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23 octobre 2020

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Pas assez piquant ce « Stung » !

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Stung De Benni Diez

Un bon vieux film de monstres assumé comme tel mais qui n’en donne pas assez !

Cette production germanique affirmait d’emblée ses ambitions par la mise en place de son intrigue : s’appuyer sur les ressorts classiques de la série B horrifique des années 80-90, en particulier celle qui se basait sur des monstres issus de manipulations génétiques ou chimiques, et aussi dangereux que répugnants (on pense à « Piranhas », « Ticks », ou « Mosquito »). Ce coup-ci, ce sont donc des guêpes mutantes plutôt agressives. C’est ce qui arrive quand le jardinier de la veuve d’un magnat de l’industrie pharmaceutique décide de mélanger son engrais avec les restes de stock d’hormones de croissance du défunt patron… Les sales bestioles vont se manifester lors d’une garden-party et faire rapidement un massacre, d’autant qu’une fois leur cible piquée, elles pénètrent l’hôte pour muter et ressortir 20 fois plus grosses ! Les quelques survivants (les traiteurs, le maire, le fils de la propriétaire et une couguar) auront fort à faire pour survivre.

Stung De Benni Diez

Le réalisateur néophyte Benni Diez vient des effets spéciaux et ça se voit, car ces derniers présentent bien pour un film au budget si modeste. On notera même que les CGI rendent moins bien que les effets physiques à base de maquillage et autres marionnettes : ça fait plaisir ! Du gore généreux donc, mais on regrettera le peu de présence à l’écran de la version géante des guêpes, pourtant principale argument du film. Quant au scénario, rien que de très classique avec le héros benêt qui va s’affirmer grâce aux évènements et ainsi gagner le cœur de la belle qu’il convoitait, tandis que le reste du casting remplit ses fonctions de stéréotypes (mention à cette vieille fripouille de Lance Henriksen qui cachetonne avec sa classe habituelle). Pas si mal pour un premier essai donc, mais le film reste trop sage et conventionnel pour mériter plus qu’une moue polie.

Stung
De Benni Diez
Avec Matt O’Leary, Jessica Cook, Clifton Collins Jr., Lance Henriksen.
Dinifan

Yamine Guettari
se promène souvent dans les bois avec un tronc d'arbre sur l'épaule. Aime respirer l'odeur du napalm au petit matin. Et quand il tire, il raconte pas sa vie !

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