Voilà déjà 20 ans que le festival Videoex présente des films et des vidéos expérimentales, à mi-chemin entre le cinéma traditionnel et l’art contemporain. Unique en ce genre en Suisse, cette 20e édition s’annonce riche en émotion.

Pour cette année anniversaire, le festival va s’intéresser de plus près à l’Afrique avec des films venus des villes africaines de Lagos, Dakar, Johannesburg, Kinshasa, Lubumbashi et Luanda. Les œuvres des six métropoles reflètent les nombreuses contradictions du continent africain. Elles traitent des structures (post) coloniales avec ses problèmes d’appartenance, de racisme, de diaspora et d’inégalité sociale et économique et questionneront les festivaliers sur la conception d’un autre avenir de l’Afrique.

Cette 20e édition de Videoex proposera bien sûr de nombreux focus. Il s’attardera notamment sur deux jeunes cinéastes : Filipa César et Salomoé Lamas avec respectivement les films « Spell Reel »,qui combine l’histoire coloniale de son pays d’origine le Portugal et le cinéma révolutionnaire de Guinée Bissau, et « Eldorado XXI », qui explore de manière envoûtante les mineurs d’or au Pérou.

D’autres temps forts, comme la projection du film primé « Touki Bouki » (1973) du réalisateur Djibril Dio Mambéty, l’enfant terrible du cinéma africain, ou encore celle de « Mille Soleils » (2013), le film de l’actrice à succès Mati Diop, véritable hommage poétique au travail de son oncle, Mambétys, et au cinéma africain.

Videoex proposera aussi les œuvres de William Kentridge, l’une des figures les plus importantes de la scène artistique internationale et contemporaine de Johannesburg. Un travail qui s’attarde sur des sujets graves comme le colonialisme, la migration ou encore l’apartheid.

Si cette édition met l’accent sur le contient africain, il ne délaissera pas le vidéastes suisses. Cette année, le focus suisse s’intéressera au travail du duo installé à Berlin, Pauline Boudry et Renate Lorenz. Les deux artistes présenteront une installation et une performance filmée se référant souvent à d’autres artistes.
Comme chaque année, le festival proposera le concours international et suisse. Ceux-ci seront jugés par le public, mais aussi par un jury d’experts.

Et comme tout bon festivals de cinéma et dans le souci de rester proche du public et afin de promouvoir les échanges entre le public et les cinéastes, Videoex proposera des lives audiovisuelles, des conférences d’artistes et des ateliers, autant pour les adultes que pour les enfants.

Le programme complet du festival sera dévoilé le 20 mai 2018. Pour ne rien manquer de cette unique festival consacré au cinéma expérimental, rendez-vous www.videoex.ch