The Sandman, la série événement de Netflix – Partie 1

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Prévue pour arriver le 5 août sur la plateforme de streaming, The Sandman est une série développée par Neil Gaiman, son co-créateur et scénariste, David S. Goyer, scénariste des trilogies Blade et Dark Knight, ainsi que Allan Heinberg, scénariste du film Wonder Woman. Elle est produite par DC Entertainment et Warner Bros. Television en partenariat avec Netflix.


En 1916, un rituel occulte est pratiqué pour capturer la Mort mais, à sa place, c’est une autre entité appartenant à la même famille, celle des Endless, qui est faite prisonnière. Après plus d’un siècle de captivité, Morpheus s’échappe et retrouve son royaume, The Dreaming, en piteux état suite à son absence. Il est désormais temps pour le monarque de restaurer l’équilibre brisé entre le monde des rêves et celui des humains. Pour cela, il va lui falloir récupérer certaines de ses plus précieuses possessions égarées sur Terre. Voilà pour le pitch de départ.

Concept original de la fin des années 80 du scénariste Neil Gaiman et des dessinateurs Sam Kieth et Mike Dringenberg, The Sandman, publié entre 89 et 96 par DC Comics puis son label Vertigo, est considéré aujourd’hui universellement comme l’un des monuments de la littérature fantastique de la fin du XXème siècle. Mais ce n’est pourtant pas le premier personnage de DC Comics à avoir porté ce nom. Un peu d’histoire s’impose donc avant d’entrer dans le vif du sujet.

Création de Bert Christman et Gardner Fox, le premier Sandman, apparaît en 1939, simultanément dans Adventure Comics #40 et New York World’s Fair Comics #1. Se nommant Wesley Dodd, ce justicier au look de détective, le visage caché par un masque et armé d’un pistolet à gaz soporifique, deviendra par la suite l’un des membres fondateurs de la Justice Society of America (JSA), ancêtre de la Justice League. Subissant en 1942 un relooking radical en super-héros par Joe Simon et Jack Kirby, il disparaîtra jusqu’en 1974, repris par le duo une ultime fois.

Le Sandman de Jack Kirby et Joe Simon servira de canevas de travail à Neil Gaiman. Censé représenter le mythique Marchand de Sable des contes, malgré son costume de super-héros, Garrett Sanford avait le pouvoir de passer de la réalité au monde des rêves, en étant le protecteur et régulateur. Atteint de démence, il sera brièvement remplacé par Hector Hall en 1988, avant d’être littéralement effacé de la réalité par la nouvelle incarnation crée par Neil Gaiman deux ans plus tard.

Wesley Dodds fera son retour en 1993 dans sa propre série sur le label Vertigo de DC Comics, enfin affublé d’un véritable masque à gaz. La décennie suivante, il fera des apparitions dans les comics de super-héros de DC avant de disparaître progressivement.

Mais revenons à 1988. Reprenant la mythologie autour du Sandman des seventies, Neil Gaiman, sur la demande de son éditrice Karen Berger, impressionnée par sa réinvention de Black Orchid la même année en compagnie de Dave McKean, va le débarrasser de ses éléments les plus kitsch et grand public pour créer tout autre chose. Il en fait un membre de la famille des Endless, des individus plus vieux que les dieux, incroyablement puissants, car représentant des émotions et des états comme le désir, le désespoir, la mort ou encore, dans le cas de The Sandman, aussi appelé Morpheus, le rêve. Personnification de toutes les projections de la création, il en est également le gardien, régnant dans sa propre dimension, The Dreaming.

Débutant en 1916 à Wych Cross en Angleterre, le comic nous fait découvrir Roderick Burgess, un mage désireux d’emprisonner Death pour accéder à l’immortalité. Mais en lieu et place, il ne réussit qu’à s’emparer de son frère, Dream, le retenant plus de 70 ans avant que ce dernier ne réusisse à s’échapper. Retrouvant The Dreaming et ses sujets, Cain, Abel ou encore Lucien, the librarian, Morpheus comprend que son royaume n’est plus que l’ombre de lui-même et qu’il lui faut le reconstruire. Mais pour cela, il doit retrouver trois de ses artefacts, perdus suite à sa captivité terrestre. Il s’embarque donc dans un voyage qui va le faire croiser John Constantine, Lucifer, Martian Manhunter ainsi que le Doctor Destiny, vilain de seconde zone et fil rouge de la première quête terrestre de Morpheus. Autre personnage important, The Corithian, un cauchemar au sens propre s’étant échappé du monde des rêves pour semer le désordre sur Terre.

