Sony et les développeurs de Camouflag ont le plaisir de mettre les joueurs Playstation VR (PS4) dans la peau de Tony Stark, le génie milliardaire, qui n’est autre qu’Iron Man. L’occasion est trop belle pour se mettre dans les bottes du Super-Héros et de son armure volante. Le tout en réalité virtuelle. Sensations garanties.


Marvel’s Iron Man VR, nous permet d’incarner Tony Stark à la première personne. Dans le jeu, on va visiter sa maison, son jet privé, mais surtout, on va enfiler la combinaison d’Iron Man. Sensations de vol garanties. Il est important de préciser que pour jouer à Marvel’s Iron Man VR, il faut le matériel nécessaire. C’est-à-dire le casque VR PlayStation, la caméra et deux PS Move. Deux packs Iron Man PlayStation VR sont disponibles en magasin qui contiennent tout ce qu’il faut pour jouer au jeu. Un avec casque VR, caméra, deux PS Moves et le jeu. Ou un Pack avec seulement les deux PS Moves et le jeu.

Comme dans tout jeu en VR, le plus important est de savoir si l’immersion est bonne et si on s’y croit.

Commençons donc par les commandes de vol et de tir. Dans Iron Man VR, il faut apprendre à piloter. Le vol est très surprenant au départ. On contrôle les deux propulseurs des mains de l’armure d’Iron Man. Chacun des PlayStation Move dirige l’inclinaison des propulseurs, mais c’est le positionnement de la paume qui donne l’angle, comme dans le film. Les incliner contre le bas fera décoller. Contre l’avant, on recule. Et contre l’arrière, comme un athlète de saut à ski, on avance. Tout le contraire de Superman.

Donc, un peu déstabilisant au départ, mais plutôt simple après quelques minutes. C’est assez naturel une fois acquis. C’est plus difficile de maîtriser par contre, surtout tourner et descendre. Il n’est pas facile de prendre des virages serrés, ni de descendre en piqué, les poignets humains étant ce qu’ils sont. Il faut jouer de tout son corps et de sa tête pour y arriver convenablement.

Heureusement, le jeu a de longs tutoriels pour bien tout nous expliquer en détails. Il y a même des parcours chronométrés pour mettre en pratique tout ce que l’on a appris. Et pour le côté compétition. Pas évident de faire un bon temps lors des premiers essais. Et le mal de cœur peut surgir durant la course, car on veut aller trop vite et la faut corriger, revenir, on regarde à gauche, à droite, en haut, en bas et on s’emballe et le coup de chaud arrive. Et là, mieux vaut tout stopper.

Globalement, le jeu ne rend pas malade trop vite pour les personnes sensibles au motion sickness. Les missions sont plutôt bien pensées pour nous faire voltiger sans pour autant nous rendre malades. Tant que tout se passe bien. Le problème, c’est dès qu’il faut casser le rythme et reprendre le contrôle, c’est la galère. Il faut faire attention de ne pas trop sortir du « chemin » prévu pour la mission et tout ira bien. Et comme toujours avec le VR, ne pas faire de trop grosses sessions et s’arrêter avant d’être malade si on sent que ça tourne.

Le pilotage, c’est bien, mais il faut aussi tirer et abattre des ennemis dans le jeu. Il faut donc se déplacer avec les propulseurs aux mains, mais aussi viser et tirer avec les mêmes mains. Difficile de faire les deux, me direz-vous. Mais on a deux mains et donc on peut faire plusieurs choses en même temps et switcher à la volée. Pour le tir simple, il suffit de viser et tirer sur sa cible, avec la main droite ou la gauche ou les deux. Rien de plus facile. Et c’est chouette en plus.

Après, l’arsenal d’Iron Man ne se limite pas uniquement à un double tir (main gauche, main droite). Il a aussi des frappes chargées qu’il faut loader comme les poings et les frappes au sol. Une fois chargé il faut l’actionner d’un mouvement des bras vers l’avant comme un coup-de-poing.

