L’identité d’une région et son histoire humaine face à l’appétit dévorant de l’urbanisation. Un combat séculaire de David contre Goliath où la finalité n’est pas toujours gravée dans le marbre.
En banlieue de Barcelone, une bourgade, et sa campagne, résiste tant bien que mal devant le béton et la modernité dévorante. Les habitants en sont son âme, son essence et son identité. Antonio le charbonnier, figure de proue malgré lui de la communauté hétéroclite, raconte l’histoire de la naissance et bientôt la mort de la Bonne Vallée. Une vie rurale et villageoise faite de solidarité, de migrations, de débrouillardise et d’échanges culturels qui font grandir l’amour des habitants pour ce lieu unique et tellement similaire à d’autres.

L’écologie contre le profit, l’optimisation de l’espace de vie face au bien-être naturel sont autant d’illogismes qui détruisent des modes d’existence dont l’évolution a progressé lentement. Que faut-il penser du progrès ? Cette question n’est pas nouvelle. Pourtant elle est toujours aussi responsable de regrets, de larmes, de révoltes ou encore de soumission par besoin de survie. Les habitations de fortune sont détruites, les propriétaires deviennent locataires dans de nouveaux appartements sans jardin. La nature est violée sous la bannière de la loi, de la salubrité et de l’expansion.

Une réalité s’impose aux faibles économiquement. Si on ne peut pas payer, on ne peut pas choisir. Ceci même après des pétitions, des manifestations ou des lettres communautaires. Les propriétaires modernes n’en ont cure. Ils payent donc ils possèdent. C’est là que le bas blesse sans procurer des cicatrices qui ne sont dissimulables.

Pour pallier à se déplacement de masse forcé, les habitants de la Bonne Vallée continuent de se rassembler au bord du canal, malgré l’interdiction municipale. Ils gardent leurs habitudes de fêtes autour des grillades, aux sons de la musique et aux rires des enfants qui sautent dans l’eau. Tant que la police ne les déloge pas, ils tiennent la ligne en souvenir du bonheur que leur a accordée la fameuse Vallbona. C’est un hymne à tous ceux et celles qui ont été obligé de quitter leur logement adoré, les lieux si chers à leurs souvenirs, leurs projets de vie. Ce documentaire est à la fois un hommage et une œuvre engagée socialement.

Espagne – 2025
Réalisateur : José Luis Guerin
Avec : Les habitants de la Bonne Vallée
Distributeur : Import
Genre : Documentaire
Durée : 122 minutes
Sortie : 16.06.2026
Titre original : Historias del Buen Valle


