Ces éléments de l’intrigue du comic original correspondent assez justement aux premières images des différentes bandes-annonces teasées par Netflix ces derniers mois, l’emprisonnement et la libération de Morpheus puis son retour dans son royaume étant des adaptations directes. Neil Gaiman l’a promis, la série Netflix sera une fidèle adaptation du matériel original. Mais il n’en a pas toujours été le cas lors des précédentes tentatives de transposition à l’écran, comme nous allons le voir tout de suite.

C’est en 1991 que commence le premier développement de The Sandman, prévu pour un film devant potentiellement déboucher sur une franchise à succès. Hélas, dans le contexte de l’époque et alors que Warner ne capitalise que sur les films Batman et une série The Flash annulée après une saison, le concept de The Sandman apparaît bien trop pointu pour la génération MTV/Nickelodeon alors en plein boom et l’entreprise traîne les pieds quelques années.

C’est en 1996 que l’adaptation en film commence officiellement avec Roger Avary pour le réaliser et le duo Ted Elliot/Terry Rossio, les scénaristes d’Aladdin, pour l’écrire. L’idée était d’adapter les deux premières storylines de The Sandman en film. Approuvé par Gaiman, le script fut désavoué par Avary avant qu’il ne soit renvoyé.

En 1998, un certain William Farmer proposera un script catastrophique qui soulevera l’indignation et la colère de Gaiman, proposant une relecture absurde du matériel original en transformant Morpheus en vilain tout en faisant de Lucifer son frère. Ce nouvel échec renvoya The Sandman dans les limbes pour quelques années, Neil Gaiman n’ayant pas encore la liberté de manœuvre qui deviendra la sienne dans le futur et encore moins le temps de signer un script de son œuvre avec son agenda déjà débordant de projets littéraires.

Plus rien ne se passant durant près d’une décennie, Neil Gaiman prendra la parole publiquement pour affirmer que mieux valait aucun film de The Sandman qu’un mauvais film, même si le temps d’en faire un semblait proche. Il ajouta qu’il offrirait les yeux fermés le projet à Terry Gilliam, le réalisateur de Brazil et des Monty Pythons, si ce dernier le désirait.

En 2010, The Sandman passe pour la première fois par le stade d’une hypothétique série télévisée, DC Entertainment y réfléchissant tandis que Warner se tourne vers Eric Kripke, le créateur de Supernatural pour adapter la saga de Gaiman. Hélas, ce dernier désapprouva le traitement et le projet de développement s’arrêta trois ans plus tard à cause de l’avancée alors rassurante du film écrit par Goyer et dont je vais parler maintenant.

Qualifié en 2013 par Diane Nelson, alors présidente de DC Entertainent, comme un projet prioritaire et au potentiel aussi riche que la franchise Harry Potter, The Sandman obtient un nouveau  traitement de la part de David S. Goyer qui réussit à pitcher un scénario de film à Warner. Auréolé de son travail acclamé sur la triomphante trilogie cinématographique Batman de Christopher Nolan, le scénariste croit tenir le bon bout, il sera pourtant remplacé par Jack Thorne, d’autant qu’il compte produire le film avec Gaiman et le soutien de l’acteur Joseph Gordon-Levitt, envisagé comme l’acteur principal du film et potentiellement son réalisateur, le tout produit par New Line Cinema. Une lune de miel qui tourne court en 2016 lorsque le jeune premier d’Hollywood quitte le projet pour des différences créatives.

Dernier scénariste en date de ce projet impossible à monter, Eric Heisserer finira par déclarer que, selon lui, The Sandman ne se prête pas à une transposition au cinéma, ni même sous la forme d’une trilogie, le seul format adéquat pour un tel récit étant celui d’une série télévisée, plus précisément une série HBO.

Lassé de ce développement sans fin et alors que le comic s’est depuis déjà vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde, Warner décide d’oublier le format cinéma et de se concentrer sur la seule option d’adaptation possible pour The Sandman, celle pour la télévision.

