La harpiste Cécile Corbel (« Arrietty ») était à la manifestation afin de nous faire découvrir son nouvel album, mais également de chanter avec son public grâce à son bel instrument de musique. Avec notre partenaire, « Baka News Network », nous eûmes le plaisir de la rencontrer et d’en apprendre davantage sur elle.


Bonjour Cécile et merci de prendre le temps de répondre à nos questions. Est-ce que c’est la première fois que vous venez en Suisse ?
En Suisse Non, j’étais venue à « Polymanga », ça doit dater de 2011. Et puis, j’ai eu l’occasion de me produire en concert parfois en Suisse puisque je joue assez souvent dans l’Est de la France, Allemagne, Suisse… Donc c’est des régions que je connais un peu.

Vous jouez de quel instrument en fait ?
Ah, oui c’est vrai j’aurais pu le dire. Je suis harpiste et joue de la harpe celtique. Cela peut paraître assez exotique comme instrument, mais moi j’ai grandi en Bretagne où c’est un instrument relativement banal. C’est vrai que je ne pense pas à le présenter, mais il n’est peut-être pas aussi connu et populaire en Bretagne qu’en Suisse.

Comment s’est passé l’enregistrement de votre nouvel album ?
Comme chaque nouvel album. Je crois que je rentre en studio sitôt l’album précédent achevé. Donc, c’est un travail sur 2 ans, mais pas en continu…. Il y a 19 chansons sur ce disque-là. Des duos, des collaborations, c’est 2 ans de ma vie et cela vient de sortir à fin mars (2019). C’est tout frais.

Pourquoi avoir choisi le nom « Enfant du Vent » pour votre album ?
L’album s’appelle ainsi parce que c’est voyage un peu sur le dos du vent, un peu comme moi qui suis troubadour et qui suis pas mal dans le monde. Je suis née dans une région où il y a pas mal de vent aussi. Enfant, parce que c’est un disque qui est dédié au monde de l’enfance. Donc, on trouve des thématiques enfantines, mais pas seulement. C’est un disque pour les petits, pour les grands et tous ceux qui ont gardé une part d’enfance en réalité.

Donc aussi au monde de votre enfance ?
Forcément, il y a une part de ma propre histoire et de souvenirs de ma propre enfance. J’ai grandi dans le Finistère, mais il y a un côté mémoriel. Mais c’est surtout un disque pour accompagner la vie quotidienne. Il y a des moments un peu dansants, joyeux. Il y a des moments plus recueillis, intimes, autour de thèmes liés à l’enfance et aussi des petites berceuses.

Vous avez également composé la bande-son de l’animation japonaise « Arrietty – Le Petit monde des chapardeurs ». Comment cela c’est passé et qu’aviez-vous ressenti ?
L’histoire avec « Arrietty », elle a presque 10 ans maintenant. Elle continue de m’accompagner beaucoup, parce que j’ai eu vraiment beaucoup de chance de me retrouver sur la bande-originale du film. J’ai créé toutes les musiques d’ « Arrietty ». Par un coup de chance au départ parce que j’étais complètement inconnue au Japon jusqu’à l’année 2010. Le producteur en chef des studios japonais « Ghibli » Toshio Suzuki, a reçu un disque que j’avais envoyé un peu à l’aveuglette. Par chance, il est arrivé sur son bureau, il l’a écouté, aussi par chance, l’a aimé et cela lui a donné cette idée un peu folle de faire appel à une petite français pour la bande-originale. Et Je me suis retrouvée dans cette aventure.

Mais au fait, pourquoi avoir choisi la harpe ?
Quand on me pose cette question sur mon instrument, j’ai l’impression que c’est plutôt la harpe qui m’a choisie et je n’ai pas d’explication très rationnelle. Là où j’ai grandi, c’est un instrument qui est assez répandu et c’est un coup de foudre en réalité entre l’instrument et moi. Comme tous les coups de foudre amoureux, cela ne s’explique pas trop. J’ai eu une envie irrésistible de jouer.

Cela fait plus de 10 ans que vous composez. Comment vous sentez-vous à présent ?
Ça fait 10 ans que j’ai vécu l’aventure avec « Arrietty », mais j’avais déjà sorti des albums plus confidentiels auparavant. Ça fait presque 20 ans que je fais ce métier d’être troubadour et de me produire sur scène, d’enregistrer des disques. Au bout de 20 ans, je sens qu’il y a un joli chemin que j’ai fait et que j’ai envie de le continuer encore un peu. Je ne sais pas de quoi la suite sera faite. Mais c’est un métier où on ne connait pas le futur. Pour l’instant, je m’amuse encore beaucoup et j’espère garder l’envie et l’innocence de mes débuts.

Pour terminer, est-ce que vous vous imaginez jouer un jour dans un orchestre ?
J’ai eu la chance de pouvoir travailler avec un orchestre symphonique, mais qui jouait mes musiques. C’est une expérience assez… forte. Parce qu’on est portée par 40-60 musiciens qui jouent vos musiques. Donc, c’est quelque chose que je referais avec plaisir.