NIFFF 2022 : Du moins bon aux réussites

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Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Pendant la 21ème édition du « Neuchâtel International Fantastic Film Festival », j’eus également l’occasion de découvrir certaines fictions aux histoires trop recherchées, ou au contraire, aux récits qui surprennent et font plaisir à visionner dans les salles obscures.


Leonor Will Never Die : Entre ses factures d’électricité impayées, son mari qui l’a quittée, son fils décédé et le fait qu’elle soit devenue une actrice oubliée, Leonord a l’impression d’avoir le poids du monde sur ses épaules. Histoire de moins s’ennuyer, elle regarde les films où elle jouait et parle au fantôme de son enfant. Mais sa vie va changer le jour où elle recevra une télévision cathodique en pleine tête. Dans le coma, elle s’imaginera une vie bien différente : celui où ses scénarios prennent vie. Pendant ce temps, sa famille s’inquiète beaucoup quant à sa santé.

Ecrit et réalisé par la Philippine Martika Ramirez Escobar, « Leonor Will Never Die » reçut le Prix du meilleur long-métrage à « L’Esprit Innovant » du « Festival de Sundance 2022 ». En tête d’affiche de « Leonor Will Never Die » ; Sheila Francisco (« Gulong ») qui joue bien son rôle et rend l’intrigue un peu plus intéressante. Malheureusement, elle reste l’un des rares éléments appréciables de cette réalisation.

Celle-ci s’avère effectivement beaucoup trop longue et mélange énormément de genres cinématographiques. Ce qui rend ce film complexe à suivre et davantage monotone. Sa dynamique se perd également au travers de ses croisements et parfois même, le public pourrait avoir l’impression que les comédiens-iennes, n’en comprennent plus son sens et son rythme.

Miracle : Letters to the President : En Corée du Sud, au sein de la province de Gyeongsang pendant les années 80, Joon-keyong ne cesse d’envoyer des lettres au Président de son pays pour que la construction de la gare de son village puisse se faire. Car la zone est très dangereuse et de nombreux accidents ont lieu quotidiennement. Désespéré par le manque de réponses, son amie Song Ra-hee va finalement l’aider. Elle découvrira davantage qui est ce petit génie des maths, les douloureux problèmes familiaux de Joon et ensemble, ils pourraient faire des miracles dans leur région. Quitte même à construire cette gare…

« Gi-Juk », ou « Miracle : Letters to the President » en anglais, s’avère être un incroyable long-métrage qui se basa librement sur un fait divers réel ayant eu lieu cette même province et durant les années 80. Réalisée par Lee Jang-hoon, sa seconde fiction reste une pure merveille remplie de sentiments divers et variés.

Surprenant et merveilleux, ce petit film d’auteur raconte une histoire qui mérite une belle reconnaissance de la part du public. Tourné assez rapidement en 2020, « Miracle : Letters to the President » relate que malgré le désespoir, l’acharnement aide parfois à concrétiser des rêves et objectifs personnels. En définitive, cette fiction est une véritable petite pépite.

Who Can Kill a Child ? : Tom et Evelyn, un couple très fusionnel et amoureux, arrivent enfin à Almanzora dans le Sud de l’Espagne. Un lieu idyllique et calme,     le pensent-ils au moment de poser les pieds sur l’île. Non seulement ils ne verront d’abord personne, mais en plus les lieux semblent avoir été soudainement abandonnés et pire, violemment saccagés. Choqués et totalement perdus, les amoureux comprendront petit à petit ce qu’il se passe et pourquoi les enfants, apparemment les seuls survivants sur place, semblent vouloir les tuer à tout prix. Qui commettra le 1er meurtre et surtout, qui pourrait tuer un gamin ?

Basé sur la nouvelle « The Child’s Game » de Juan José Plans, « Who Can Kill a Child » reste une fiction intense et choquante presque 50 ans après sa sortie au cinéma. D’ailleurs à l’époque, il avait beaucoup défrayé les chroniques grâce à son histoire rarement inégalée jusqu’ici et toujours autant réussie et malaisante.

« Les Révoltés de l’an 2000 » en français, fascine très rapidement par le biais de son histoire. Mais aussi car ce chef d’œuvre cinématographique trop oublié par les générations actuelles, reste soigné, intemporel, efficace et redoutable jusqu’au dernier moment. Ce long-métrage relate une facette des vacances, de l’être humain et ses possibilités de survie, comme rarement abordé et après avoir découvert le côté effroyable de « Who Can Kill a Child », il demeure certain que les enfants ne seront plus jamais vus de la même manière…

www.nifff.ch

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ARDENTE·X·S

Novembre

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