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samedi, mai 25, 2024
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Susanne Regina Meures : « Je les ai filmés parce qu’ils font partie de la famille ».

Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Une fois encore, un documentaire suisse frappe fort et démontre un peu mieux le fonctionnement des nouvelles générations accros aux influenceuses-eurs. Avec « Girl Gang », c’est l’occasion de découvrir d’où a commencé le projet et à quel point les habitudes changent.


Pendant le documentaire, nous faisons la connaissance de Maja et Claudi, une jolie chienne Cocker et un beau matou noir. Pourquoi les montrer et comment s’est passé le tournage avec eux ?
C’est une question amusante, personne ne me l’avait posée avant. Je les ai filmés parce qu’ils font partie de la famille et vivent là. Comme on peut le voir, si la vie du Cocker est stable, Claudi a malheureusement eu une grosse opération sur une de ses pattes et l’a perdue. En fait, dans ce documentaire, tout est un peu une analogie de ce qui se passe sur le moment et beaucoup d’autres ménages.

Pour vous, avant et après le tournage, qui est Leonie ?
Sur une période de 4 ans, il s’est passé beaucoup de choses. En particulier, des phases de changements de vie incroyables, appelées la puberté. Au début, Leonie était une enfant très enjouée. Elle est entrée dans les médias sociaux par curiosité. À la fin du tournage, elle était très professionnelle et plus adulte. En fait, c’est un peu difficile de bien répondre à votre question parce que je pense que vous ciblez la pression familiale et la façon dont les choses ont chez eux. Pour moi, il est très difficile de juger parce que ce type de dynamique est très similaire à d’autres familles. Lorsque les enfants traversent la puberté, il y a aussi beaucoup de conflits. Ailleurs, cela peut être lié aux leçons de piano. Là, ce sont les médias sociaux.

En fait, lorsque j’ai rencontré Leonie, tout était plus brutal. A la fin de notre tournage, tout était devenu incroyablement coloré et saturé.

Il s’agit d’une production suisse bénéficiant d’une aide financière importante de la part de ce pays. Mais le documentaire a été tourné en Allemagne. Pourquoi ce choix ?
Je voulais faire un documentaire différent. Au départ, je voulais trouver un groupe de filles entre 12 et 14 ans et suivre leur quotidien. C’est pourquoi mon documentaire s’appelle « Girl Gang ». Je ne voulais pas forcément tourner en Allemagne, mais c’est arrivé parce que j’ai vu un groupe de filles dans un parc à Berlin. Je pensais que c’était une coïncidence. Mais plus tard, quand j’ai commencé à m’intéresser aux médias sociaux, j’ai compris qu’en fait, je cherchais l’essence de la génération actuelle, tout en passant en revue ces différents groupes sociaux. Comme les jeunes femmes qui font du hip-hop, celles protestant pour l’amélioration du climat ou celles justement, des médias sociaux qui représentent plus la nouveauté. Tous les autres groupes étaient plus proches de ce que vous et moi connaissions lorsque nous étions plus jeunes.

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la sphère des médias sociaux, j’ai compris que j’avais besoin d’être dans un pays plus grand pour avoir plus d’intensité. Ce que vous voyez là-bas, c’est ce qui se passe par exemple, en Chine ou aux États-Unis. Mais, je voulais rester en Europe. Malheureusement, impossible de trouver une famille comme celle des Belly à Zurich ou Genève. C’est une des autres raisons de mon documentaire en Allemagne.

Comment avez-vous géré les marques, les droits et leurs utilisations pendant le tournage de « Girl Gang » ?
Cela n’a jamais été un problème honnêtement. Je veux dire, mon documentaire ressemble beaucoup à une docufiction présentée au cinéma, qui sera diffusée sur « Netflix » à partir d’avril, d’ailleurs. Mais je ne pense pas que « McDonald’s », « Nike » ou n’importe quelle autre marque y trouverait à redire. Pour eux, c’est de la publicité supplémentaire.

Pour vous, qu’est-ce qui est le plus important dans « Girl Gang » ?
Je peux vous dire ce je ne voulais pas faire. J’ai essayé de ne pas évaluer ou juger ce que les influenceuses font. C’est le point le plus important. Parce qu’en plus, on m’a souvent demandé ce que j’essayais de faire au travers de mon documentaire. Comme nous sommes tous très critiques à l’égard des médias sociaux, la plupart des gens pensent que j’essayais de faire dans ce genre parce que nous avons un tel point de vue sur ceux-ci. Mais, ce n’était pas du tout mon objectif. Le point que je voulais vraiment souligner, c’est l’empathie. Nous devrions en fait, être capables de regarder aussi d’autres parties de la société et d’en comprendre chaque couche. Car notre société a des outils différents pour essayer de s’élever. Je pense donc que mon point le plus important est l’empathie.

Quel a été votre meilleur moment pendant le tournage ?
Mon meilleur moment a été la continuité. Le fait que chaque fois, j’allais les voir et passais du temps avec eux. Peu importe où, en voyage ou à la maison, il se passait toujours quelque chose. Systématiquement, il se passait quelque chose qui me surprenait et que je n’avais jamais vu.

Pour terminer et suite à votre documentaire « Girl Gang », vous êtes-vous imaginée commencer une nouvelle vie comme influenceuse ?
Non, pas du tout. J’ai bien « Instagram », mais seulement depuis 2018. Et j’ai publié au bas mot… 13 fois ? Je l’ai surtout fait par rapport à mon documentaire. Mais je ne suis de loin pas accro.

Girl Gang
CH – 2022
Durée: 1h38 min
Documentaire
Réalisatrice: Susanne Regina Meures
Frenetic Films
08.02.2023 au cinéma

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