L’armure d’Iron Man s’upgrade aussi et on obtient de nouvelles armes, des armures, de meilleurs propulseurs, etc… Comme par exemple les missiles multiples autoguidés. Là, il faut viser les ennemis avec les paumes vers le bas pour activer l’arme et locker les ennemis. Et le jeu est rempli de bonne idée de détections de mouvement pour éviter au maximum d’appuyer sur des boutons, bien qu’ils soient quand même bien utilisés.

La campagne de ce Iron Man est plutôt pas mal. Tony Stark se retire de la fabrication d’armes. Il met à la « retraite » son assistant virtuel Gunsmith et aspire à passer des jours paisibles avec Pepper qui est la nouvelle PDG de Stark Industries. Malheureusement pour lui, le repos bien mérité ne sera pas de longue durée. Un(e) hacker a pris le contrôle des drones d’attaque et les retourne contre le jet en vol de Tony. Pour sauver Pepper et sa peau, il n’a d’autre choix que d’enfiler sa combinaison d’Iron Man. Suite à cet épisode, Tony met Pepper à l’abri et reprend du service avec Gunsmith et FRIDAY qui l’épauleront.

Un de mes plaisirs dans les jeux VR de ce genre est de visiter et regarder sous tous les angles les environnements. On visite plusieurs endroits dans le jeu. Et un de mes plus grandes attentes était de visiter la maison de milliardaire de Tony. Et c’est une semi-déception à ce niveau-là. Alors oui, la maison est visitable, mais on n’est pas aussi libre que l’on veut pour aller n’importe où et n’importe quand. Comme les déplacements se font par téléportation de point en point (ce qui évite aussi d’être malade) et non pas librement, on est obligé de regarder de là où le jeu le veut bien.

Après la maison, est assez grande, quoique, je m’attendais à plus. On reste un peu sur notre faim. Il y a des interactions, mais plutôt limiter comme regarder les écrans, utiliser les altères ou encore manger des fruits. C’est sympa, je m’attendais juste à plus un peu comme dans Batman VR où pratiquement tout est interactif comme le piano par exemple…pas dans ce Iron Man.

Le calibrage de ce Iron Man VR n’est pas des plus simples. Souvent, au départ, le jeu nous demande de retourner dans l’espace de jeu alors qu’on est exactement à la même place que lors de la dernière séance. Il faut avoir pas mal de place autour de soi pour jouer dans des conditions idéales. Mais une fois bien calibré, le jeu fonctionne plutôt pas mal. La reconnaissance est bonne. On peut tourner à pratiquement 360° sans problème. Pratique, car les ennemis viennent de tous les côtés.

Le seul bémol viendrait plus de la difficulté parfois à prendre des objets. Souvent, je n’arrivais pas à prendre un simple objet devant moi. Ni avec la main gauche, ni avec la droite. Jamais vraiment eu ce problème dans d’autres jeux. Encore une fois, l’emplacement dans la zone de jeu et de la caméra sont primordiales pour une bonne expérience. Calibrez bien le jeu et persévérez.

Iron Man VR a gros défaut et ce sont les temps de chargements trop longs et trop fréquents. Le jeu est très scénarisé et toutes les scènes, même les plus courtes sont entre-coupées d’un chargement pouvant dépasser la minute. Mais ce n’est pas fini. Quand la barre de chargement atteint finalement 100%, il faut encore attendre sur la transition dans le noir pendant 10 à 20 secondes supplémentaire… C’est un calvaire qui coupe le rythme et l’immersion. Il y a des intermissions où Tony nous parle dans le noir avec des points blancs. On pourrait se dire que c’est fait pour cacher le chargement et que l’écran noir n’aura pas lieu… erreur, c’est juste en plus. C’est cadeau. Donc on attend beaucoup trop dans le jeu et s’est épuisant. Surtout dans le noir avec le casque.

