Resident Evil : Bienvenue à Racoon City est ce qu’il aurait fallu voir en 2002

Une adaptation horrifique très réussie et soignée.

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Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Si le succès auprès du grand public ne semble pas au rendez-vous pour cette nouvelle adaptation cinématographique de la franchise « Resident Evil », les aficionados des différents jeux vidéo et les connaisseurs-euses de l’univers général créé par « Capcom », seront ravis de cette nouvelle version gore et très réussie.


Umbrella Corporation… Un nom lourd de sens pour les habitant-e-s de Racoon City. Il en va de même par rapport aux enfants ayant grandi au sein de l’orphelinat créé par l’entreprise pharmaceutique à l’époque ou ladite ville était prospère. Parmi eux, Claire et Chris Redfield qui n’apprécient guère l’atmosphère souvent angoissante de ces lieux. C’est à bord du camion dans lequel elle a embarqué, que Claire se remémore une partie de ses souvenirs et sensations liés à son enfance à Racoon City. Elle n’avait pas délaissé cette lugubre petite ville sans motifs et la raison la ramenant à revoir son frère, resté sur place, la rassure encore moins. Mais à peine a-t-elle eu le temps de le retrouver et de lui parler brièvement, qu’une mystérieuse sirène s’enclenche et incite les citoyens-rennes à rester chez eux. A partir de cet instant, les catastrophes ne cesseront de s’enchaîner. Entre l’incendie au manoir, la disparition d’une patrouille de police, des gens saignant des yeux et leur comportement étrange, la cité minière va s’enfoncer davantage dans l’obscurité. Les quelques rares rescapé-e-s comprennent rapidement qu’il leur faut illico quitter Racoon City afin d’avoir une chance de survivre face à l’horreur provoquée par Umbrella Corporation.

En 1979, une petite entreprise japonaise naît et a notamment pour but de fabriquer et vendre des objets du futur, des jeux électroniques. 4 ans après, la société à Osaka change de nom et devient celle qui révolutionnera le milieu des jeux vidéo une trentaine d’années après, « Capcom ». Et ce bouleversement s’effectuera non seulement dans un domaine alors délicat à faire connaître auprès des joueurs-euses, mais en plus il deviendra lucratif à un tel point qu’Hollywood va même en adapter des long-métrages.

C’est donc en 2002 que « Resident Evil » sort au cinéma et si le 1er long-métrage fut le meilleur succès de ces adaptations, qui s’arrêteront en 2016 avec le 6ème opus, cette saga à chaque fois très lucrative dans les salles obscures, ne respectera presque pas les histoires et codes de leurs homonymes au format des consoles ou des ordinateurs. Un choix souvent décrié par les fans des jeux vidéo, mais jamais réellement entendu par les équipes cinématographiques précédentes.

Quoiqu’il en soit, dès la fin de « Resident Evil : Chapitre Final » en 2016, l’annonce officielle d’une nouvelle version se fit. Affirmée comme plus sombre, sanglante et surtout, respectueuse envers les jeux vidéo, le projet traîna quelque peu, le temps de trouver un réalisateur, un scénariste et un casting semblant adaptés et prêts à rendre un hommage davantage fidèle à « Racoon City ».

Et cela s’avère être grandement le cas. Entre les décors montés extrêmement soignés, ceux réels filmés à Sudbury au Canada grâce (ou à cause) d’une ancienne catastrophe écologique dénaturant certaines zones de la ville et rendant donc idéal un tel endroit pour ce tournage; ou encore, la minutie des décors, les multiples références aux 2 premiers « Resident Evil » sur consoles, tout a été maîtrisé et reste plutôt angoissant.

Mais si l’ensemble du long-métrage est une belle réussite, cette réalisation demeure considérablement boudée par les spectateurs-tricee et ce, plutôt injustement. Doté d’un scénario intelligent pour un film d’horreur du genre, de monstres très réalistes, de maquillages impressionnants et de scènes surprenantes et efficaces, tous les ingrédients étaient réunis afin de former une excellente recette. Ce qui n’est malheureusement pas le cas avec les chiffres du Box Office mondial actuel. En fait, « Resident Evil : Bienvenue à Racoon City » n’a même pas encore rentabilisé ses coûts de production au moment de la rédaction de cette critique.

Peut-être parce que ce remaniement reste trop proche en termes de période, de la précédente saga. Ou parce que cette géniale fiction s’adresse davantage aux puristes des jeux et des films horrifiques. Néanmoins, il demeure très distrayant, s’apprécie pour sa trame et ne manquera pas de marquer les esprits du public par rapport à toutes les raisons susmentionnées et bien d’autres encore… 

Resident Evil: Bienvenue à Racoon City
USA – ALL – CAN – 2021
Durée: 1h47 min
Action, Horreur, Epouvante
Réalisateur: Johannes Roberts
Casting: Kaya Scodelario, Robbie Amell, Lily Gao, Neal McDonough
Praesens-Film AG
24.11.2021 au cinéma

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