Excess Flesh de Patrick Kennelly

Quatrième journée de NIFFF, des cernes toujours plus grands et une envie toujours plus pressante de voir un maximum de films.


Après avoir assisté à une conférence sur l’écriture dans les séries TV en présence du grand Chris Carter, on commence avec le finlandais « Lovemilla » de Teemu Nikki. Tiré d’une websérie à succès, le film se vautre complètement sur la durée. Les cinq premières minutes sont pourtant très sympathiques, l’univers absurde et décalé mis en place par le réalisateur fonctionnant à merveille. Puis ça se gâte, on sent beaucoup trop que le film n’est qu’un court épisode étiré sur 1h30. Dommage, car il y avait du potentiel.

Lovemilla de Teemu Nikki

Lovemilla de Teemu Nikki

Le taiwanais « Black & White : Dawn of Justice » de Tsai Yueh-Hsun s’avère beaucoup plus rigolo, tant le film dégouline de cette naïveté très caractéristique du cinéma d’action de là-bas. Cette séquelle du premier film qui précède en fait la série à succès du même nom propose son lot d’effets spéciaux foireux, d’acteurs en roue libre, un scénario inutilement alambiqué et les inévitables violons de circonstance pour les scènes dramatiques. On nage, on se noie dans les clichés, mais ça reste suffisamment marrant pour être supportable.

Black & White : Dawn of Justice  de Tsai Yueh-Hsun

Black & White : Dawn of Justice de Tsai Yueh-Hsun

Un vent de nostalgie 80’s souffle sur le canadien « Turbo Kid », qui dans un esprit très « Goonies » mâtiné de gore nous raconte une belle histoire d’amour entre un garçon super-héros et une fille robot sur fond de musique électronique du meilleur effet. On pouvait craindre un trop-plein de nostalgie, mais le film n’oublie pas d’avoir du cœur et émeut même au détour de certaines séquences. C’est kitsch, référentiel, nostalgique, mais les trois réalisateurs proposent un post-apo réjouissant et jamais ennuyeux.

Turbo Kid de Anouk Whissell, Francois Simard et Yoann-Karl Whissel

Turbo Kid de Anouk Whissell, Francois Simard et Yoann-Karl Whissel

On termine cette journée dans le malaise et l’inconfort à la vision d’ « Excess Flesh » du très jeune Patrick Kennelly. Véritable descente aux enfers d’une jeune fille schizophrène et anorexique, le film est extrêmement anxiogène et ne quitte quasiment jamais l’appartement du personnage principal, Jill, campée par une actrice habitée, Bethany Orr, qu’il faudra suivre assidument ces prochaines années vu le potentiel de son jeu. Un excellent film donc, peut-être une des meilleures surprises du festival pour l’instant.

Excess Flesh de Patrick Kennelly

Excess Flesh de Patrick Kennelly

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