Jour 4 pour la 43ème édition dudit festival et enfin le soleil s’est généreusement montré. Avec cette bonne nouvelle météorologique, la journée ne pouvait que bien se passer. Ce fut le cas grâce au work in progress signé « Warner Bros.  » et un ninja prêt à tuer.


Présenté à la salle Pierre Lamy toujours au centre d’Annecy, le work in progress lié à l’inoubliable dogue danois « Scoubidou » débuta d’abord par l’introduction du modérateur en invitant les hôtes à venir sur scène pour se présenter.

Dirigé donc par la Vice-Présidente exécutive de « Warner Animation Group », accompagnée de ses collaborateurs attachés au projet, la conférence commença directement en fêtant cette année les 50 ans de l’énorme chien froussard. Nous apprîmes aussi que nous étions les 1er à découvrir l’avancée actuelle de la future animation prévue au cinéma pour 2020. Celle-ci a d’ailleurs déjà son nom : Scoob.

Puis, un clip récapitulatif des différents « Scoubidou » fut diffusé et quelques instants plus tard, nous découvrîmes des photos datant de 1969 de l’équipe ayant conçu et préparé « Scoubi » et ses ami-e-s.

Les intervenants nous expliquèrent également qu’au court de ces dernières années, la bande de la « Mystery Machine » a été régulièrement améliorée. A l’exemple des poils du grand chien, beaucoup plus visibles à présent. D’autres modifications, furent faites sur ses partenaires. « Sammy » se tient dorénavant le dos moins incurvé, mais toujours courbé. « Véra » demeure encore l’intellectuelle du groupe, mais est devenue plus féminine et sa couleur de peau change un petit peu. « Daphné » voit sa féminité accentuée, même si elle ne devient pas sensuelle. Quant à « Fred », le changement lui étant défini demeure davantage regrettable. En effet, au lieu de rester chic, les graphistes ont décidé de le rendre plus athlétique. Fort heureusement, il s’agit du seul rendu avec ce contraste différent.

Ensuite, un bref hommage au créateur des enquêteurs fut rendu, soit Iwao Takamoto. Décédé en 2007, ce génie de l’animation créa d’autres personnages comme « Astro, le chien des Jetson ». Nous vîmes également à quel point les infographistes s’investirent pour cette nouvelle version. Ainsi, un véritable gros dogue danois (et sa maîtresse) travailla avec eux dans l’intention de rendre beaucoup plus crédible les réactions de l’animal fictif. Un élément réussi, sachant que le côté cartoonesque demeure toujours autant présent.

A la fin de cette cession, et entre des « Scoubi Snacks » distribués suite à un rapide petit concours (je n’en ai pas eu), nous découvrîmes en exclusivité mondiale un extrait du futur long-métrage animé. Les photos étant interdites, comme pour chaque work in progress du genre, je peux simplement préciser que l’humour, les monstres et le côté froussard des 2 mythiques compères, sont largement respectés.

Par la suite, mon après-midi relativement chargé passa tout autant rapidement. J’ai particulièrement apprécié le long-métrage danois nommé « Chekered Ninja » :
L’oncle d’Alex est particulièrement chanceux. Très occupé par son travail étant capitaine d’un cargo, il n’a pas eu le temps d’acheter un cadeau pour l’anniversaire de son neveu. Du coup, lorsqu’il lui offre une poupée ninja déposée près de sa cabine pour une raison inconnue, Alex en est d’abord content, puis super heureux car il était loin de s’imaginer que le ninja est… réellement vivant ! Bien que se proposant d’aider Alex, notamment par rapport à ses problèmes de camaraderie, le ninja a d’autres projets plus sombres. Celui de prendre sa revanche sur un ennemi redoutable et malgré lui, Alex devra l’aider dans cet obscur projet.

Basée sur le livre du même scénariste, soit Anders Matthesen, cette réalisation a particulièrement marqué le public danois car elle a réalisé un record de vente de tickets de cinéma depuis 1985. Cela se comprend largement et dès le 1er plan de « Chekered Ninja ».

Rythmé scénaristiquement et musicalement, l’histoire permet aux spectateurs-trices de ne jamais s’ennuyer. En outre, d’excellentes petites piques sont envoyées occasionnellement par rapport aux problématiques de la société actuelle. Qui plus est, le fantastique se mélange très bien aux injustices modernes comme l’esclavagisme industriel.

Sans être moralisatrice ni dotée d’une violence pouvant effrayer les jeunes enfants, cette animation permet de passer un excellent bon moment en famille, de découvrir un peu mieux le mode de vie du Danemark et de comprendre que… la réincarnation d’un ninja a toujours du bon.

"Annecy 2019" : "Scoubi" sera de retour et la vengeance d’un ninja peut être terrible !
Chekered Ninja
5.0Note Finale