Maps To The Stars

Maps To The Stars –


Pour sa nouvelle collaboration avec David Cronenberg, Howard Shore déçoit avec une musique intrigante mais difficile d’accès.


Il paraît déjà loin le temps où le nom de Howard Shore était synonyme d’événement, apparaissant quasi-simultanément aux génériques de la trilogie « Lord of the Rings » et des films de ses amis Cronenberg et Scorsese. 15 ans plus tard, ses musiques pour « The Hobbit » ont reçu un accueil mesuré, et ses contributions au cinéma plus ou moins indépendant ne marquent pas les esprits outre mesure. À sa décharge, le compositeur s’est récemment retrouvé aux prises avec des réalisations en demi-teinte, à l’image du dernier David Cronenberg, peinture au vitriol guère excitante du star system hollywoodien. L’approche musicale de Shore prolonge celle de « Cosmopolis » : formation réduite, instruments électroniques et synthétiques, sur le modèle des bandes-originales des années 80. Ici, c’est l’association tabla, contrebasse jazz, orchestre de chambre et nappes électroniques qui confère à « Maps To The Stars » une atmosphère new age intrigante, discrète et efficace avec les images, moins accessible une fois isolée. À découvrir tout de même le temps d’une ou deux écoutes au calme.

Maps to the Stars
Howard Shore
Harmonia Mundi