Avant d’être réalisatrice, Marion Le Corroller a travaillé dans le milieu financier. Elle connaît donc certaines situations où le corps réagit de différentes manières sous pression. Et sa parallèle et incursion au sein du milieu médical, le montre très bien.

Comme des milliers de jeunes, Margot commence une formation soutenue et stressante dans une unité médicale, les urgences. Là où un petit bobo peut s’avérer plus délicat et dangereux que prévu, sans une vérification minutieuse. Ici, les erreurs sont presque interdites, car elles peuvent tuer des êtres humains. Mais quand la jeune femme détecte plusieurs patient·e·s porteurs·euses de mystérieuses marques sur leur peau, cela en devient inquiétant pour ses collègues et elle. Quelques temps après et pendant l’un de ses contrôles sur son corps, Margot constatera certaines plaies ressemblantes, en plus de changements inexplicables… Mais de quelle manière et vers quoi son organisme la dirige-t-elle ?
Contrairement à la plupart des cinéastes écrivant et réalisant des films d’horreur, Marion Le Corroller a travaillé plusieurs années avant sa reconversion professionnelle surprenante, dans le milieu économique.
Amoureuse du 7e Art dès son jeune âge et bien avant sa formation, elle suivra son envie créative après son burn-out. Auparavant, la metteuse en scène a conçu plusieurs courts-métrages avec une certaine reconnaissance et prix gagnés au sein de festivals de films.
Principalement autodidacte, son amour pour les VHS et l’épouvante, lui a permis de concrétiser un projet intelligent, soigné et rendant hommage aux codes du genre horrifique et Sangui… nolent.
Au travers de ces éléments, Marion Le Corroller a choisi un style épuré, avec les bons tons au niveau de la colométrie qui dégagent ainsi, une ambiance plus pesante, angoissante, intrigante et efficace.
Elle a également eu l’opportunité de tourner l’entier de Sanguine en décors réels, qu’il s’agisse de services hospitaliers utilisés à ce dessein. Ou, d’un ancien bâtiment abandonné exploité et transformé pour les besoins de cette production.
Bien qu’un peu trop long, Sanguine se démarque grâce à sa formidable distribution. Mais aussi au niveau des différents maquillages très bien conçus et posés intelligemment sur les comédiennes·iens.
En sus, de nombreux faits et détails matériels ou exposés oralement, alimentent et agrémentent ledit long-métrage de manière judicieuse et avantageuse.
L’aspect émotionnel, valorisé par exemple au travers de l’intense constatation de Mara « Margot » Taquin (« La Petite ») face à son reflet et ses démons, accentue à bon escient aussi ces éléments.
Par le biais des rôles principaux et secondaires, dont l’héroïne susmentionnée, la réalité se mélange par conséquent habilement à la fiction et cela s’appréciera certainement par les spectateurs·trices.
En définitive, Sanguine s’adresse à un public qui aime les productions actuelles émergeantes de l’Hexagone. Même s’il est déconseillé aux personnes sensibles au répugnant, d’éviter de voir ce film dans les salles obscures.











Sanguine
FRA – BEL – 2026
Durée: 1h43 min
Horreur, Epouvante
Réalisatrice: Marion Le Corroller
Avec: Mara Taquin, Karin Viard, Sami Outalbali, Kim Higelin, Clément Bresson, Sonia Faidi, Benjamin Mendes, Stefan Crepon
Filmcoopi
04.11.2026 au cinéma



















