Resident Evil ou comment le Transport d’Organes mène à l’Enfer…

Umbrella Corporation et Racoon City vous souhaite la bienvenue

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En 2021, une nouvelle version de la franchise Resident Evil est diffusée dans les cinémas. Basée sur les jeux vidéo au titre homonyme, le succès fut moyennement au rendez-vous. 6 ans plus tard, l’immersion diffère totalement et angoisse davantage.


A peine arrivé à la destination finale de sa livraison, un hôpital, et après avoir quelque peu peiné à trouver le dépositaire, Bryan accepte une autre course extrêmement bien payée. Appâté par ce gain, il repart illico à bord de son vieux tacot afin de remettre dans les meilleurs délais, son colis à l’allure assez spéciale. Mais sa route n’est pas aussi simple qu’espérée et les ténèbres l’encercleront si vite que sa vision de la vie en changera radicalement. Ses inquiétudes personnelles laisseront rapidement place à de l’angoisse pure afin de survivre et essayer au final, de mener à bien sa course médicale. Même s’il perçoit au fond de lui, une très faible chance d’échapper aux abîmes…

Etonnamment et pour cette 7e adaptation du jeu vidéo susmentionné, l’éditeur Capcom n’a pas validé le scénario de Zach Cregger (« Evanouis »), également réalisateur, et de Shay Hatten (« John Wick : Chapter 4 »). A tort certainement, mais cela n’a pas empêché le projet cinématographique de se concrétiser.

Contrairement à la fameuse saga Resident Evil avec la comédienne Milla Jovovich, davantage axée sur l’action, cette nouvelle version immerge totalement et rapidement le public en un mode FSP.

Pour les non-initié-e-s, FSP (First Person Shooter en anglais) signifie que le jeu vidéo se focalise davantage sur les tirs et se joue uniquement à la 1re personne. Concrètement, chacun-e avec des manettes incarne le protagoniste principal armé d’une manière ou d’une autre.

Tout en dévoilant le minimum d’informations propres à cet excellent film d’horreur, l’une de ses principales forces, demeure son réalisme. Car hormis une fin un peu trop vite concrétiseé, les différents décors réels plongent totalement les spectateurs-trices au sein d’effroyables séquences.

Tourné en quelques mois en Tchéquie, principalement par rapport aux scènes d’extérieur, dès le moment où le héros Bryan embarque dans sa vieille voiture, de nombreuses surprises se constateront pour les amateurs-trices et/ou connaisseurs-euses des jeux vidéo.

Si le sentiment d’angoisse s’épaissit grâce à l’ambiance pesante du film, il est aussi garanti que l’hémoglobine fera honneur à cette remaquable fiction. Très soignée, violente et osée, elle ne s’adresse nullement aux personnes sensibles pour les raisons évoquées.

Au niveau de la distribution des rôles, l’honneur principal revient au comédien Austin Abrams (« This is Us »). En tant que personnage lambda, il sera embarqué malgré lui dans des situations sordides, insoupçonnables et vraiment répugnantes.

Jouissif, donnant vraiment l’impression de suivre la progression dudit protagoniste comme dans un Resident Evil sur consoles, cette version cinématographique demeure sans hésitation la plus respectueuse et la meilleure.

Si elle s’adresse à un public friand de douches ensanglantées ou pire, les aficionados de la saga en jeux vidéo devraient être ravi-e-s du rendu final. D’autant plus lorsque le long-métrage rappelle sans cesse que survivre est une bonne chose, tout comme la livraison du colis médical. Sauf si…

Resident Evil
USA – ALL – 2026
Durée: 1h30 min
Horreur, Epouvante
Réalisateur: Zach Cregger
Avec: Austin Abrams, Zach Cherry, Kali Reis, Paul Walter Hauser, Johnno Wilson, Devon Stewart, Kali Reis
Praesens Film
16.09.2026 au cinéma

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