Shelby et Matt ont tout pour être heureux. Amoureux fous, leur vie quasiment parfaite se concrétise avec l’achat d’une somptueuse demeure. Mais parfois, un achat sur un coup de tête n’est-il pas annonciateur d’une fin absurde ?

La cinquième saison de l’une des séries les plus étranges de cette décennie s’éloigne du concept « classique » de ses prédécesseurs. « Roanoke Nightmare » est en effet tourné à la manière d’un documentaire avec la reconstitution de faits. Une idée plaisante, mais qui hélas annonce une confusion un peu trop complexe permettant de comprendre les épisodes.

Inspirée de faits réels, le-la spectateur-trice est invité-e à découvrir l’horreur qu’on subit Shelby et Matt, le jeune couple multiracial. Après l’achat aux enchères de ce qui devait être la maison d’une vie, le rêve idyllique se transforme très vite en cauchemar. En effet rapidement, ils décèlent qu’ils vivent sur les terres d’anciens colons menés par « La Bouchère ». Qui est incarnée avec passion par Kathy Bates (« American Horror Story : Hotel »), une des fidèles de la franchise.

Les plus féru-e-s verront une allusion à l’un des long-métrages les plus marquants de la comédienne, « Misery ». Pour rappel, il s’agissait d’une des plus intenses adaptations littéraires du romancier horrifique Stephen King. Kathy Bates incarnait là aussi la folie à la perfection. Pour en revenir à « American Horror Story : Roanoke Nightmare », il est malheureusement vrai que les premiers épisodes de la reconstitution sont plutôt ennuyeux. Par contre, la seconde partie remonte change vraiment l’ambiance et l’histoire et améliorent clairement la qualité de la fiction. Pour rendre la trame plus crédible encore, une équipe de télévision choisit de s’installer dans ces lieux maudits dans le but d’obtenir davantage d’intérêt des téléspectateurs-trices. Mais ce procédé de « found footage », ou donner l’impression au public que les protagonistes filment les moments en explications plus claires, fatigue à nouveau très vite. Donnant ainsi à nouveau le sentiment que la série est lassante et répétitive. Par rapport au casting, en sus de Kathy Bates donc, le reste de l’équipe excelle dans l’ensemble de leurs rôles. Les aficionados de la saga apprécieront de retrouver une partie d’entre eux-elles, notamment Sarah Paulson (« Pentagon Papers ») ou même la chanteuse Lady Gaga.

En soit, cette 6ème saison n’est pas totalement à éviter. Car les décors et les scènes horrifiques sont plutôt réussis. Les âmes sensibles sont évidemment invitées à découvrir le récit, tout en sachant que l’hémoglobine et l’étripage seront bien filmés et visibles. Il vaut donc mieux être préparé-e-s.

Comme antérieurement les « American Horror Story » ont toujours leur succès auprès des téléspectateurs-trices, une 7ème a été tournée 2017. Malheureusement, le public américain ne semble pas avoir été au rendez-vous puisqu’elle a été la moins regardée depuis sa création en 2011. Il est toutefois à espérer que le morbide, le sordide et le sanglant soient toujours autant présents afin de rendre les épisodes encore plus savoureux. Malgré cette nette baisse, une saison 8 est en préparation et comme cela fut le cas auparavant, elle paraît prometteuse.

 

  • American Horror Story : My Roanoke Nightmare
  • Réalisateurs : Ryan Murphy, Brad Falchuk
American Horror Story - Roanoke : le cauchemar scénarisé
3.0Note Finale

A propos de l'auteur

Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

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