Mercredi, 11 films. Voilà, nous avons dépassé l’exacte moitié du festival. À compter de ce jour, nous sommes plus proche du tomber de rideau que du lever. Heureusement, le voyage dans lequel nous nous sommes embarqués nous réserve encore d’éclatantes surprises et d’insensées nuits blanches.


Encore exaltés par Viktor et Alexey, il nous a coûté revenir sur terre. Après avoir goûté l’euphorie que procure la vodka, rien n’eut pu être plus brutal, mais nécessaire, qu’une douche froide. Parce qu’on ne peut léviter et vivre toujours, nous sommes entrés dans les « Machines » de Rahul Jain. Ce sont des hommes, ce qu’il en reste après des journées harassantes d’un labeur répétitif et dangereux, vivant dans l’usine qui les emploie comme faisant partie du matériel. Horreur d’une vie répétitive où l’homme n’est plus qu’un élément dans une chaine toujours plus grande de production. Ce fut un coup au moral qu’il a fallu encaisser. « Silent Mist », du chinois Zang Miaoyan, nous apparut alors comme une retraite enviable. Pourtant sombres et voilés, ces ruelles et canaux où hante le crime la nuit venue, avaient quelque chose de réconfortant.

On ne saurait dire quoi. Nous avons achevé notre repli dans la comédie romantique israélienne « Through The Wall », histoire de Michal qui désire ardemment se marier. Seul hic, elle n’a pas encore trouvé de fiancé. Avait également lieu, à Fonction : Cinéma, une table ronde sur le thème de la violence faîte aux femmes. Étaient présents notamment, La Dre Caroline Dayer et le réalisateur Dieudo Hamadi dont le film, « Maman Colonelle », était projeté ce jour-même.

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