Le festival de cinéma le plus frappadingue de Suisse, «Les étranges Nuits du Cinéma  2300 Plan  sera de retour cette année 2018, toujours à la Tchaux et dans le Temple Allemand, du 26 mars au 1er avril.


Une 19e édition, déjà, qui comme chaque année s’annonce tout aussi gore et drolatique que les précédentes. Sous le signe du pain, en référence au petit Jésus et à Pâques, période où se déroule comme chaque année le festival, et des jeux, en référence aux divertissements ou vers quoi l’espèce humaine doit-elle se tourner pour oublier sa condition, oui, cette nouvelle édition de «Les étranges Nuits du Cinéma – 2300 Plan  permettra aux festivaliers d’en avoir pour leurs hosties ! Et comme chaque année, «Les étranges Nuits du Cinéma – 2300 Plan  proposera une large programmation de films d’horreur qui permettra de découvrir un genre rare en Suisse et qui offrira aux spectateurs présents une plongée immersive dans les bas-fonds du septième art.

Des Premières Suisses, un ciné-concert, le mini-courts Griff et la Nuit des court-mais-trash

La décoration du festival joue un rôle central dans la réalisation de ce projet 2018 comme le souligne Batmarie, l’Impératrice Orgasmique de la Décision Filmographique. Mais «Les étranges Nuits du Cinéma  2300 Plan 9» ne serait rien sans les projections de longs et moyens métrages, dont plusieurs le seront en Premières Suisses, et ses événements annexes. Ici, la programmation mise sur les pépites du cinéma de genre, où le mauvais et le très mauvais côtoient le génie. Cette 19e édition débutera le lundi 26 mars à 20h00 avec la projection du film «Les Affamés» de Robin Aubert. La suite s’annonce remarquablement horrible avec pas moins de 19 films et les fameuses compétions de courts-métrages que sont le mini-courts Griff et la Nuit des court-mais-trash, événement phare et loufoque du festival que certains ne manqueraient pour rien au monde. Un jury composé de Gary Doust, producteur et réalisateur de documentaires australiens, Graig Anderson, le réalisateur du film documentaire axé sur Gary Doust (vous suivez?) et Ana Servo, sorcière féministe, praticienne chaote dilettante, performeuse de cave, à caractère vaguement obsessionnel. Mais les enfants ne seront pas en reste avec la journée de mercredi qui leur sera dédiée. L’occasion pour eux de se livrer à l’incontournable chasse aux oeufs avant de se délecter devant le film qui leur est destiné : Le Grand Méchant Renard et autres contes genre : c’est pour ta progéniture de Benjamin Renner et Patrick Imbert.
Et pour la 10e année consécutive, «Les étranges Nuits du Cinéma  2300 Plan  proposera un ciné-concert. Cette année, c’est Emilie Zoé qui défendra un de ses coups de cœur cinématographiques de ces dernières années, le dernier film de Roy Andersson«A pigeon sat on a branch reflecting on existence » (littéralement « un pigeon assis sur une branche, réfléchissant sur l’existence »). Emilie va donc bosser sur ce très beau film qui est une suite de tableaux d’humour noir absurde, une ode à la fragilité de l’humanité qui clôt la « trilogie des vivants » que Andersson avait entamée 15 ans auparavant. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Emilie Zoé, elle écrit avec sa guitare des chansons belles et puissantes. Elle les joue sur scène accompagnée par la batterie de Nicolas Pittet. Leur musique est profondément enracinée dans le folk et le rock, mais ils ne s’arrêtent pas là. Ils creusent à l’aveuglette vers un blues lointain. Elle a sorti deux albums sous son nom, Empty (2013) et Dead-End Tape (Hummus Records 2016), ainsi qu’un single  Leaving San Francisco (2017), mais joue aussi dans le groupe Autisti avec Louis Jucker et Steven Doutaz.

Pour découvrir la programmation complète et toutes les informations pratiques (programmation, tarifs, lieu, etc) de cette 19e édition de «Les étranges Nuits du Cinéma  2300 Plan , rendez-vous sur https://2018.2300plan9.com/