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vendredi, janvier 23, 2026
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Festival CinéMasala

DIAMANTI – Portraits de Femmes

Claire Blanchard-Buffon
Claire Blanchard-Buffon
Cinéphile passionnée, écrivaine et musicienne depuis son enfance, elle offre son âme d’écorchée vive au besoin de l’art et de la transmission de ses émotions. Voter folie est-elle la même ?

Une ode au cinéma par la fenêtre d’un métier essentiel, mais rarement sous les feux de la rampe : les costumières. L’artisanat et ses secrets, au cœur de la matière, au centre de l’attention, comme la colonne vertébrale de celles qui s’y attachent. Pour vivre simplement. Pour les amateurs de films chorale.

Ferzan Ozpetek veut réaliser un film avec toutes ses actrices préférées. Un film pour célébrer la femme avec tout ce que cela implique du point de vue du cinéaste. La joyeuse équipe se réunie et le film naît au file de la lecture du scénario. Propulsées dans une époque légèrement passée, les personnages évoluent entre leurs vies privées et leur travail de costumières pour le théâtre et le cinéma.

Comment parler du cinéma dans son anatomie et des femmes dans le même temps ? Le métier de costumière ou costumier est le reflet directe et intime de l’identité des films, des pièces, des clips et même des photos. Sans le travail de fourmis que les couturières, les dessinatrices, les designers, des teinturières et même des bricoleuses, les personnages ne prennent pas vraiment vie, les décors restent vides. On peut ne pas aimer un film, ne pas comprendre son univers ni la vision d’un réalisateur et admirer les costumes. Ces derniers sont les témoins privilégiés des étapes de la construction d’une œuvre. La plus grande actrice, le plus expérimenté des acteurs ou le plus profond des scénarios n’existent pas complètement sans leurs habits de lumière. La soie, le taffetas, le cuir et toutes les autres matières attendent de vivre à travers les formes que la main de l’humain leur donnera. Un costume sera intensément aimé ou détesté pendant un court instant, puis remisé avec soin pour entrer peut-être dans la légende de l’art. Les grandes figures des contes possèdent des codes et des symboles sur leurs costumes qui valident autant que leurs paroles ce que la légende transmet.

Chacun peut se représenter un pirate, une princesse, un chevalier ou une sorcière par son vêtement autant qu’un ouvrier, une secrétaire ou un curé. Sans les costumes, tout le monde ressemble à tout le monde et dans la fiction, ce n’est pas possible. La différence est le privilège des saltimbanques.

Ce portrait général est également une façon de mettre en avant un des métiers que le public oublie trop souvent au profit des acteurs et actrices ou des réalisateurs. Bien entendu, nombres de professions sont nécessaires à faire naître une pièce de théâtre ou un long métrage, par exemple. Peut-être que le mouvement lancé par Ferzan, inspirera d’autres réalisateurs pour louer l’importance des accessoiristes, ou des maquilleuses, des menuisiers, des doubleurs, des tapissières, des cascadeurs pour n’en citer que quelques uns.

Côté image, c’est le filtre d’un cinéma classique italien, vieillot sans être lourd à l’écran. Coloré et terne, triste et insouciant, léger et grave à la fois. Le casting est de très haute qualité et donc riche en possibilités. A mon goût, le réalisateur n’exploite pas suffisamment ces fameuses possibilités. A chacun sa vision.

Réal. : Ferzan Ozpetek

Acteurs, Actrices : Luisa Ranieri/Jasmine Trinca/Stefano Accorsi/Kasia Smutniak/Elena Sofia Ricci/Aurora Giovinazzo/Lunetta Savino/Nicole Grimaudo/Anna Ferzetti/Vanessa Scalera/Paola Minaccioni/Carla Signoris/Sara Bosi/Milena Mancini/Luca Barbarossa

Distrib. : Destiny Films

Sortie : 21 janvier 2025

Genre : Drame

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