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lundi, juin 17, 2024
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« HALLELUJAH – LES MOTS DE LEONARD COHEN » : De nombreuses reprises !

Alain Baruh
Alain Baruh
Le cinéma est un lieu merveilleux, on y trouve de tout: des comédies (mon genre préféré), des films d'auteurs (que j'apprécie pour leur diversité), des documentaires plus ou moins passionnants, des blockbusters et d'autres types de films. Fan du cinéma français et des pays latins, j'en ai fait ma spécialité. Rédacteur depuis de nombreuses années, j'aime partager mes connaissances et découvertes. «Le cinéma est fait pour tous ceux dont la curiosité est le plus grand défaut» Claude Lelouch

Quoi de plus naturel que de faire un documentaire en hommage d’un des chanteurs les plus appréciés de tous les temps et de disséquer l’une de ses plus célèbres chansons.


Mélomane depuis toujours, mais peu enclin à décrire les mélodies de Léonard Cohen, je me suis rendu au cinéma pour en apprendre un peu plus sur ce géant populaire du domaine de la chanson, bien décidé à découvrir qui était vraiment l’artiste et pourquoi le public lui porte une telle vénération.

Assis bien confortable dans mon fauteuil, je prends connaissance des commentaires des proches du chanteur. Ces artistes pour la plupart issus du monde de la musique décrivent avec précision les moments clé de sa carrière, les habitudes du vocaliste et les situations originales par lesquelles ils se sont rencontrés. Un autre volet de ce documentaire nous fait voyager dans le temps à une époque où les téléphones portables n’existaient pas et où les mélodies étaient enregistrées sur des supports audio tels que 33 tours et cassettes à rembobiner.

Cette première partie de projection permet également de connaître les origines du chanteur et ce qui a poussé l’ex-écrivain et poète à se lancer dans le show-business musical. Issu d’une famille juive canadienne, Léonard Cohen est né le 21 septembre 1934 à Westmount, un quartier anglophone situé dans l’agglomération de Montréal.

Les premières chansons de cet auteur-compositeur, en particulier celles de son premier album : « Songs of Leonard Cohen » sorti en 1967 sont ancrées dans la musique folk et chantées avec une voix grave. Dans une bonne partie de ses œuvres (15 albums studios, 8 albums en public et 6 compilations), Leonard a pris des thèmes qui lui tiennent à cœur : la passion amoureuse, la religion, la sexualité, la solitude et la complexité des relations interpersonnelles. Dans les années septante, ses influences se sont multipliés : pop, chansons de cabaret et musique du monde. Il a par la suite composé des morceaux accompagnés de synthétiseurs et de choristes.

À la fois dépressif chronique et buveur excessif, l’interprète a eu des hauts et des bas dans sa carrière qui l’ont obligé à faire quelques pauses. Adulé, mais aussi critiqué par quelques rares collègues de travail, le chanteur a changé plusieurs fois de trajectoire au niveau musical mais également du point de vue humain.

On apprend aussi, dans cette projection primée à La Mostra de Venise 2021 et au Festival du Film Américain de Deauville en 2022, que la poésie et les chansons de Leonard Cohen ont influencé de nombreux interprètes amoureux de sa musique. On compte à ce jour plus de 1 500 reprises de ses chansons. La plus connue étant bien évidemment « Hallelujah ».

C’est cette mélodie unique en son genre qui est le sujet principal de ce long-métrage d’une durée de deux heures. Pour une étrange raison, le duo de producteurs Daniel Geller et Dayna Goldfine (Ballets Russes, The Galapagos Affair) se sont lancés dans une explication peu convaincante de l’échec prématuré de cette chanson particulière.

Selon eux et quelques proches de l’artiste, le principal responsable de ce fiasco aurait été le patron des studios d’enregistrement Columbia Records qui à l’époque a interdit sa sortie aux Etats-Unis.

Réhabilitée par la suite, cette œuvre sonore a servi d’exemple pour l’ensemble de la profession. Passée en boucle durant toute la durée de la projection, l’hymne sacré aux multiples variantes que Léonard a mis plusieurs années à peaufiner, devient au bout de la vingtième reprise un peu dérangeante aux oreilles. L’accumulation des concerts et des tournées effectuées par l’artiste lui-même et ses contemporains n’arrangent pas le sentiment mitigé que l’on a sur la présentation de la chanson « Hallelujah ».

Les reprises originales du chanteur gallois, ancien membre du Velvet Underground, John Cale (1991) et de Jeff Buckley (1994) dans son premier et ultime album « Grace » sont de pures merveilles, mais il y a aussi quelques loupés comme l’essai Trip Hop de Bono, la reprise de Rufus Wainwright dans la BO du film d’animation Shrek et celle des jeunes talents de X Factor et d’American Idol.

Léonard Cohen a créé une des chansons les plus mythiques de l’histoire, présente aux mariages, enterrements et autres événements en tous genre. Elle a sans aucun doute sa place au cinéma, mais les nombreuses parts d’ombre et la présentation du film dans son ensemble laissent comme un goût d’inachevé.

Hallelujah: Leonard Cohen, a journey, a song
US – 2021 – 118min – Documentaire
Réalisateur:Daniel Geller, Dayna Goldfine 
Acteur:Leonard Cohen, Nancy Bacal, Steve Berkowitz, Jeff Buckley, John Cale, Brandi Carlile, Eric Church, Adrienne Clarkson, Judy Collins, Clive Davis 
Praesens Film
22.03.2023 au cinéma

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