Plus ou moins à cette époque, Neil Gaiman se retrouve impliqué dans l’adaptation télévisée de son roman American Gods qui deviendra une populaire  série télévisée en 2017. Puis ce sera la mise en chantier de Good Omens, autre roman co-écrit avec le défunt Terry Pratchett, qui donnera lieu à une autre série à succès en 2019 et dont le tournage de la seconde vient de s’achever.

C’est justement en 2019 qu’entre en jeu Netflix. Alors en plein boom, alors même que la pandémie mondiale à venir n’a pas encore bloqué une partie de l’humanité chez elle, la plateforme de streaming sait bien qu’il lui faut acquérir de nouvelles propriétés intellectuelles susceptibles de créer des franchises, des spin-offs et des produits dérivés en tous genres. Et quoi de mieux qu’une franchisse à succès de comics regorgeant de personnages charismatiques ayant également eu droit à des spin-offs et des produits dérivés ?

Pour Netflix, The Sandman représente un investissement idéal. Surtout, le budget exorbitant de sa mise en chantier, qui a rebuté bien des networks, n’est pas un problème, la plateforme vivant à crédit depuis ses débuts et se reposant sur ses bénéfices annuels gigantesques, faisant oublier ses dettes tout aussi monumentales, remboursées en même temps que de nouvelles viennent les remplacer. En gros, Netflix perd plus d’argent qu’elle n’en gagne mais ce qu’elle gagne est si énorme que ses actionnaires se frottent les mains et continuent à investir dedans. Le capitalisme moderne dans ce qu’il a de plus radical et jusqu’au-boutiste.

En juin 2019, Netflix signe donc un deal avec Warner qui accélère grandement les choses, la post-production de la série débutant aussitôt, suivie par un tournage entre octobre 2020 et août 2021 pour une diffusion en 2022 prévue pour le mois d’août et comptant onze épisodes, finalement réduit à dix.

Surtout, à la différence de l’éphémère série télévisée Constantine, qui adaptait du matériel typiquement britannique à la sauce américaine, The Sandman a été entièrement tourné en Grande-Bretagne, ce qui lui confère une atmosphère particulière, comme celle que l’on retrouve dans les films Harry Potter, la plupart de son casting étant également britannique.

Une bonne adaptation étant également synonyme de trahison, de nombreux changements et améliorations ont été faites, même si la première saison adapte toujours les deux premières storylines du comic, à savoir ‘’Preludes & Ncturnes’’ et ‘’The Doll’s House’’. Au niveau de la temporalité, l’histoire ne commence plus à la fin des années 80 mais à notre époque, Dream n’a donc plus été emprisonné durant trois quart de siècle mais durant plus de cent ans.

Tenant compte de cela, la série a également subi quelques ajustements lié à notre société actuelle. Il y a trois décennies, les minorités ethniques et sexuelles étaient très peu représentées dans la pop culture et The Sandman, malgré son ouverture d’esprit, n’y a pas échappé. En réfléchissant à cela, Neil Gaiman s’est imaginé à quoi ses personnages ressembleraient s’il les avaient crées il y a une année ou deux.

Le résultat final s’avérant aussi original qu’audacieux, il convient de s’y attarder. Parcourons donc ensemble le casting de la série afin d’en énumérer les différents personnages et leurs interprètes respectif.

Morpheus/Dream
Dans le rôle-titre, Tom Sturridge, un acteur anglais né en 1985 et choisi par Gaiman parmi plus de quinze cent prétendants pour sa ressemblance frappante avec le marchand de sable. Le moins que l’on puisse dire c’est que le choix semble parfait et que le Lord Byron du film Mary Shelley a ici trouvé un titre encore plus prestigieux à épingler à sa filmographie.

Lucifer Morningstar
Copie carbone de David Bowie jeune dans le comic, l’ange déchu est ici incarné par Gwendoline Christie, immortelle Brienne of Tarth dans la série Game of Thrones et incarnant ici une version féminine bien plus fidèle et inquiétante que celle immortalisée durant six saisons télévisées par l’extravagant Tom Ellis, pourtant brièvement envisagé pour reprendre son rôle. On a eu chaud, c’est le cas de le dire.

Lucienne : the Librarian
Autre changement notable, l’austère bibliothécaire rouquin de The Dreaming à la coiffure improbable se voit réinventé par Vivienne Acheampong, une actrice afro-américaine au crane rasé pour l’occasion. Si le pari semble audacieux, les afficionados du comic devraient sans peine retrouver l’attitude et le langage de leur personnage au travers du jeu subtil et classieux d’Acheampong.

