Dwayne Johnson : « c’était vraiment un honneur de le jouer et de le livrer au monde. »

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Pauline Brandt
Pauline Brandt
Avec un master de français moderne avec spécialisation en études théâtrales, un bachelor en français moderne et histoire et esthétique du cinéma, Pauline Brandt met en œuvre tout son savoir-faire pour promouvoir le cinéma.

Le monde avait besoin d’un héros ? Voici Black Adam. Aujourd’hui, on vous emmène assister à la conférence de presse du nouveau film des écuries DC Comics : Black Adam, incarné par Dwayne « The Rock » Johnson. Entretiens exclusifs avec Aldis Hodge, Noah Centineo, Sara Shai, Quintessa Swindell, Mo Amer et Pierce Brosnan. Vous l’aurez compris, ça va cogner sec. Petit tour d’horizon auprès d’une équipe soudée et enthousiaste.


Dwayne Johnson, quelles sont, selon vous, les caractéristiques de Black Adam qui sont similaires aux vôtres ?
Dwayne Johnson :
Eh bien, en plus de savoir voler, je suis bien évidemment capable de faire sortir de l’électricité de mes mains (rires). Je dirais la conviction, probablement, et la passion. Il a une forte conviction, Black Adam, et c’est un gars assez passionné par ce en quoi il croit. C’était vraiment un honneur de le jouer et de le livrer au monde. Ce n’était pas seulement un honneur pour moi de jouer Black Adam et de lui donner vie, c’était vraiment un honneur de faire ce film avec ce groupe et de présenter au monde la Justice Society of America. Comme beaucoup d’entre vous le savent, la JSA était le tout premier groupe de super-héros, avant même la Ligue des Justiciers. Donc je dois leur rendre hommage aujourd’hui.

Aldis Hodge, Hawkman est l’un des héros les plus aimés de DC Comics. Alors, comment était-ce de jouer ce rôle emblématique ?
Aldis Hodge :
Oh, c’était fantastique. Étant moi-même un fan de bandes dessinées, j’ai un grand amour pour le monde entier des super-héros, de la JSA, de DC. Je suis entré dans l’univers de DC quand j’étais enfant. Je sais à quel point les fans aiment ce personnage, c’était vraiment une responsabilité privilégiée de revêtir son costume et d’honorer ce avec quoi ils ont grandi, ce qu’ils veulent venir voir. Je pense que cela donne de la force. Cela fait croire au fait d’espérer, de croire en ses rêves, de vivre sa créativité et son imagination, parce que ce que nous avons fait ici est vraiment magique. Nous avons travaillé dur avec toute l’équipe du film, et nous croyons en nos rêves. C’est un privilège de pouvoir partager cet espace et cette expérience avec les fans. Je suis impatient. Je suis très impatient de voir ce qu’ils disent.

Noah Centineo, quelle a été votre préparation pour passer du jeune premier de films pour ados à celui de Black Adam ?
Noah Centineo : Merci pour la question. Je pense que vous l’abordez comme n’importe quel autre rôle, vraiment. Vous faites tout ce que vous pouvez pour comprendre qui est le personnage. Le maître d’Adam, par exemple, vient d’un pedigree particulier. Il a des super-pouvoirs, son oncle Al, son grand-père, même, étant déjà un méchant. Il y a donc une pression et des attentes autour de lui. Il y a aussi un sentiment de privilège, et vous devez intégrer tout ça dans sa personnalité. Et puis on travaille avec cette équipe incroyable, qui est devenue une famille. Il faut se laisser aller et faire confiance à tous ceux qui vous entourent. Et c’était la partie la plus facile, sans aucun doute, c’était de faire confiance.

Sarah Shahi, à quel point était-ce excitant de savoir que vous incarniez ce personnage féminin vraiment fort et que vous teniez tête à Dwayne Johnson ?
Sarah Shahi :
 C’est un véritable honneur d’incarner Adriana. Je suis souvent associée à des super-héros très brillants et puissants. Pourtant, le fait de pouvoir jouer une personne ordinaire, comme un travailleur qui se bat tous les jours pour la liberté, pour le fait d’avoir le choix… cela résonne assez profondément en moi. Je suis Perse, et je me sens très proche de tout ce qui se passe là-bas en ce moment. C’était très impressionnant, bien sûr, de jouer face à Dwayne Johnson. L’une des choses les plus impressionnantes chez cet homme, c’est qu’il veut que tout le monde réussisse. C’est ainsi qu’il dirige. Franchement, je ne peux pas vous dire combien de fois nous étions sur le plateau, lui avec les répliques, à réfléchir à comment faire pour les utiliser pour les autres personnages. Il est si désintéressé quand il partage la scène avec tout le monde. J’ai carrément l’impression que ce n’est pas normal d’être aussi accessible et prêt à aider les autres quand on est un acteur de son calibre ! (rires) Mais le fait est qu’il montre toujours l’exemple, il nous montre toujours quoi faire.

