la possibilité à la distribution, de démontrer leur savoir appris quelques mois auparavant, quant aux différents coups à porter. Ainsi, les séquences avec les vélos ou la moto, restent stupéfiantes.
Si malheureusement « The Furious » n’a obtenu aucun acquéreur en Suisse, pour les personnes proches de la France, et peut-être de l’Allemagne, Autriche ou Italie, il est encore possible de le découvrir dans les salles de cinéma.
Pour les autres, il faudra attendre le Blu-ray ou DVD, voire le streaming légal, pour le visionner. Attention toutefois, il ne s’adresse pas aux personnes sensibles ni aux enfants à cause des violentes luttes menées et de la dose d’hémoglobine.
« The Furious » demeure donc un divertissement pur, dur, efficace et qui mérite largement sa reconnaissance internationale.











The Furious
CHI – 2025
Durée: 1h53 min
Arts martiaux, Action, Suspense
Réalisateur: Kenji Tanigaki
Avec: Miao Xie, Joe Taslim, Enyou Yang, Brian Le, Yayan Ruhian, JeeJa Yanin, Joey Iwanaga, Manatsanun Phanlerdwongsakul
Lionsgate
10.06.2026 au cinéma, mais pas en Suisse


