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20 octobre 2020

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« Big Fish » : un classique à ne pas louper

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Il est difficile de dire si c’est son histoire improbable, ses acteurs, son ambiance, sa musique (composée par Danny Elfman), ou encore ses innombrables Tim Burton-ismes qui font de « Big Fish » un classique à ne pas louper, mais ce qui est sûr, c’est qu’il s’agit d’une œuvre exceptionnelle qui dépasse largement tous les mots qui pourraient la qualifier.


Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce long-métrage, il peut se résumer en quelques mots : Edward Bloom, sur son lit de mort, raconte pour la énième et dernière fois le récit de sa vie. Infiniment amateur de bonnes histoires, il n’hésite pas à broder autour de la réalité pour délivrer des aventures toujours plus rocambolesques, toujours plus à son image. Seulement, si tout le monde semble apprécier ce personnage aux ambitions plus grandes que la vie elle-même, son fils, Will, arrive à la réalisation qu’il ne connaît rien de son père au-delà de ce qu’il a toujours raconté pour épater les oreilles de ses convives.

Impossible d’en dire plus sur l’histoire sans trop en révéler, mais Big Fish est une fable formidable à la profondeur subtile et aux émotions vives, qui nous apprend que la réalité peut-être quelques fois assez surfaite et que les récits d’une personne, même s’ils sont peut-être enrobés d’une énorme dose de mystère et d’extravagance, sont parfois un bien meilleur moyen d’en apprendre sur elle que n’importe quel fait avéré.

Avec Albert Finney (« Le Crime de l’Orient-Express »), Ewan McGregor (« Moulin Rouge! », « Trainspotting »), Jessica Lange (« King Kong », « American Horror Story »), Billy Crudup (« Public Enemies », « Alien: Covenant »), Marion Cotillard (« Jeux d’enfants », « Les Petits Mouchoirs ») et un cortège d’autres sublimes apparitions, « Big Fish » bénéficient d’interprétations justes, subtiles et émouvantes, en toute simplicité. 

Basé sur un roman de Daniel Wallace, le long-métrage avait tout d’abord été confié à Steven Spielberg, mais ce dernier abandonne le projet pour se consacrer entièrement à « Arrête-moi si tu peux ». Une fois le film visionné, il est à vrai dire presque impossible d’imaginer un autre réalisateur que Tim Burton à la tête de l’œuvre : plusieurs éléments semblent avoir été spécialement écrits pour Tim Burton, comme si cette histoire jouant avec la beauté de l’imaginaire, la froideur de la réalité et la poésie que l’on obtient en combinant les deux, n’aurait pas pu être aussi bien racontée que par le maître conteur d’histoires fantastiques lui-même.

Même si « Big Fish » a un goût quelque peu différent de ses autres chefs-d’œuvre et qu’il est difficile d’expliquer pourquoi il est si incroyable, Burton est au sommet de son art et c’est peut-être justement tout ce côté insaisissable et étrange qui rend « Big Fish » aussi fascinant. Ce qui est sûr, c’est que ce film a une teinte unique, il est d’un genre presque impossible à définir, et je ne pense pas trop m’avancer en évoquant cela comme une des raisons pour lesquelles il a résonné avec autant de personnes : à l’instar de ce film et d’Edward Bloom, nous sommes des êtres uniques difficiles à contenir dans une seule et même boîte, et il est vain de penser que la vie peut se résumer à des simples faits noirs ou blancs.

Pourquoi racontons-nous des histoires ? Si notre émerveillement n’était pas une des choses les plus sincères et belles de ce monde, le cinéma lui-même n’aurait pas de raison d’exister. Alors entre ce qui est vrai ou non, quelle importance, si notre émoi est réel ?

Big Fish
Sorti le 3 mars 2004
USA – 2h 05min / Comédie dramatique, Aventure
De Tim Burton
Avec Ewan McGregor, Albert Finney, Jessica Lange

Moïra Farwagi
Passionnée par l’écriture et le cinéma depuis longtemps, Moïra Farwagi a trouvé au sein de Daily Movies un merveilleux moyen de communiquer ses passions. Des films cultes aux films un peu moins cultes et franchement risibles des années 80, en passant par les comédies, les films de super-héros, les films qui font pleurer et encore un tas d’autres choses, le genre préféré de Moïra peut se résumer par « ce qu’elle aime ».
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