Alors que la série des « Chevaliers du Zodiaque » (« Saint Seiya » en VO) s’apprête à fêter son 30ème anniversaire (elle a été créée en 1986), la Toeï Animation nous offre aujourd’hui un film qui met l’univers de Masami Kurumada au goût du jour.


Ne cherchez pas le scénario, vous le connaissez déjà. La jeune princesse Athéna, plus ou moins (in)consciente de son rôle, se fera enlever – et très certainement bien pire – si ses fidèles chevaliers ne lui viennent pas en aide. Et rapidement svp, l’aide, le film ne durant pas deux heures !

En 120 minutes, nous redécouvrons donc nos cinq fiers chevaliers de bronze, quelques personnages secondaires comme Tatsumi ou Mitsumasa Kido et… les 12 chevaliers d’or, bien sûr !

Les Chevaliers du Zodiaque: La Légende du Sanctuaire

Les Chevaliers du Zodiaque: La Légende du Sanctuaire

Pour suivre la tendance, le film ne comporte plus de dessin, aucun celluloïd, tout est désormais en 3D. Une 3D qui va permettre des miracles de technique qui auraient promis des milliers d’heures sans sommeil à un artiste travaillant « à l’ancienne ».

Que dire sinon que, c’est beau ! Fluide, rapide, parfaitement enchaîné. Plus actuel aussi. Le spectateur est appelé à comprendre facilement. Les méchants sont de vrais méchants, sans vraiment aucune raison de l’être. Les chevaliers d’or, présentés tel des dieux, se laissent battre, convaincre ou contourner, parfois en quelques secondes, faute de temps. La mécanique des armures, elle, est impressionnante et on ne se lasse pas de voir nos chers « Saints » enfiler leurs habits sacrés. Le fan le plus fidèle, quant à lui, hurlera au massacre tellement les idées du scénariste oscillent entre fidélité et blasphème complet, certains personnages importants étant pour le moins tournés en ridicule.

Les Chevaliers du Zodiaque: La Légende du Sanctuaire

Les Chevaliers du Zodiaque: La Légende du Sanctuaire

Bref, après un exceptionnel « Saint Seiya Lost Canvas » malheureusement à l’abandon et un « Saint Seiya Omega » toujours très critiqué, ce film, véritable Ovni, vient se situer quelque part dans une autre dimension de cette galaxie qu’est désormais ce « multivers » Saint Seiya (« Episode G », « Saintia Shô », « Next Dimension », « Omega », « Lost Canvas », « Tenkaï Hen »…).

La bande-son, elle, même si elle est pleine d’énergie, ne se rapproche en rien de celle de Maître Yokoiyama (« Saint Seiya », « Albator », « Ragen Blue »…) et on regrettera à jamais le fabuleux générique dont on se souvient même si on a oublié tout ce qui constitue la série.

Les Chevaliers du Zodiaque: La Légende du Sanctuaire

Les Chevaliers du Zodiaque: La Légende du Sanctuaire

Nous retiendrons une réalisation sans faille, un film rythmé, rapide, acharné, mais handicapé par un scénario qui, bien malheureusement, vient simplifier à outrance celui d’origine, au grand dam des fans les plus fidèles de la série.