Techniquement, le jeu n’est pas incroyable. On n’est pas au niveau technique pour se dire qu’on est dans le film. Et ce n’est pas ce qu’on lui demande, même si, intérieurement, c’est ce que l’on espère pouvoir avoir un jour. C’est un peu cartoon, pas hyper fin ni détaillé, mais les bases sont là et l’immersion fonctionne. On est dans l’univers Marvel d’Iron Man et on est Tony Stark. C’est le principal. Les environnements soufflent le chaud et le froid et sont réutiliser plusieurs fois. Si Malibu (la maison de Stark sur la colline) et les canyons sont plutôt corrects, Shanghai et d’autres endroits plus sombres et cloisonnés irritent plus les rétines.

On sent que tous les environnements n’ont pas eu le même traitement. Il y a le canyon, plutôt pas mal, et à côté, on a le droit à l’horrible ville de Shanghai qui est méconnaissable. L’action est de temps en temps un peu perturbée par toutes les informations que donne le casque et surcharge l’écran et la vision avec trop d’informations. Mais c’est plutôt cool. La partie audio est bonne. Tout le jeu est entièrement doublé en français. La spatialisation est assez réussie. On entend bien d’où vient le danger.

La campagne est plutôt chouette. Ce n’est pas révolutionnaire en soit, c’est un shooter VR, mais les commandes plutôt originales le démarque. L’action est bien présente et l’impression de vitesse aussi. On se sent Iron Man. C’est le principal. C’est très arcade. Il faut détruire des rués d’ennemis sans trop réfléchir. On bouge beaucoup les bras. Que ce soit pour tirer ou se déplacer, on n’arrête pas de gesticuler dans tous les sens. Le scénario est correct, sans casser trois pattes à un canard. Il y a quelques moments bien sympas. Il y a 12 chapitres plus ou moins long pour une durée totale de 8 heures environ. Pour un jeu VR c’est pas mal et même pour ce Iron Man c’est pleinement suffisant. Le souci viendrait plus du rythme. Il y a de longues phases scénario qui sont pas toujours palpitantes et on aimerait en venir à l’essentiel : l’action.

On passe un bon moment sur ce Marvel’s Iron Man. C’est n’est pas la claque de la VR, mais ça fait clairement le café. Ça aurait pu être mieux, bien mieux, mais ça aurait aussi pu être bien pire. Le plus important, c’est que l’action est souvent bonne. Un peut répétitive, certes, mais efficace. On n’a pas souvent un jeu VR complet qui se tient et qui n’est pas juste une expérience amusante. Iron Man est un vrai jeu avec une vrai structure, des chapitres, des missions, des objectifs et des challenges, un scénario et gameplay qui s’étoffe et se complexifie tout au long de la campagne. Sa durée de vie est correcte avec environ 8 heures de jeu réparti sur 12 chapitres. Techniquement, le jeu n’est pas super beau. La modélisation est assez vieillotte, même pour de la VR. En plus, les chargements sont beaucoup trop longs, merci Unity? Camouflag a fait un bon travail au niveau des commandes. L’utilisation (obligatoire) des PS Moves fonctionne parfaitement et donne l’impression d’être Iron Man et c’est un peu tout ce qu’on lui demandait. Au final, c’est pas mal, mais peut mieux faire.

Les plus :

•           Être Iron Man
•           La liberté de mouvement (en vol)
•           Des commandes plutôt bien pensées avec les PS Moves
•           L’action dynamique des courses et des combats
•           Un jeu complet avec un vrai scénario qui se tient
•           Une durée de vie plutôt correcte (8h)
•           Les personnalisation d’Iron Man (armes et cosmétiques)

Les moins :
•           Les très longs chargements fréquents
•           Les écrans noirs de transition de 10-20 secondes après les chargements
•           Le système de calibrage
•           Les interactions pas très nombreuses et pas toujours bien calibrées
•           Les déplacements au sol limités dans les environnements
•           Pas toujours très joli, surtout Shanghai…
•           Les environnements qui se répètent

Marvel’s Iron Man VR
Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Camouflag
Date de sortie : 03.07.2020
Plateforme : PS4 (PlayStation VR)
Genre : Action / Simulation d’Iron Man

Marvel’s Iron Man VR
3.5Note Finale