Après avoir sorti une première partie dénommée « L’âge de Fer » début juin 2026, le cinéaste Antonin Baudry revient sur le sujet de l’ascension du Général de Gaulle avec une suite qui présente les dernières années de combats, pour la libération de la France.
Dans la première partie du biopic consacré à l’ascension du célèbre homme de guerre qu’était le Général Charles de Gaulle, nous avons suivi ses agissements, alors que la France venait d’être envahie par les nazis. Le Régime de Vichy de Pétain, faisant suite à la signature de l’Armistice et la capitulation de la France a créé une scission entre les partisans de la bonne entente avec l’ennemi et des résistants prêts à tout pour aider de Gaulle, en exil à Londres. Celui-ci est devenu, non sans mal, le haut commandant des résistants de la France Libre. Sans perdre de temps, l’intransigeant gradé a organisé, Outre-Manche, un début de rébellion avec quelques fidèles patriotes et des moyens limités.
« J’écris ton Nom » qui débute en janvier 1943, après l’exécution d’un jeune résistant franco algérien dénommé Fernand Bonnier de La Chapelle (Militant de l’Action Française, connu pour avoir assassiné l’amiral François Darlan, collaborateur du gouvernement de Vichy) est plus technique du point de vue stratégique et politique que le précédent volet. Cette suite d’une durée égale au premier épisode (soit, environ 3 heures) est superbement mise en images. En plus des scènes de combats réalistes, le metteur en scène s’est donné la peine de décrire avec minutie les dessous de l’affaire. On regrettera toujours une légère tendance à caricaturer les politiciens, qui malgré leur posture imposante sont parfois grotesques, dans le film.
Présenté en hors-compétition au Festival de Cannes 2026, La Bataille de Gaulle : J’écris ton Nom est le dernier volet d’un diptyque exceptionnel consacré au célèbre général français. Cette fois-ci, c’est la résistante Livia (Anamaria Vartolomei) qui est sous les feux des projecteurs. Assistante dévouée au chef de la résistance, Jean Moulin (alias Rex) à Lyon, elle s’occupe des communications internationales et organise des rendez-vous secrets pour soutenir les rebelles. Alors que le célèbre débarquement allié (Opération Overlord) se met en place et que les victoires dans le désert nord-africain se succèdent, grâce au dévouement des soldats du général Leclerc et à l’alliance transatlantique, le Général de Gaulle fait face à un nouveau problème…

Ce nouveau film historique se démarque, une fois de plus, par son côté chauvin. Les français, portant fièrement la Croix de Lorraine, sont clairement mis en valeur dans ce film, mettant le reste des alliés en position de trouble-fête ou de profiteurs, à l’image de Winston Churchill (GB) et de Franklin Roosevelt (USA). Quant aux russes, également présent sur le front de l’Est, le réalisateur ne s’est même pas donné la peine d’en parler une seule fois en cinq heures totales de projection, certainement, pour des raisons politiques. Cette remarque est également valable pour les militaires allemands de tous grades qui sont vaguement présents dans le décor.
Doté de bons effets spéciaux (batailles terrestres et vues aériennes) et d’un scénario dynamique, cette mise en scène atypique est l’œuvre d’Antonin Baudry, un cinéaste polyvalent, également connu sous le nom de plume d’Abel Lanzac. Cet auteur et réalisateur français, né le 6 mai 1975 à Paris a fait de brillantes études avant de devenir diplomate français (conseiller dans des ambassades en Espagne et à New York) et spécialiste des questions culturelles au national et à l’international. L’ingénieur de formation s’est également fait connaître par ses publications de bande dessinées dont le célèbre « Quai d’Orsay » qui a été adapté au cinéma en 2013, par Bertrand Tavernier. En 2018, Antonin a réalisé son rêve, en mettant en scène son premier long métrage, Le Chant du Loup, un film emmené par François Civil, Omar Sy, Reda Kateb, Mathieu Kassovitz et Paula Beer. La Bataille de Gaulle (divisé en deux épisodes (J’écris ton Nom et L’âge de Fer) est son second projet d’envergure.

Au casting de ce second long-métrage, nous retrouvons quelques stars telles que l’acteur britannique, Simon Russell Beale, qui interprète ici le virulent Churchill. Simon Abkarian (Kaboul Kitchen, Les Beaux Mecs, Aram) qui reprend l’imposant Charles De Gaulle et Anamaria Vartolomei (Le Comte de Monte Cristo, l’Evénement, Maria) dans le rôle de Livia. La surprise de ce nouveau casting est la présence du comédien Thierry Lhermitte (Le Père Noël est une Ordure, Les Bronzés) qui incarne le terrible Général des Armées, Henri Giraud, un des personnages clés de cette suite.
Doté d’un nombre de figurants conséquent et de décors et costumes de qualité, cette création d’un nouveau genre (qui pousse à la réflexion et insidieusement à la révolte) est captivante sans être trop violente. De par sa complexité, cette superproduction tournée principalement au Maroc et dans la Région Rhône-Alpes, captivera, une fois de plus, les férus d’histoire et des cinéphiles adeptes de films précis et réalistes.






Drame Historique, durée : 2h40 minutes.
Réalisateur : Antonin Baudry.
Scénariste : Bérénice Vila.
Avec : Simon Abkarian (De Gaulle), Simon Russell Beale (Churchill), Benoît Magimel (Koenig), Anamaria Vartolomei (Livia), Félix Kysyl (Jean Moulin / Rex), Niels Schneider (Leclerc), Karim Leklou (Blazej), Tom Mison (Eden), Thierry Lhermitte (Giraud), Campbell Scott (Roosevelt), Grégoire Colin (D’Argenlieu), Daniel Betts (Eisenhower), Pip Torrens (Montgomery), Stephen Campbell-Moore (Macmillan), Anthony Calf (Spears).
Production: Pathé Films, TF1 Films Production, Ness Films, Belvédère Productions, Logical Content Ventures, Beside Productions.
Distributeur : Pathé Suisse.
Sortie en Salles le 03.07.2026.