Vous voulez déjà faire une suite, non ?
Sarah Shahi :
Forcément ! (rires) Nous nous aimons vraiment les uns les autres. On ne dit pas juste ça comme ça, vous savez ? J’ai l’impression que ce genre d’alchimie, c’est tellement rare. Nous aimons tous vraiment être ensemble.

Quintessa Swindell, qu’est-ce qui vous a le plus plu dans ce personnage et le rôle que Cyclone joue dans l’émancipation des femmes ?
Quintessa Swindell :
Je pense que ce qui m’a le plus marquée, c’est à quel point elle était unique. Jaume (Collet-Serra, le réalisateur, NDLR) et nos souhaitaient la rendre unique. Il n’y avait pas de stéréotype attaché à ce jeune personnage féminin… C’est une jeune fille qui se découvre et c’est la première occasion pour elle de réaliser son rêve. Elle vient d’une lignée de super-héros. Elle réfléchit à comment faire pour égaler la personne qui l’a précédée – c’est-à-dire, Ma Hunkel. Elle a donc une nouvelle idée de qui est Black Adam. Elle embarque donc dans un voyage d’exploration de soi qui m’a vraiment inspirée et m’a donné envie de m’ouvrir encore plus à moi-même et d’embrasser pleinement qui je suis.

Mo Amer, parlez-nous de votre expérience. C’est votre premier film. Tout au long du processus, y a-t-il eu des aspects de la réalisation d’un film de super-héros qui vous ont surpris ?
Mo Amer :
Chaque jour était une surprise. C’était quelque chose de différent. Déjà, rien que le fait de travailler avec une si grande équipe… il y a les producteurs, le réalisateur et le directeur de production. C’était génial, de venir chaque jour sans savoir à quoi s’attendre et d’ avoir la liberté d’explorer les personnages. Karim est un personnage très spécial pour moi. Je pense qu’il est tellement aimant, attentionné, qu’il ne veut rien avoir à faire avec ce que fait sa sœur. Mais c’est un ours. Je le compare à un ours. Il a juste l’air mignon et câlin. Mais si vous vous en prenez à lui, à sa famille, il vous élimine tous ! J’adore jouer ce personnage et le modeler d’après Zero Mostel. C’est l’un de mes héros : il est très gentil mais peut vous attaquer s’il le souhaite à tout moment. Il est enjoué et amusant, mais vous ne savez jamais vraiment à quoi vous attendre avec lui. Et c’était tellement amusant de jouer avec ce personnage.

Votre entrée dans le monde des super-héros semble avoir été attendue depuis longtemps. Pourquoi le personnage de Black Adam, et plus particulièrement le Dr Fate, vous correspond-il bien ?
Pierce Brosnan :
Honnêtement, je me suis demandé pendant de nombreuses années quand je pourrais faire un vrai film de super-héros et je pense que le moment était parfait pour moi ! (rires) Disons que j’ai rencontré le Dr. Fate à un bon moment. J’ai l’expérience de vie nécessaire. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à le jouer. Chaque jour, c’était une joie d’aller travailler avec mes collègues acteurs présents ici. Nous sommes devenus une famille. Jaume a créé une arène merveilleuse pour que nous puissions tous faire notre meilleur travail possible et nous épanouir. Dr. Fate est l’un des plus anciens personnages de DC Comics, c’est un sorcier. Mais d’abord et avant tout, c’est un homme. C’est Kent Nelson. C’est un archéologue. Et son entrée dans ce monde s’est accompagnée d’un sacrifice, celui de la mort de son père. Il porte alors le manteau de Nabu. Pour incarner cette mythologie, vous devez en quelque sorte vraiment revenir à vous-même, à votre identité. C’est un homme qui voit l’avenir, donc il voit la mort des gens. Quand votre personnage possède ce type de secrets, alors en tant qu’acteur vous pouvez apporter un sous-texte qui est très personnel. Le  Dr Fate est très proche de moi. J’ai pris énormément de plaisir à le jouer.

