10ème édition Palestine : Filmer C’est Exister – PFC’E

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Du 26 au 28 novembre, « Palestine : confinement depuis 73 ans » …comment le peuple palestinien fait-il pour résister depuis si longtemps ?


Aujourd’hui, les atteintes à nos libertés coutumières nous permettent-elles de prendre conscience de celles subies par la population palestinienne depuis 1948 ?

Depuis 4 générations, les Palestinien.ne.s vivent l’expulsion de leur terre, de leurs villages, la destruction de leurs maisons, l’exil, l’effacement de leur Histoire, enfermé.e.s dans des camps de réfugiés, derrière le Mur, jeté.e.s sans jugement dans les prisons, parqué.e.s dans les files d’embauche, subissent la violence de l’occupant. Confinement ? Plutôt l’enfermement et la disparition programmée de ce peuple.

Les cinéastes palestinien.ne.s mettent la résistance à l’enfermement au coeur de leur travail. Nos invité.e.s également : Mahdi Fleifel accroche sa caméra au regard de son ami d’enfance du camp de réfugiés d’Ain el-Helweh et le retrouve dans chacune de ses tentatives de se fabriquer une vie meilleure. Kamal Aljafari, lui, pense ses films comme « des actes de justice cinématographique contre l’occupation cinématographique israélienne » qui détruit, efface la Palestine et les Palestinien.ne.s, oeuvres expérimentales pour reconstruire leur mémoire.

Trois jeunes cinéastes dont Tamara Abu Laban, scrutent aussi la mémoire, recherche presque obsessionnelle quand l’identité est menacée de disparition. Les acteurs.trices du Freedom Theatre à Jénine expliquent au cinéaste chilien qui les suit jusqu’à New-York : « Nous parlons d’une culture de résistance ». De l’autre côté du Mur, les jeunes comédien.ne.s filmé.e.s par Nidal Badarny montent sur scène pour les mêmes raisons.

Dans nombre de ces films, la caméra capte l’humour, l’ironie et l’autodérision, comme autant de renforts de l’expression de la résistance.

II est peut-être des films qui ne peuvent être réalisés que par un.e cinéaste d’ailleurs. A Hébron, deux cinéastes d’Italie se mêlent aux colons israéliens pour dévoiler ce que subissent les Palestinien.ne.s de cette ville.

Du 30 novembre au 2 décembre, PFC’E braque la caméra sur Gaza et sur les liens entre générations dans la société palestinienne.

Alors que les regards se détournent de ce qui constitue une des plus graves atteintes aux droits humains, un focus sur Gaza est pour nous une évidence. Ce peuple résiste depuis 15 ans à un blocus économique drastique, aux bombardements incessants, à la pandémie, à la douleur de voir sa jeunesse tuée et mutilée par les tirs de l’occupant à chaque manifestation pour le droit au retour. Et pourtant Gaza continue de vivre !

Les Palestinien.ne.s plus âgé.e.s alimentent leur vie quotidienne et leur résistance avec leurs souvenirs et leurs rêves de retour dans leur terre. Mais les plus jeunes, nés sous l’occupation et n’ayant connu que sa brutalité – humiliations, emprisonnements des parents, difficultés à étudier, arrestations comme enfant, chômage, aucune perspective d’avenir. Ou celles.ceux ayant connu la vie des exilés, si loin de la Palestine mythique de leurs parents. De quels espoirs se nourrissent ces jeunes ? Loin de la Palestine, se demandent-ils.elles « combien devons-nous à un pays que nous n’avons souvent jamais vu ?

Le 30 novembre, PFC’E tient à re-programmer l’hommage à Francis Reusser – prévu l’an passé – cinéaste suisse qui nous a quittés en avril 2020, avec la projection de deux de ses films tournés en Palestine. Biladi, une révolution est un document exceptionnel pour la mémoire de la résistance palestinienne.

PFC’E a le plaisir d’accueillir à Genève pour cette 10ème édition du 25 au 30 novembre Mahdi Fleifel, Kamal Aljafari, Nidal Badarny et Tamara Abu Laban et du 28 novembre au 3 décembre Mohamed Jabaly, Omar Shargawi, et Ameen Nayfeh. D’autres invité.é.s de Bethléhem, Hébron et Jénin se joindront aux discussion par visio-conférence et 29 films seront à découvrir. Le 3 décembre, une soirée « cinéma + musique » clôturera cette édition, grâce à la collaboration festive avec les Partisans du Hip Hop, La Gale et la Gravière.

Soirée spéciale « 10 ans de Palestine : Filmer C’est Exister »
Avec l’aide passionnée d’amateur.e.s et de professionnels et d’une bonne dose de conviction: 209 films ont été projetés, 42 cinéastes palestinien.ne.s invité.e.s à Genève, 93 débats animés, 9 tables rondes, 7 expositions de photos ou d’affiches, 8 concerts, et 67 films sous-titrés en français, dont plusieurs ont circulé dans les festivals francophones ! Le 29 novembre, date si symbolique pour le peuple palestinien et pour les Rencontres, PFC’E a imaginé une soirée de discussion ouverte, entre nos sept invité.e.s palestinien.ne.s, le public et nos partenaires historiques depuis 2012, suivie d’une projection. Nous souhaitons faire de cette soirée un moment animé, critique,… pour prendre le temps de nous retourner sur ces 10 années, mais également pour questionner nos invité.e.s sur « les contraintes et libertés dans la création cinématographique palestinienne ».

Programmation complète sur : www.palestine-fce.ch

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