VIFFF 2026 – Un Père Noël ordurier, un Taré qui danse et une mauvaise Nouvelle…

Film culte, audacieux et sociétal...

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Cette année à la 12e édition du VIFFF, les rétrospectives inégalables sont présentées et diffusées dans la joie et la bonne humeur. En découle la présence de Gérard Jugnot venu spécialement à Vevey afin de parler de ses différents rôles.


Peu de temps après que les festivaliers·ières se soient installé·e·s au sein du multiplexe du Rex à Vevey, le fameux et entre autres « Père Noël ordurier » a plongé les spectateurs-trices dans un passé intéressant et différent, de ces dernières décennies.

Tout d’abord massacrée par la critique et le public, la comédie Le Père Noël est une ordure a obtenu sa notoriété grâce aux chaînes télévisées et aux supports visuels comme les VHS, DVD ou Blu-Rays.

Le célèbre acteur a aussi donné quelques anecdotes intéressantes. Il était par exemple censé jouer Katia au lieu de Christian Clavier (« Cocorico 2 ») ou notamment, la pièce de théâtre dont le film est basé, était beaucoup plus tragique.

Toujours dans la bonne humeur et l’amusement, Gérard Jugnot a résumé de la bonne manière son long-métrage présenté au Vevey International Funny Film Festival. Et 44 ans après sa sortie en salle, il fait encore autant rire.

Le Père Noël est une ordure : Zézette, Félix, Katia et Madame Musquin passent un Réveillon très agité. Tout ce petit monde va s’entrecroiser et s’entrechoquer dans l’immeuble et le local de l’association SOS Détresse. Un ascenseur, un tableau, un zoo, un voisin casse-pied ou encore plusieurs coups de fil nécessaires ou intempestifs, agrémenteront leur soirée… La magie du Père Noël opère toujours, qu’elle soit bénéfique ou vacharde.

C’est donc avec une salle comble que les spectateurs·trices ont eu du plaisir à (re) voir cette comédie satirique. Car son sens profond expose encore de nombreux problèmes sociétaux. Et comme disait celui à qui on jette la pierre : « C’est c’la oui… ».

Peeping Todd : Pour Claire, c’est le grand jour ! Paul son chéri, va lui faire une annonce romantique et magique. Le désir de la jeune femme demeure si fort, qu’elle le chante. Sans s’apercevoir ni sentir, l’homme caché dans l’ombre qui l’épie… Todd. Un pervers voyeur obsédé par cette dernière et désireux de se rapprocher d’elle. Entre ces 2 mâles, la toxicité prend trop de place au sein de la vie de Claire. Mais que pourrait-elle bien faire afin de vivre pleinement sa vie ?

Voilà un résumé original et étrange. Et effectivement, cette comédie musicale tragi-comique garde fidèlement ses aspects tout au long du récit. Ecrite par Chris Alan Evans, alias Todd, et Josh Munds qui l’a aussi réalisée, cette est une vraie pépite efficace.

Car si le voyeur et mis en avant, Claire formidablement jouée par Mabel Thomas (« Popeye the Slayer Man »), a ses décisions à prendre et donc, séquences à interpréter. Mais contrairement à ses collègues, il ne faut pas forcément se fier à ses choix…

Drôle, doté d’une excellente bande son et totalement décalé, ce long-métrage risque pourtant de déranger un large public. Il crée en effet souvent des moments de malaise et de gêne. Néanmoins, il s’apprécie et mérite d’être découvert grâce à son authenticité.

It’s OK : La jeune Wen-Qi, enseignante passionnée, a appris une mauvaise nouvelle. Une opération relative aux polypes de son utérus devient nécessaire, avec un certain risque par rapport à son hymen. Lorsqu’elle annonce cela à sa mère vivant chez elle à cause de conflits familiaux, les tensions et railleries augmentent. A ce moment-là, leur rôle respectif s’inversera tandis que la date de l’intervention approche rapidement…

Récompensé au Beijing Student Film Festival en 2026, It’s OK ou Wo, xu ke en chinois, reste un long-métrage humain, féministe, drôle et touchant. En sus, la réalisation de Lina Yang est devenue l’un des succès surprise au box-office chinois cette même année.

It’s OK dépeint aussi intelligemment, les points de vue individuels et communautaires des femmes. Les besoins, inquiétudes ou joies de ces dernières, et plus spécifiquement de Wen-Qi, sont ainsi explorées, filmées en douceur et avec une grande habileté.

Cette fiction sociétale très proche de la réalité, reflète des sujets qui même en Occident, ne sont guère abordés. Par peur, gêne ou à cause de la honte d’exprimer le problème lié à une telle opération médicale, surtout par rapport aux femmes.

Si le sujet de ce film d’auteure demeure plutôt dramatique, la légèreté apportée par la comédienne Hailu Qin le contrebalance à merveille. Une fiction à découvrir rapidement par le biais de supports légaux et qui s’adresse à un large public, à part aux enfants.

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