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samedi, juillet 20, 2024
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Black Movie 2024 et sa belle cession sportive doublée de la folie

Meurtres, raquettes et Sydney au programme...

Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Toujours par le biais de la version en ligne du « Black Movie » pendant son 25ème anniversaire, je profitai de partir grâce à mon petit écran, en Inde, en Chine au et au Japon. Pour ma part et respectivement, 2 chefs-d’œuvre et une réalisation un peu trop torturée.


« Chak De! India » : Kabir Khan est sous pression… Il doit impérativement marquer ce but afin de permettre à son équipe nationale de hockey sur terre indienne, d’égaliser face au Pakistan. Mais son raté va l’humilier et pire, il sera accusé de corruption. Licencié, Kabir reviendra sous les feux des projecteurs 7 ans après, en qualité de nouvel entraîneur des joueuses féminines indiennes de hockey sur terre. Dessoudées, les joueuses mettront du temps avant de vraiment se connaître et d’arriver à un point jamais espéré. Car entre les différences de castes, d’âge, de caractères et leur problème respectif, la possible victoire semble toujours s’éloigner…

Réalisé par Shimit Amin, « Chak De! India », soit « Allez l’lnde ! », se base assez librement quant aux tribulations du véritable joueur de hockey sur terre, Mir Ranjan Negi. En effet en 1982, il fut accusé injustement de corruption pour avoir fait perdre cette dernière, face au Pakistan.

Entre ce fait et la victoire de l’équipe féminine en 2002 durant les « Jeux du Commonwealth », le scénario fut relativement vite écrit. Contrairement au choix de l’acteur principal, Shah Rukh Khan (« Jawan ») et aux 16 comédiennes qui nécessitèrent plus de temps pour leur sélection.

« Chak De! India » demeure donc un long-métrage familial, intéressant, progressiste et efficace, qui remporta plusieurs prix au sein des festivals de films. Surtout, il continue à être lié au milieu sportif et à faire rêver les nouvelles générations. Et il prouve que parfois, les rêves se réalisent.

« Mad Fate » : Une fin de journée dans un cimetière d’Hong Kong plutôt inhabituelle pour May. Avec Le Maître, ils essaient d’extirper les mauvais sorts de la jeune femme. Cependant un violent orage éclate et elle décide de rentrer chez elle. Sa malédiction la poursuivra jusqu’à sa mort… Car lorsque Le Maître la rejoint, il la découvrira inanimée juste au moment de la fuite du tueur en série. Devant la porte de May également, un livreur fasciné par cette violence. Les 2 hommes vont s’associer afin de retrouver le tueur. Mais qui est le pire des 3 ? Le Maître et sa volonté vacillante, Le Livreur toujours trop proche de la démence ou l’assassin, se libérant lors de fortes pluies…

Plus récemment connu pour son marquant « Limbo », ainsi qu’en 2008 au travers de « Coq de combat », le cinéaste Soi Cheang se fit remarquer une fois de plus en 2023. Notamment aux « Berlinales » avec son dernier long-métrage « Mad Fate ».

Sa fiction aborde plusieurs sujets et pas forcément appréciés à Hong Kong et en Chine. Parfois, un peu brouillon à cause de ses multiples intrigues et thèmes, son atmosphère toujours pesante, fréquemment mystérieuse et intrigante, ne sera pas forcément appréciée par un large public.

Néanmoins, la folie et la destinée écrite à l’avance (selon les ressentis des personnages) se côtoient en continu avec efficacité. L’hémoglobine n’est jamais loin, tout comme le passé et le présent qui s’entremêlent souvent. Un film différent et intéressant, mais pas le plus captivant. Malgré les caractères du quatuor principal évoqués au travers d’angles très distincts.

« As One » : Suite aux terribles tensions inter-gouvernementales et bombardements en Corée du Nord fait par leurs ennemis du Sud en 1987, un étonnant accord fut trouvé : s’unifier afin d’envoyer 1 seule équipe nationale de ping-pong aux prochains mondiaux en Australie. Inconcevable pour les sportifs-ives respectifs-ives, même par rapport aux capitaines Hyun Jung-hwa et Li Bun-hui. Néanmoins, tout le monde sera forcé de s’entraîner durement pour donner cette image d’unification. Cela leur semble pourtant tellement impossible… Surtout, que devront-elles-ils entreprendre dans le but de s’harmoniser le mieux possible par rapport à la compétition ?

Réalisé en 2012 par Moon Hyun-sung (« Seoul Vibe ») « Ko-ri-a » en version originale coréenne, expose avec justesse une histoire progressiste, féministe et axée sur un sport très méconnu du grand public occidental. A l’inverse, hautement reconnu au sein des 2 pays susmentionnés.

En sus des séquences parfois impressionnantes des retours de balles pendant les tournois, il a fallu plusieurs mois aux comédiennes pour obtenir le bon niveau de jeu pouvant être filmé. Ainsi, cette trame basée sur des faits réels démontre aussi que les entraînements sont éprouvants.

« As One » s’avère être un long-métrage très soigné, efficace et sensible. Fort bien interprété, incluant le travail des dialectes, les différentes émotions se perçoivent au dernier moment. Même si le mélodrame reste un peu trop présent, ce film démontre malgré les préjugés, que l’entraide peut survenir durant des périodes imprévisibles et qu’elle est toujours la bienvenue.

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