Morijo Inoue : « J’ai été heureux de voir que mon humour, amuse aussi le public suisse »

0
32

Avec notre partenaire neuchâtelois Baka News Network et durant les 25 ans du Neuchâtel International Fantastic Film Festival, une fabuleuse rencontre a pu se faire avec un réalisateur Japonais particulièrement fan des Same, des requins. Quand le hasard fait bien les choses…


Est-ce votre première venue en Suisse ? Pour mon premier Onsen Shark, qui avait été diffusé (en 2025) à Neuchâtel, je n’avais pas pu venir. C’est donc la première fois que je viens ici.

Vous avez choisi le NIFFF et la Suisse pour l’Avant-Première Mondiale de votre film Hotspring Sharkattack 2. Pourquoi ? J’ai reçu une invitation de la part des organisateurs. En fait, c’était plus rapide de le diffuser chez vous, que sa distribution au Japon. C’est une succession de hasards qui ont amené cet événement mondial en Suisse.

A quel point le succès de votre premier film vous a surpris ? C’est un film à petit budget qui n’avait pas de renommée à l’époque. Malgré tout, Onsen Shark 1 a été diffusé dans beaucoup de cinémas au Japon. J’espérais qu’il plairait au public et au final, j’ai vraiment été étonné de son succès.

D’où vous est venue l’idée d’un tel scénario ? Elle vient du producteur habitant à Atami (vers Yokohama), une ville ressemblant un peu à Neuchâtel. Elle est très touristique avec l’océan et des hôtels à proximité. Et il cherchait depuis longtemps à réaliser un film avec les décors d’Atami.

L’animation des requins est un hommage à Godzilla ? Je suis un très grand fan de Godzilla et ai regardé 14 fois le film à sa sortie au cinéma en 2016. Quand je crée des films, j’utilise toujours des aspects lui ressemblant. Mais cela reste involontaire, car Godzilla est très ancré en moi.

Si le succès est au rendez-vous avec votre second opus, un troisième film est envisageable ? Oui, évidemment. Comme avec les deux premiers, j’en ferai un sans vraiment réfléchir au contexte. Mais actuellement, je n’ai aucune inspiration pour le troisième volet.

Le financement participatif est important pour ce genre de film ? Cela m’a permis de réunir une partie du public et d’en créer un groupe, augmentant ainsi son succès potentiel. Je ne pense pas que cela soit nécessaire pour tout type de film mais pour Onsen Shark, cela l’était.

Le public du NIFFF est très énergique. Comment avez-vous ressenti cet accueil ? J’ai tourné Onsen Shark 2 avec des références pour les Japonais. J’ai été surpris et très heureux de voir que mon humour, fait aussi rire le public suisse. Cela m’a redonné confiance et ce que j’insuffle dans mes films.

Les requins disent « Shaark » entre eux. Pourquoi pas en japonais avec « Same » ? Comme c’est un film à petit budget et qu’on ne pensait pas recevoir autant d’argent, j’ai écrit le scénario en amont et fait en sorte qu’il soit le plus drôle possible. Je me suis dit qu’un requin qui crierait « Shaark » en anglais serait plus drôle. J’ai utilisé ce principe pour mon premier film et je l’ai gardé par la suite.

Avez-vous des idées pour un film sans requins ? J’en ai beaucoup car j’aime les réalisations avec des monstres, les Kaijūs. J’ai voulu en tourner un avec des ours. Mais c’était plus ou moins au même moment que le projet du cinéaste Eisuke Naitó. Qui est d’ailleurs, aussi invité à la 25e édition du NIFFF à l’occasion de sa fiction Higuma !! The Killer Bear. Je n’ai donc pu faire le mien…

Un petit mot pour vos fans suisses ? Je suis extrêmement heureux et honoré que mon film adressé à un public japonais, ait autant de succès à l’autre bout du monde. Je continuerai à en faire qui plairont. En tout cas je l’espère, tout comme recevoir encore d’agréables encouragements.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.