Pour le premier jour du festival, 12 films étaient programmés. Une entrée en douceur en comparaison de ce qui attend le public ces prochains jours.


Premier jour donc, et premiers choix. Impossible de tout voir, par manque de temps bien sûr, mais aussi parce que certaines projections se chevauchent. Qu’importe, les films, contrairement aux trains, passent deux fois.

Nous avons donc commencé à 17h par l’élégant « The Night », marivaudage nocturne du réalisateur Chinois Zhou Hao, projeté dans la section rétroqueer +18 qui rassemble les œuvres queer marquantes des précédentes éditions. Dans la même catégorie, nous avons poursuivi notre voyage asiatique avec « Tropical Malady » du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul dont les films ont souvent été montrés au Black Movie. Histoire d’amour entre un soldat et un villageois qui s’enfoncent peu à peu dans l’univers envoûtant puis étouffant de la jungle métaphorique de leurs pulsions primaires.

Après cette captivante entrée en matière, il nous a fallu prendre l’air, respirer le froid en regardant la voûte céleste que la pluie avait momentanément épargnée. Après cette pause sensorielle, nous avons repris nos pérégrinations visuelles du continent asiatique. À Taïwan tout d’abord, avec le film de gangster « Godspeed » de Chung Mong-Hong, en première suisse dans la catégorie Sympathy for Mr. Vengeance. Parcours de Taipeh et ses alentours dans un taxi avec petit dealer et gros truand. Enfin, ce fut la séance de minuit où nous fûmes plongés dans l’univers gore du Japon du réalisateur Yoshihiro Nishimura et de son « Meatball Machine Kodoku » que la brochure de présentation avait annoncée comme de la « science-fiction what the fuck ». On ne saurait mieux dire. Au sortir des salles obscures, épuisés, mais heureux, nous avons trouvé l’énergie pour pousser les portes du mystérieux Xanadu où la soirée Soul Train, première nuit blanche du nom, nous accueillait jusqu’au petit jour.

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