11ème FESTIVAL DU FILM VERT

Une trentaine d’équipes de bénévoles ont préparé, un peu partout en Suisse romande, en France voisine et à Zürich, une sélection des documentaires les plus intéressants du moment. On y traitera de réchauffement climatique, d’agriculture et de nature, mais aussi des alternatives possibles à notre modèle économique, d’une autre façon d’envisager notre société.


Exactement 164 séances sont prévues pour 40 films différents, sans compter un certain nombre de projections réservées aux écoles. C’est un nouveau record et cela permet aux organisateurs d’attendre un peu plus de 8’000 personnes pour cette édition. A l’issue de la plupart des projections, des spécialistes ont été invités pour échanger avec le public et poursuivre la réflexion. Le Festival du Film Vert est en effet devenu, année après année, un lieu d’échanges et de discussions où l’on peut prendre le temps de penser à l’avenir.

Le film principal, qui sera projeté dans toutes les villes, est « Global partage », un documentaire français de Dimitri Grimblat, qui explore un phénomène très prometteur, l’économie du partage. Crowfunding, open source, co-voiturage, réseaux d’échanges, etc : de nouvelles manières de consommer, plus responsables, plus écologiques et également davantage orientées vers l’échange entre des personnes sont en train de se développer. Des exemplaires très concrets, une remise de l’humain au centre de l’économie, cette nouvelle façon de consommer est un véritable contrepoids à l’économie ultra-concurrentielle et orientée sur le toujours-plus, et donc le gaspillage.

Parmi les films qui seront montrés le plus souvent, on retrouve « Nature, le nouvel eldorado de la finance », de Sandrine Feydel et Denis Delestrac, qui présente un marché émergeant très prometteur en termes de profit, celui de la protection environnementale. Il s’agit d’attribuer un coût à la nature, pour la protéger. Combien vaut la forêt d’Amazonie ? Quelle est la valeur marchande de l’incessant labeur de pollinisation accompli par les abeilles ? Est-ce que la finance peut vraiment protéger notre environnement ?

Côté cinéma suisse, il faut noter la présence de deux documentaires. « Dirty Gold War » de Daniel Schweizer sur le business de l’or, et « Thuletuvalu » de Matthias von Gunten qui montre les conséquences réelles du réchauffement climatique, en montrant en parallèle la fonte des glaces du Groenland à Thulé, et sa conséquence sur le niveau de la mer pour l’île du Pacifique de Tuvalu.

 11ème FESTIVAL DU FILM VERT11ème FESTIVAL DU FILM VERT
Genève, Lausanne, Fribourg, Neuchâtel…
Du 01/03 au 31/03

www.festivaldufilmvert.ch

PENSER L’AVENIR : 11ème FESTIVAL DU FILM VERT
4.5Note Finale
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