L’avant-dernier jour… Et déjà on peut voir les gens partir pour rentrer chez eux. Mais ce n’est pas encore la fin me concernant car en ce jour spécial « Disney-Pixar », j’ai beaucoup joué et reste très intrigué par la « Reine des Neiges 2 ».


Parmi tous les long-métrages animés visionnés durant le festival à Annecy, ceux découverts en ce vendredi 14 juin 2019 et bien qu’ils soient des grosses productions américaines, opèrent avec magie et efficacité. A commencer par « La Reine des Neiges 2 », dont de nouveaux extraits exclusifs nous ont été dévoilés lors de la conférence spécialement prévue à cet effet (ainsi que la très belle affiche française). Mais avant, 3 intervenants sont venus sur la grande scène de Bonlieu afin de nous montrer leurs magnifiques et touchants court-métrages.

Dans le cadre du « Short Circuit Disney », nous avons découvert « Exchange Student », « Just a Though » et « Flower in Mirror » également en exclusivité. S’ils demeurent tous dotés d’innovations à la pointe de la technologie graphique et de nouvelles voix au niveau du doublage anglais, chacun d’entre eux abordent des thèmes profonds et sensibles. Le 1er touche l’intégration d’une petite fille d’origine terrestre sur une planète extra-terrestre que les aliens dirigent. Une jolie petite pépite de l’animation. Le second traite d’un sujet plus drôle, mais aussi plus intimiste : Et si nos pensées prenaient vie et devenaient réelles ? Quant au 3ème, son approche poétique et dramatique par rapport à la calligraphie et à la gestion de personnes proches décédées, amène une réflexion intense en soi.

Quelques instants après, Becky Bresee et Marlon West reviennent sur scène et nous présente des images et extraits de « La Reine des Neiges 2 ». Ils nous expliquent que cette suite sera notamment axée sur les raisons des pouvoirs d’ « Elsa », et qu’ « Olaf » a pris goût à la lecture. Puis pour notre plus grand plaisir, nous avons découvert un 1er extrait inédit où la famille royale est réunie en train de jouer au jeu des mimes. Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’ « Elsa » entende un curieux chant… Et elle donne l’impression d’avoir été la seule à l’avoir perçu. L’autre visuel nous a emmené au moment où « Elsa » est confrontée à un étrange cheval l’attaquant ouvertement pour une raison indéterminée. Est-il un ennemi ? Un gardien ? Pour en savoir plus, il faudra attendre le 20 novembre prochain pour la sortie de l’animation dans les salles romandes.

Tout en restant dans la thématique « disneyéenne », je changeai par la suite d’ambiance en enchaînant avec l’excellent « Toy Story 4 », toujours à la grande salle de Bonlieu à Annecy. En préambule et depuis 7 ans déjà, la cérémonie du « Disney Art Challenge » nous fut présentée en compagnie notamment de la directrice de « Disney France » et du réalisateur de « Toy Story 4 ». L’idée du concours est l’occasion pour de jeunes talents français, de montrer leurs travaux face au grand public et auprès des membres du jury comme le cinéaste susmentionné, Josh Cooley.

Après de nombreux applaudissements pour les étudiant-e-s vainqueur-e-s, nous découvrîmes le récent opus des jouets s’animant :

Pour Woody, le confort et le bien-être de ses jeunes propriétaires, Andy puis Bonnie, ont toujours été plus importants que sa propre vie. De même par rapport à ses ami-e-s lui important tellement, qu’il n’hésite pas à prendre beaucoup de risques si nécessaire pour eux. Néanmoins, l’arrivée d’un nouveau jouet ébranle toute la communauté et sa venue les entraînera dans une grande aventure et dans un vaste monde où des rencontres imprévues peuvent se faire à n’importe quel moment…


Si l’avant-première mondiale scénarisée et réalisée par Josh Cooley était attendue impatiemment par les festivaliers-ières, nous n’en fûmes pas déçu-e-s. Même meilleur que « Toy Story 3 » grâce à son originalité, son humour ou encore ses références cinématographiques plus ou moins cachées, l’excellence est atteinte par la performance vocale du nouveau personnage interprété par Keanu Reeves (« John Wick 3« ). Sa toute 1ère incursion dans le milieu du doublage en version originale demeure en effet marquante, très drôle et il se ressent facilement qu’il a voulu donné le meilleur de sa personne pour cette interprétation lui étant inhabituelle.

S’adressant à un large public, comme chacune des aventures de « Toy Story » depuis son incroyable création en 1995, le rêve de voir les jouets s’animer durant notre absence demeure toujours autant intact. Car même s’il semble vraiment que ce chapitre 4 soit le tout dernier, s’imaginer nos « joujoux » devenir vivants à la moindre occasion, restera gravé dans les mémoires de plusieurs générations encore.

"Annecy 2019" : Les jouets s’animent vraiment bien et les sœurs d’ "Arendelle" creusent un passé caché…
5.0Note Finale