Dwayne Johnson : Sincèrement, je veux ajouter… Il est vrai est que personne d’autre sur cette planète n’aurait pu jouer Dr. Fate à part Pierce. À bien des égards, Pierce et le Dr. Fate sont le point d’ancrage de notre film.

Black Adam est un personnage de super-héros si complexe qu’il brouille la ligne entre le bien et le mal. Quelle a été la partie la plus difficile pour vous dans votre travail de préparation ?
Dwayne Johnson : Eh bien, il y avait plusieurs choses. Tout d’abord, nous voulions tous faire un film différent et unique dans ce monde de super-héros. C’est un monde qui a connu un grand succès au fil des ans et qui a dirigé notre entreprise pendant plus d’une décennie. Nous avons donc essayé de créer un film perturbateur et différent. Nous nous sommes dit que nous voulions inaugurer une nouvelle ère dans l’univers DC. Cela  signifiait qu’il fallait ajouter cinq nouveaux personnages dans ce monde. Ce n’est pas facile à faire, mais il fallait le faire. Il fallait le faire dans le respect des fans de DC. Il y avait donc beaucoup de choses à équilibrer et je pense que nous en avons tous pris la responsabilité. Chacun a rejoint le projet. Chacun a souhaité faire un film différent. On a voulu faire quelque chose qui reflète tous nos personnages et quelque chose qui fasse réfléchir à la différence. Dans le film, le monde a une différence d’ordre philosophique, mais personne n’a tort.

Aldis Hodge, quelle a été votre première réaction lorsque vous avez appris que vous aviez obtenu ce rôle ?
Aldis Hodge :
Vous savez quoi, je vais vous raconter toute l’histoire. D’abord, c’est Dwayne Johnson qui m’a appelé.

 J’avais fait mon audition et puis je n’ai pas eu de nouvelles pendant deux semaines. Je me suis dit que c’était fichu. Et puis, le lendemain de mon anniversaire, alors que j’étais en quarantaine dans un hôtel, je reçois un appel d’un numéro inconnu. Je pense que la conversation a dû donner un truc du genre : « Salut, c’est Dwayne Johnson. – Oui, c’est ça. J’ai pas le temps pour les blagues au téléphone, désolé. »  (rires)

En fait, j’avais déjà reçu un canular téléphonique par le passé, quelqu’un s’était moqué de moi comme ça. Alors, quand j’ai reçu l’appel, je n’ai vraiment pas cru que c’était lui. J’ai failli lui raccrocher au nez. Ensuite, j’ai compris que c’était vraiment lui – et je me suis dit qu’il appelait pour me dire que je n’avais pas le rôle. J’ai pensé qu’il allait me dire quelque chose du genre : « J’ai vu ton audition. Bel effort, mais j’ai choisi quelqu’un d’autre. » Mais en fait, ce qu’il m’a dit, c’est : « Bienvenue dans Black Adam » ! (rires) C’était la toute première fois de ma carrière que je suis resté sans voix. Je ne savais plus du tout quoi penser.

J’étais stupéfait parce que je travaille dans cette industrie depuis que je suis bébé. Je suis fan de super héros, mais je ne savais pas si ça m’arriverait un jour, de pouvoir tourner dans un film de super-héros. J’ai y toujours cru, je l’ai espéré et voulu. Alors finalement, quand Dwayne m’a dit que j’étais pris pour le rôle… J’ai eu l’impression que tous les sacrifices et les rejets qui ont précédé avaient du sens, tout à coup.  Je me suis dit que c’était eux qui m’avaient mené jusqu’ici. D’une certaine manière, ça revient à donner un sens, un but à sa douleur. On donne une valeur à chaque expérience, parce qu’on sait qu’elle va vous pousser plus loin. C’est ce que j’ai compris ce jour-là.

Noah Centineo, pourquoi ce personnage en particulier ? Vous êtes l’une des jeunes stars émergentes d’aujourd’hui qui va aller loin. Et pourquoi celui-là ? Qu’est-ce qui le rend spécial ?
Noah Centineo :
Je pense que c’est dû au fait que c’est un film de genre, un film de super-héros. Ce truc gargantuesque, c’est l’équipe qui l’a assemblé avec Dwayne, Beau Flynn, Hiram Garcia, Scott Sheldon, Jaume et Larry, notre réalisateur.