The Corinthian
Comme pour Morpheus, le casting s’est ici borné à trouver un parfait sosie du maléfique cauchemar échappé de The Dreaming. C’est l’américain Boyd Holbrook, vu dans Logan et The Predator, qui donne vie au vilain principal de cette première saison, et quel vilain, une entité malfaisante et hyper-intelligente se comportant comme le plus charismatique et sournois des psycho-killers. Un méchant qui devrait faire date à n’en pas douter.

Sir Roderick Burges
Inoubliable Clemens dans Alien 3, rappelez-vous, le praticien déchu couchant avec Ripley, et, évidemment, le patriarcal Tywin Lannister de la série Game of Thrones, ce merveileux acteur anglais incarne ici le vieil occultiste responsable de l’emprisonnement de Morpheus durant plus d’un siècle. Un rôle qui devrait donner une nouvelle dimension à Burges, personnage pathétique et pitoyable dans le comic original.

Abel
Vieux personnage DC Comics de l’anthologie House of Secrets et de The Dreaming, la série spin-off de The Sandman, le tristement jovial Abel est ici admirablement incarné par le britannique Asim Chaudhry qui lui donne toute la bonhomie et le pathos de rigueur.

Cain
Dans le rôle de son frère fratricide, car oui, Cain et Abel sont bien les mêmes que ceux de la Bible, l’acteur britannique d’origine indienne Sanjeev Bhaskar risque bien de créer des crises de panique chez les téléspectateurs, son sourire et son regard enjoués collant parfaitement à l’aspect psychopathe de celui qui fut l’hôte de l’anthologie House of Mystery de DC Comics et, comme son frère, l’un des héros de la série The Dreaming. On guettera d’ailleurs les deux fameuses maisons, situées justement dans le royaume de leur souverain Morpheus.

Death
Plus que Lucifer et Lucien, le casting de Death a été le sujet d’une polémique absurde au sein de la prétendu fan-base de The Sandman, obligeant Neil Gaiman en personne à intervenir sur les réseaux sociaux pour recadrer ce fandom toxique. Adolescente gothique caucasienne dans les comics, la Mort est ici interprétée par l’actrice Kirby Howell-Baptiste, actrice britannique non seulement âgée de 35 ans mais également noire. Introduite dans l’épisode six, ‘’The Sound of Her Wings’’, la londonienne devrait mettre tout le monde d’accord au vu des premiers extraits. Brillant court-circuitage d’un cliché culturel tenace, ce casting permet de rendre enfin hommage à toute une frange racisée de la communauté gothique et présente depuis les débuts du mouvement à la fin des années 70.

Desire
Autre membre de la famille des Endless, Desire est incarné par l’acteur américain non-binaire Mason Alexander Park dont le sourire éclatant, digne du Joker, contraste grandement avec la vision androgyne quelque peu classique du personnage original. Bien plus flamboyant et outré dans son jeu, Park nous promet un Desire haut en couleurs ayant abandonné les costards sur mesure et le porte-cigarette pour des guêpières et des plumes. On en frissonne déjà de plaisir.

Despair
dans le rôle de la sœur difforme de Dream et jumelle de Desire, l’actrice anglaise Donna Preston devrait également passablement attirer l’attention, son personnage étant pour le moins hors-norme, même si les différentes bandes-annonces ne nous en ont pratiquement rien révélé. Sans doute une surprises visuelle afin de garder encore un peu de mystère jusqu’à la diffusion de la série début août et briser un nouveau cliché grossophobe.

Johanna Constantine
A jamais Clara Oswald dans la série Doctor Who, l’anglaise Jenna Coleman récupère ici un rôle de choix, se substituant au mage John Constantine du comic pour en interpréter l’incarnation moderne de son ancêtre de sorcière, Lady Constantine. Une jolie pirouette scénaristique qui promet un développement inédit, John n’intervenant que brièvement dans les premiers épisodes du comic avant de disparaître de l’intrigue.

Ethel Cripps
Personnage ultra-secondaire du comic, la fiancée de Sir Roderick Burgess se voit interprétée par Joely Richardson, la Julia McNamara de la série Nip/Tuck, ce qui préfigure, à l’image de Joanna Constantine, un traitement inédit spécialement pour la série. On se réjouit de retrouver la classe toute britannique de cette impressionnante comédienne dont la carrière cours sur désormais cinq décennies. Le personnage de Ethel Cripps est également joué à un autre âge par l’actrice irlandaise Niahm Walsh, née en 1988.

