Spécialiste des ambiances oppressantes (« Requiem for a Dream », « The Hole », « Stoker »), Clint Mansell se sent dans « High-Rise » comme chez lui. Cette histoire de société moderne concentrée dans un gratte-ciel trouve ici son illustration musicale parfaite, au rythme des cordes stridentes habituelles du style mansellien. Seulement ici, le compositeur ne s’arrête pas là et laisse la facilité de côté, car dans « High-Rise », l’angoisse est d’un nouveau genre, plus en sourdine. On voit alors apparaître une flûte fébrile et lancinante pour le mystère, des tambours saccadés et un orgue enveloppant pour la panique, un xylophone infantile et un luth majestueux pour l’angoisse. On sent ainsi une nouvelle maturité dans l’œuvre de Mansell et une nouvelle influence venant de la musique de film plus traditionnelle. S’écartant plus que jamais de son style reconnaissable, il s’aventure alors sans mal vers d’autres territoires plus classiques et variés, qui s’enchaînent parfaitement, malgré leur disparité certaine. Avec « High-Rise », Mansell se sublime lui-même.

High-Rise De Clint MansellHigh-Rise
De Clint Mansell
Silva Screen

 

High-Rise
4.0Note Finale