J’ai eu de la chance d’être simplement considéré pour ce rôle. En fait, c’est lors d’une conversation, pendant un repas avec Jaume, que j’ai entendu son point de vue sur le film.  Il m’a expliqué pourquoi il le faisait et ce qu’il voulait faire passer. J’ai compris que le rôle d’Adam Smasher, c’était une perspective jeune et fraîche sur l’éthique présentée par Black Adam. Je me suis dit que j’avais de la chance de pouvoir apprendre le métier auprès de ces personnes. Il y a Pierce, Adam, Albus, Quintessa et Sarah… Ce sont tous des gens incroyables. Je me sens incroyablement chanceux de faire partie de ce groupe et d’apprendre chaque jour auprès d’eux. Et puis même, d’un point de vue plus personnel, c’est tellement génial d’appartenir à cette nouvelle famille, d’avoir ces nouveaux amis.

Sarah Shahi, y a-t-il quelque chose qui vous attire dans les personnages que vous jouez, et plus particulièrement dans celui-ci ?
Sarah Shahi :
Oui, bien sûr. Je suis attirée par un certain type de personnages, généralement. Vous savez, Ils doivent avoir quelque chose qui résonne vraiment en moi. Pour ce rôle, il ne s’agit pas seulement d’être une femme forte. Il s’agit aussi de mes vulnérabilités, parce que j’ai l’impression que je ne peux pas m’identifier à quelque chose si ce n’est pas réel. Ce n’est pas parce qu’un personnage est fort qu’il ne ressent pas la peur. Il ne s’agit donc pas nécessairement de jouer une dure, mais de jouer un personnage qui a une certaine profondeur et une vulnérabilité.  C’est un peu ça, que je recherche, chez un nouveau personnage.

Quintessa Swindell, on adore les cheveux longs et le costume vert de Cyclone ! Dites-nous un peu comment vous avez réagi à son costume.
Quintessa Swindell :
La  première fois que je suis entrée dans la cabine d’essayage, avec Kurt et Bart, nos deux designers, ils m’ont mis le costume. Je leur ai dit : « Qu’est-ce que vous voulez que je fasse avec un truc pareil ? » Mais finalement, c’était incroyable. Ils ont expliqué que c’est la première fois que Cyclone s’immerge dans ce que signifie être un super-héros. Donc, elle sort d’un magasin de costumes avec ces vêtements-là ! Elle a fouillé son placard, et elle a choisi tout ce qui faisait vaguement penser à un super-héros. Elle porte les vêtements qui la font se sentir confiante et belle. Quand j’ai su ça, je me suis dit que c’était incroyable. Elle fait quelque chose pour elle, pas pour quelqu’un d’autre.

Mo Amer , si vous pouviez jouer un autre personnage que celui que vous avez joué, lequel choisiriez-vous ?
Mo Amer : Je n’aime pas vraiment réfléchir en « et si », pour être honnête avec vous…  J’aime vraiment beaucoup le personnage de Karim. J’ai apprécié cet univers que nous avons, j’aime vraiment l’équipe. Je pense que c’est juste parfait pour Karim d’être installé dans qui il est, être protecteur, être avec sa famille Je pense que ce qui m’a le plus attiré dans ce film, c’est l’histoire des pauvres qui essaient de retrouver leur liberté et leurs droits. C’est fait d’une manière si belle. Il y a une citation qui résume vraiment tout ça, selon moi. Ca dit : « la terreur est la guerre des pauvres et la guerre est la terreur des riches. » Moi j’ai l’impression de voir cette lutte dans le film lui-même. Je pense que passer un message sur le mal et sur l’équilibre qui existe dans le monde, c’est une chose si délicate à faire. J’ai l’impression que c’est très bien exécuté.

Dwayne Johnson : Je voudrais rajouter quelque chose. Black Adam, ce n’est pas une suite. C’est une première. Ce n’était pas un groupe de personnages que tout le monde connaît déjà. Tous ces personnages prennent vie pour la toute première fois dans l’histoire du cinéma. Je suis très fier de faire partie de ce groupe.

Merci beaucoup d’avoir suivi notre conférence de presse et n’oubliez pas d’aller voir « Black Adam » au cinéma dès le 19 octobre 2022 !

Black Adam
USA – 2022 – 2h04 min – Action, Fantastique, Science-fiction
Réalisateur: Jaume Collet-Serra
Avec: Dwayne Johnson, Sarah Shahi, Viola Davis, Pierce Brosnan, Joseph Gatt, Odelya Halevi
Warner Bros. Switzerland
19.10.2022 au cinéma

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