Dernier volet sous la bannière du studio Twentieth Century Fox, avant l’intégration de la team X-Men dans le MCU racheté par Disney, Jennifer Lawrence, Michael Fassbender, James MacAvoy, Nicholas Hoult et Sophie Turner, reprennent pour la dernière fois leurs rôles de mutants sous la direction de Simon Kinberg (scénariste de la franchise depuis 2006), qui remplace au pied levé le réalisateur Bryan Singer qui a initié la saga en 2000.


Le film s’ouvre sur le personnage de Jean Grey enfant, on y découvre comment elle a intégré l’école pour mutants de Charles Xavier alias le professeur X. La suite se situe après les événements du dernier volet en date, à savoir « X-Men : Apocalypse » (2016). C’est au cours d’une mission de sauvetage dans l’espace que Jean va être frappée par une mystérieuse force cosmique. De retour sur Terre, cette force va décupler sa puissance et la rendre instable. Incapable de maîtriser ce nouveau pouvoir, Jean va quitter ses semblables pour les protéger d’elle-même. Bien décidé à ramener sa protégée à la « maison », le professeur X va faire son possible pour la retrouver.

Changement radical de ton dès les premières minutes de film (qui se veut fidèle aux comics écrit par Chris Claremont et illustrés par John Byrne à partir de 1980). Pour commencer, la « musique » (omniprésente et qui s’apparente plus à du bruit) orchestrée ici par Hans Zimmer ôte tout plaisir auditif. Le thème musical principal des X-Men a tout simplement été balayé et c’est bien dommage. Autre point négatif et pas des moindres, l’atmosphère de ce long-métrage est dénuée de tout humour (qu’il est loin le temps des bonnes vannes de Wolverine) et la noirceur qui en découle créée une confusion totale pour le spectateur (voulu par le réalisateur ?).

Comme pour « X-Men : l’affrontement final » (2006), cet opus prend des libertés et se permet de faire disparaître l’un des personnages principaux de la saga au milieu du métrage. On a le sentiment désagréable d’assister à la mort d’une franchise (comme cela avait été le cas en 2006 avec le film de Brett Ratner) pourtant bien relancée par Matthew Vaughn en 2011 avec son « X-Men : le commencement ». De plus, les acteurs principaux donnent l’impression de vouloir passer à autre chose et nous avec.

Au final, c’est épisode est l’épisode de trop, il n’apporte rien de neuf à l’univers des X-Men, si ce n’est un vide sidéral et un ennui profond d’un peu moins de deux heures. Pour conclure sur une note positive, on retiendra la qualité des effets spéciaux et la performance de Sophie Turner (qui interprète Jean Grey alias le Phénix).

X-Men : Dark Phoenix
USA   –   2017   –   Action
Réalisateur: Simon Kinberg
Avec Sophie Turner, Jennifer Lawrence, Jessica Chastain
20Th Fox
05.06.2019 au cinéma

"X-Men : Dark Phoenix" - le Phénix ne renaîtra pas de ses cendres
3.0Note Finale

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