betamax

En début de semaine, Sony annonçait la fin des ventes de cassettes Betamax à partir de mars 2016 pour le plus grand désarroi des nostalgiques (la vente de lecteurs avait cessé en 2002). Il est vrai que cette cassette vidéo imaginée par Sony en 1975, et soutenue par des marques comme Toshiba, NEC ou encore Pioneer, n’avait déjà plus véritablement raison d’être avec l’arrivée du DVD mais alors que dire à l’époque du tout numérique.

C’est donc un pan de l’histoire technologique de notre civilisation, long de 40 ans, qui s’achève. La cassette Betamax rejoint le cimetière des rois, enfin pas tout à fait puisqu’elle ne s’est jamais véritablement imposée auprès du grand public, concurrencée par la cassette VHS (Video Home System), commercialisée par l’autre grande marque nippone, JVC.

La Betamax était une cassette à ruban magnétique de 12,7mm (idem pour la VHS) destinée aux enregistrements de programmes TV pour le grand public. Son défaut : sa courte durée d’enregistrement et son prix. Une cassette Betamax offrait, à ses débuts, une seule petite heure d’enregistrement à son utilisateur contre quatre pour la VHS, obligeant ainsi un changement de cassette en cours d’enregistrement. Pas pratique. La messe était donc dite ! Pourtant, Sony a continué à développer son produit et le vendre jusqu’à aujourd’hui. Ses recherches sur la Betamax, l’on aussi amené à créer en 1982, un format d’enregistrement vidéo professionnel sur bande magnétique appelé Betacam, puis Betacam SP et en 1993, la Betacam numérique.