La 53e édition des Journées de Soleure dédie le programme spécial «Rencontre» au réalisateur Christoph Schaub. Auteur d’une trentaine de fictions et documentaires, le Zurichois fait partie depuis des dizaines d’années des figures marquantes du cinéma suisse.


Films d’intervention politique, comédies, drames et documentaires consacrés à l’architecture: Christoph Schaub maîtrise à la perfection les genres les plus divers. «Schaub est un excellent réalisateur, qui ne cesse de surprendre son public. La «Rencontre» donnera l’occasion de découvrir des œuvres connues et moins connues, dont «Rendez-vous im Zoo», datant de 1995 », se réjouit Seraina Rohrer, directrice des Journées de Soleure.

Le cinéaste de films à succès comme «Sternenberg» (2004), «Jeune Homme» (2006) ou «La disparition de Giulia» (2009) a entamé sa carrière en participant à la rébellion des jeunes Zurichois dans les années 1980. Membre actif du collectif Videoladen, autodidacte, il commence par réaliser des films d’agit-prop. «Wendel», en 1987, marque ses débuts dans la fiction. Deux ans plus tard, «Dreissig Jahre» sort en première en compétition au Festival du film de Locarno. En 1992, Christoph Schaub est invité à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes pour y présenter «Am Ende der Nacht».

Le cinéaste entame ensuite une période d’intense dialogue avec le film documentaire. Et dans ce domaine, Christoph Schaub a développé une véritable fascination pour les thèmes architectoniques. Il consacre un film aux réalisations des architectes Gion A. Caminada et Peter Zumthor («Lieu, funcziun e furma», 1996, «Il project Vrin», 1999), Santiago Calatrava («Die Reisen des Santiago Calatrava», 2000), Oscar Niemeyer («Brasilia – eine Utopie der Moderne», 2007), enfin, il filme la construction du stade national de Pékin, conçu par Jacques Herzog et Pierre de Meuron («Bird’s Nest – Herzog & de Meuron in China», avec Michael Schindhelm, 2008).

En 2004, Christoph Schaub réalise une comédie, «Sternenberg», qui cartonne au box-office, puis, en 2006, son «Jeune Homme» remporte aussi un vrai succès, et des deux côtés de la Sarine; enfin, en 2009, «La disparition de Giulia» décroche le Prix du public au Festival du film de Locarno. Pour ses films de fiction, Christoph Schaub s’appuie souvent sur des scénarios écrits par des écrivains, comme Martin Suter ou Micha Lewinsky. Actuellement, le réalisateur travaille à un documentaire intitulé «Architektur der Unendlichkeit» et à une fiction en rhéto-roman.

Lors de la 53e édition des Journées de Soleure, Christoph Schaub proposera un choix de ses propres films et participera à une table ronde sur le thème «architecture et cinéma».

Chaque année, la section parallèle «Rencontre» rend hommage à une personnalité du cinéma suisse, présente une sélection de ses œuvres ou réalisations et permet au public de la rencontrer à Soleure. François Musy, Ursina Lardi, Peter Liechti, Silvio Soldini, Marthe Keller, Alain Tanner, Jacqueline Veuve, Claude Goretta, Jean-Luc Bideau, Bruno Ganz, Maximillian Schell, Ruth Waldburger et Renato Berta, entre autres, ont été les précédents invités d’honneur du festival.

«Rencontre» est un programme qui bénéficie du soutien de la Fondation Ernst Göhner ainsi que de la Ville de Zurich.

Les 53es Journées de Soleure auront lieu du 25 janvier au 1er février 2018.

[Source : Communiqué de presse]

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