Sauve qui peut ! Il y a des dinosaures dans le jardin. Deux époques séparées par des millions d’années se font face subitement, pour le pire et pas pour le meilleur. Saurez-vous survivre ou succomberez-vous aux nouveaux voisins ? La technologie de quartier des années 1980 contre les forces de la natures préhistoriques.
Denise, Greg et leurs deux adolescents forment une famille aux aspects harmonieux et très bien intégrés dans leur quartier de banlieue américaine de 1982. Ils se mentent, ne s’entendent pas si bien et leur chien est mal éduqué. Tout va bien dans le meilleur des monde. Un soir des lueurs étranges, accompagnées de rafales de vent violent déplacent tout leur quartier pour le faire échouer dans un monde préhistorique. La survie de chacun dépend alors de leurs réflexes.

Un film d’action jouissif et drôle, qui expose les réactions d’une humanité américaine des années 1970-1980 puisqu’au départ les personnages évoluent en 1982. Le décalage entre la préhistoire approximative et la modernité sous Reagan est aussi improbable que créative. C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce scénario finalement. Je pourrais m’attarder sur les erreurs paléontologiques de la cohabitation d’espèces animales et végétales qui n’ont pas grand chose à exister sur le même espace-temps, mais ce n’est pas le sujet.

Ce qui compte, c’est avant tout la capacité, ou son absence, de survie des américains catapultés dans le passé. Les survivalistes peuvent relever nombres d’erreurs élémentaires, mais là encore ce n’est pas le propos. Le public cible est celui qui aime les œuvres d’action pour l’action avec une touche originale et humoristique. Sans se taper sur les cuisses, il y a un climat général tellement absurde qu’il génère le trait comique.

Un moment de cinéma agréable, qui vous empêchera de vous endormir. Certains pourraient quand même sursauter. Le bouvier australien de la famille qui mène le film est le canidé le plus chanceux ou le plus courageux depuis Lassie. Des Dinos ? Même pas peur !

Les effets numériques et spéciaux sont terriblement maîtrisés et donnent naturellement la dimension de réalisme nécessaire pour accrocher les spectateurs. La Fin d’Oak Street est un long métrage qui permet des suites, tellement les pistes ouvertes restent inexplorées en fin de séance. Le début d’une nouvelle franchise ? Le temps nous le dira. En attendant, n’hésitez pas à pousser les portes de votre salle obscure favorite. Vous passerez un excellent moment, sans garantie de ne pas ressentir des sueurs malgré le frais des cinémas.

USA – 2026
Réalisateur : J.J. Abrams
Acteurs, Actrices :
Distributeur : Warner Bros
Genre : science-fiction, fantastique
Durée : 100 minutes
Sortie : 12.08.2026
Titre original : The End of Oak Street



















