Scénarisé en partie par Olivier Clert, réalisé entièrement par ce dernier, la formidable animation mêle différents genres cinématographiques avec subtilité et poésie. Surprenante, magique, touchante et triste, ce passé ne s’avère pas si lointain…

Sur l’une des nombreuses îles isolées, la jeune Lucy vit avec ses parents Mary et Jim, et son frère Alfie. Malgré l’amour que lui porte sa famille, Lucy se sent coupée du reste des habitant·e·s et des lieux. En cause, ses pouvoirs extraordinaires lui permettant de ressentir la vie différemment, ou encore ses cheveux très blancs. Un jour et sans aucun signe au préalable, Lucy fera la rencontre de Millie. Mais Lucy est la seule à la voir. Arriveront-elles à s’entraider pour mieux se comprendre ? En tout cas, leurs mésaventures les marqueront à jamais et leur permettront peut-être, de percer de nombreux secrets propres aux îles, à elles-mêmes et aux insulaires ?
Publié par l’auteur Michael Morpurgo en 2014, le roman pour jeunes adultes Listen to the Moon en anglais, a plu dès la 1re lecture au cinéaste Olivier Clert (« Amélie et la métaphysique des tubes »). A tel point qu’une adaptation sous forme d’une animation, en est devenue nécessaire.
Si les droits de la transposition ont été facilement acquis et validés par les parties concernées, le développement du récit s’avéra plus complexe. Car pour l’équipe scénaristique, le manque de croisements des personnages est resté un long et complexe problème.
Au point que le questionnement structurel de l’animation a créé de nombreux doutes. Néanmoins, la solution et l’inspiration ont finalement été trouvées par l’inversion de la mise en avant des personnages.
Ainsi et au lieu de souligner les avis et émotions des adultes comme dans le livre, l’équipe technique a choisi de positionner les 2 jeunes héroïnes en avant. Et surtout, d’assurer que leurs embranchements se dévoilent pour les spectateurs-trices.
Les graphismes s’avèrent très soignés et les sortes d’animations sont mélangées avec habileté. Certains plans s’approchent beaucoup du Japon, tandis que d’autres évoquent davantage ceux de Disney. Enfin, cette association amène des notes de poésie et de magie efficaces continuellement.
Plus de 500 personnes ont collaboré de différentes manières au sein du Mystère Lucy Lost. Minutieusement préparée, cette fiction animée joue beaucoup avec la lumière des lieux, de la magie émanant de l’héroïne et du magnifique et véritable emplacement des îles Scilly (au nord de l’Europe).
En sus des incroyables reproductions des endroits dessinés, puis infographiés, l’une des autres plus-values du Mystère Lucy Lost, s’apprécie au travers du métier de comédien-ienne en doublage.
Car les intonations, chansons et différentes humeurs interprétées par la distribution française, le choix de l’anglais a été écarté malgré la région géographique anglophone, amènent des séquences, dynamiques et énergies, cruciales et nécessaires jusqu’à la fin du récit.
Entre sa bande originale, ses surprises scénaristiques, ses détails reproduits ou créés et un passé pas si anodin, Lucy, Millie et les autres, vont transporter un large public dans un sublime et formidable voyage.
Une animation qui s’adresse à toute la famille, mais pas aux jeunes enfants à cause de certaines scènes un peu plus intenses.

Le Mystère Lucy Lost
FRA – 2026
Durée: 1h25 min
Animation, Famille, Aventure
Réalisateur: Olivier Clert
Avec les voix de: Charlie Rosenzweig, Zach Valentin-Dattas, Jessica Monceau, Quentin Faure, Keanu Peyran
Agora Films
28.10.2026 au cinéma






















