Hope, un Village portuaire pas si tranquille et reculé…

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En 2019, quelque temps avant la pandémie ayant grandement impacté la concrétisation d’Hope, le cinéaste Sud-Coréen Na Hong-jin eut une nouvelle idée scénaristique. En découle sa fiction qui est intense, mais partiellement réussie.


Beom-seok, le seul officier de police resté à Hope au moment des conséquents feux de forêt avoisinants, ne réalise pas ce qu’il voit devant lui. Tout comme Sung-ki et ses collègues chasseurs. Leur incompréhension générale fera place au besoin impérieux de découvrir et d’enquêter quant à cette horrible et morbide vision. Si le groupe de chasseurs part en direction de la forêt car d’étranges traces se voient dans cette zone au loin, Beom-seok lui, retourne au village portuaire avec son véhicule de fonction afin d’en savoir plus. Quand soudain, il freine brusquement après avoir entraperçu une énorme brèche anormale, inexplicable et angoissante en plein milieu des habitations. Totalement perdu par rapport à la situation, il réagira cependant rapidement suite aux détonations entendues. Commence alors, une course-poursuite face à de l’inconnu, alors que l’ensemble des habitant-e-s connaît la situation. Pendant ce temps, Seong-ki et ses collègues de chasse, s’enfoncent dans ladite forêt en se sentant constamment épiés, menacés et traqués. Mais eux aussi saisissent peu les graves problématiques…

Présentée en exclusivité mondiale au Festival de Cannes 2026, la nouvelle réalisation de Na Hong-jin (« The Strangers ») a largement été applaudie et appréciée à la fin de sa diffusion au sein de ladite manifestation.

D’une durée de 2h40, ce projet sud-coréen très ambitieux est jusqu’à présent, celui qui a coûté le plus cher dans ce pays. Ses genres et thématiques, comme l’horreur, le suspense, l’isolement, l’écologie ou les revendications sociétales, sont assez bien abordés et valorisés.

Mais c’est surtout la tension créée pendant la 1re heure du long-métrage qui captive. L’aspect labyrinthique, mystérieux et les menaces croissantes vécues par les spectateurs-trices au travers de Beom-seok, s’avèrent être brillants, efficaces et parfaitement maîtrisés.

Méconnu en Occident, la performance du comédien Hwang Jung-min qui a également joué dans The Strangers, impressionne beaucoup. Car il donne vraiment l’impression d’être le flic du coin perdu et totalement dépassé par des événements dont il ne réalise pas l’ampleur, ni les dégâts engendrés et à venir.

Le travail de ses 2 collègues, le chasseur et la policière, fonctionne également très bien. Mais si Zo In-sung (« Escape from Mogadishu »), alias Sung-ki, démontre certaines qualités de son personnage au travers de sa minutie, détermination ou réactivité, son humour dans ce récit, l’écrase et le déprécie.

Quant à Jung Ho-yeon, la policière Sung-ae, si ses cascades sont incroyables et très travaillées, sa présence n’est pas assez développée dans Hope. Au même niveau que la distribution internationale, avec Alicia Vikander (« Le Mage du Kremlin ») ou Michael Fassbender (« The Insider »). Qui auraient pu être montré-e-s plus rapidement.

S’il semble que l’autre moitié d’Hope ait été moins soignée, beaucoup trop numérisée, presque lassante et demeure à fortiori inaboutie, entre sa bande originale, les scènes hémorragiques et les quelques bonnes surprises du récit, cette fiction mérite d’être découverte.

D’une part, par le public friand des œuvres horrifiques du genre, mais aussi par des personnes curieuses de découvrir que les Américain·e·s ne sont pas systématiquement les seul·e·s à pouvoir d’une certaine manière, sauver le monde…

Hope
COR – 2026
Durée: 2h37 min
Action, Science-fiction, Suspense
Réalisateur: Na Hong-jin
Avec: Jung-min hwang, In-sung zo, Jung Ho-yeon, Michael Fassbender, Alicia Vikander, Taylor Russell, Lee Sang-hee
Filmcoopi
28.10.2026 au cinéma

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