Dr. John Dee
On ne présente plus David Thewlis, monument du cinéma anglais dont la voix est aussi connue que son visage. Il incarne ici le fils d’Ethel Cripps et docteur inconscient prêt à mettre le monde en péril au nom de ses ambitions personnelles. Plus connu sous l’alias de Doctor Destiny, ce personnage plus mort que vivant promet une nouvelle performance dérangeante pour Thewlis après celle bien malaisante offerte dans la série Fargo.

Rose Walker
Personnage fil rouge du comic original, Rose est un personnage d’une importance capitale de par sa trajectoire et le lien qui la lie à Morpheus. Blonde caucasienne dans le comic, elle devient ici une adolescente afro-américaine à la recherche de son frère perdu traqué par The Corinthian.

Fiddler’s Green/Gilbert
A la fois un lieu mythique de The Dreaming et le garde-du corps personnel de Rose Walker, Gilbert est un gentleman dans la plus pure tradition anglaise. Qui de mieux donc que l’immense humoriste et homme des médias Stephen Fry pour incarner un tel caractère ? Une nouvelle performance de haut niveau à n’en pas douter pour ce monument de la culture britannique.

Lyta Hall
La veuve de Hector Hall, le Sandman super-héros des comics, est ici jouée par Razane Jammal, actrice britannique d’origine libanaise et que les téléspectateurs reconnaîtront d’une autre série Netflix nommée Paranormal.

Unity Kinkaid
Personnifiant l’emprisonnement d’un siècle de Morpheus, celle qui se réveille d’un long sommeil de la même durée se retrouve personnifiée par Sandra James-Young, une vénérable actrice britannique d’origine africaine bien connue des amateurs de séries télévisées.

Matthew the Raven
Premier à avoir été casté dans la série, un jour avant qu’elle ne soit présentée à Netflix, Patton Oswald, fan de longue date du comic, devrait donner beaucoup de gouaille et de mélancolie à la corneille émissaire de Dream qui fut, autrefois, un homme.

Mervyn Pumpkinhead
Également une voix, le visage du jardinier râleur de The Dreaming étant une citrouille d’Halloween en CGI fumant la cigarette, Mervyn dispose des talents vocaux du génial Mark Hammil, ce qui ne devrait pas tarder à élever ce personnage obscure à un niveau légendaire dans les mois à venir.

Tout ce petit monde, se retrouvera donc réuni le 5 aôut sur Netflix pour la première saison d’une série qui, si tout se passe bien, devrait en compter cinq, vu que ce sont à chaque fois deux storylines qui sont adaptées et que la saga originelle en compte dix. Et je ne compte pas les mini-séries et romans graphiques publiés jusqu’à nos jours.

Si le budget pharaonique de The Sandman, le plus grand jamais atteint par une série Netflix, se voit compensé par des visionnages conséquents, voir de nouveaux abonnements à la plateforme de streaming, nul doute que l’incroyable catalogue de personnages créé par Neil Gaiman nous permettra de découvrir les derniers membres de la famille des Endless, ainsi que nombre de personnages secondaires devenus depuis incontournables.

Avouant s’être plus investi sur l’adaptation live de The Sandman que sur celle d’American Gods, Neil Gaiman confesse pourtant avec une sincérité typiquement britannique qu’il s’est néanmoins plus impliqué sur Good Omens, sans doute parce qu’il lui a fallu se mettre à la place de Terry Pratchet, cruellement absent de sa conception. Cela n’enlève rien à sa participation essentielle sur The Sandman, mais l’on peut aisément comprendre qu’après trois décennies de ‘’development hell’’, l’auteur se soit quelque peu détaché de sa création la plus emblématique, la laissant voler de ses propres ailes vers un nouveau public ne connaissant rien des comics dont elle est tirée. Pour l’instant du moins.

Il me tarde de voir des étudiantes à cheveux bleu lire The Sandman dans les transports en commun cet automne.

The Sandman
USA – 2022 / 60 min /Drame, Fantastique
Créée parNeil Gaiman, Allan Heinberg
Avec Tom Sturridge, Gwendoline Christie, Vivienne Acheampong
Netflix

[Écrit par François Steiner]

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