Ces 2 fictions proposées pendant la 27e édition du « Black Movie », à présent terminée, ont permis au public de voyager, de découvrir une rétrospective publicitaire dramatique et captivante. Et de constater, qu’un exorcisme turc peut être très amusant.

« Nó » : Depuis 15 ans, le régime d’Augusto Pinochet règne presque en maître au Chili. Mais face à la pression internationale et aux enquêtes contre sa gestion totalitaire, il en acceptera un référendum. Au sein des nouveaux opposants, René Saavedra qui s’avère être un publicitaire doué dans son domaine, néanmoins nullement lié à la politique jusqu’à présent. Totalement fauché, son équipe et lui-même créeront juste un mot, un plan subtil et audacieux pour tenter le libérer leur pays de cette dictature…
Diffusé en 2013 dans les cinémas, le long-métrage « Nó » de Pablo Larrín (« Maria »), aura profondément marqué les spectateurs-trices et les critiques du 7e Art. Ce, grâce à son réalisme, à l’utilisation judicieuse des images d’archives et à une reconstitution précise du début des opposants officiels et de leur fameux slogan « Nó ».
Si son intrigue débute de manière posée par le biais d’une sorte de recrutement en face-à-face et de manière plutôt originale, la suite interpellera davantage. Car le publiciste engagé de cette manière, « René Saavedra » dans la fiction et Eugenio Garcia dans la réalité (et toujours en vie), deviendra malgré lui, le pilier créatif de l’opposition.
Si le choix et la distribution des acteurs-trices s’avèrent être judicieux, l’un des éléments remarquables de « Nó » se situe au niveau du mélange très adroit, entre les véritables images d’archives (un peu plus d’un tiers) et la reconstitution faite par l’équipe de cette réalisation.

Ce drame historique relate également la création d’une sensibilisation publicitaire intelligente de la part des adversaires d’Augusto Pinochet. Même tout le monde, de la population audit parti opposé, la mésestimera grandement au départ.
« Nó » reste donc un biopic historique intense, tragique et efficace jusqu’à la dernière minute. S’adressant avant tout aux Chiliens-iennes, cette fiction relate certaines décisions et faits, semblant impossibles à présent. Il ne faut toutefois et malheureusement, ne jamais dire, jamais…
« Seytan » : Gül et sa maman vivent dans la prospérité au sein de leur belle demeure. Alors que la jeune fille se prépare à fêter son anniversaire, elle commence à ressentir d’étranges troubles et se comporte anormalement. Rapidement sa mère essaiera de l’aider par le biais d’expertises médicales. Mais la santé de Gül empire… Même avec l’aide et l’intervention d’un imam et de son assistant. Dès lors, ils constateront à la suite de leurs rituels religieux, la possession de Gül par un démon, un seytan.

Moins d’1 an après la sortie mondiale de « L’Exorciste » dans les salles obscures, et son succès planétaire, la Turquie qui manquait cruellement d’inspiration pour des intrigues de films, décida de copier certaines productions américaines. Ainsi naquit « Seytan » ou encore leur inoubliable « Superman ».
Réalisée, produite et tournée avec un très petit budget, cette fiction se classe directement dans la catégorie des nanars. Car pour vomir du sang bleu ou voir des câbles soulever des objets, ce film amuse davantage et n’effraie nullement.
« Seytan » se découvre donc afin d’enrichir ses connaissances cinématographiques. Il s’apprécie e compagnie d’un grand bol de popcorns et dès ses 1res minutes, la comparaison avec le chef d’œuvre américain sera inévitable. Pour finalement songer, que cette version turque est vraiment très pâle en comparaison…














