La 27e édition du « Black Movie », du 16 au 25 janvier 2025, en est presque à la fin de sa programmation. Rétrospectives, films contemporains, ateliers et autres découvertes sont toujours possible durant ces derniers jours. L’occasion d’en profiter !

« Battle in Outer Space » : Des extraterrestres envahissent la terre en usant directement de la force, avec leurs soucoupes volantes et lasers surpuissants. Les villes tombent toutes les unes après les autres, faisant des milliards de victimes. Le Japon tente alors d’unir les nations les plus puissantes dans une ultime attaque spatiale. Les politiciens, astronautes et scientifiques se réunissent afin d’envoyer une équipe sur la lune pour ce combat intergalactique violent et auquel personne ne pourrait en échapper…
Ce tout 1er film de science-fiction japonais, réalisé en 1959 par Ishirô Honda, surpris grandement le public du pays du Soleil Levant à sa sortie. Car le papa de « Godzilla » au cinéma, travailla aussi beaucoup au développement de « La Bataille interplanétaire ».
« Uchû daisensô » en japonais et donc, « Battle in Outer Space » en anglais, obtint rapidement un succès cinématographique, mérité qui plus est. Car de nombreux remaniements scénaristiques et au niveau du casting, se firent.
Même s’il stagne quelque peu quant à son récit, il manque parfois d’une certaine dynamique et contient souvent des dialogues devenus creux. Mais 66 ans après sa sortie, ce film devenu culte, se découvre toujours avec plaisir. Il est aussi bien de réaliser qu’il fut joué et tourné avant le vrai voyage spatial sur la lune.
« Sleep Dealer » : Dans un futur pas si éloigné, Memo, Luz et Ruby ne se connaissent pas et vivent de manière opposée. Pourtant, ce trio sera amené à faire connaissance de manière inéluctable. Memo décidera de quitter son village et en route, il rencontrera Luz. Qui lui expliquera le travail possible avec les « nanos » au sein de la grande ville où ils se rendent. Le temps passant, il se fera remarquer par Ruby et durant une nuit, les 2 hommes dévoileront leurs secrets et concrétiseront plusieurs décisions…

Primé en 2008 au sein de prestigieux festivals de films internationaux, dont le « NIFFF », « Sleep Dealer » a depuis, mal vieilli quant aux effets numériques. Cependant, certaines de ses thématiques comme l’esclavagisme restent toujours d’actualité.
Les décors, les « connexions » et la distribution des rôles demeurent encore efficaces et pertinents. D’ailleurs, le film d’Alex Rivera grâce à son succès, permit à certain-e-s acteurs-trices, de mener une carrière internationale. Comme Tenoch Huerta, frère de « Memo », qui joue « Namor » dans « Black Panther: Wakanda Forever ».
« Amoeba » : Quelque part dans un des multiples quartiers de Singapour, soit la Cité du Lion en français, la jeune étudiante Choo traverse la délicate période de sa fin de scolarité. Audacieuse, déroutante et choisissant systématiquement des tracés différents, elle finira par se lier d’amitié avec Vanessa, Sofia et Gina. Dynamique et se filmant très (trop) souvent, le quatuor ira jusqu’à créer leur gang féminin. Sans songer un seul instant, aux graves répercussions en découlant…

La 1re partie du long-métrage de la scénariste et réalisatrice Singapourienne Siyou Tan, plongera le public au sein de cette mégapole et certaines de ses habitudes plutôt inédites et inhabituelles pour le public occidental. Ce, au gré des humeurs et décisions des 4 étudiantes susmentionnées.
En fait, « Amoeba » aborde plusieurs sujets délicats, mais avec une certaine légèreté et poésie. Leurs thèmes sociétaux employés, démontrent des pressions utilisées envers les femmes et souvent, les graves conséquences et l’injustice qui en découlent.
Dénonçant certaines de ces situations et impositions, avec une pointe d’hommages aux chefs-d’œuvre du 7e Art et au spiritisme, « Amoeba » et sa metteuse en scène, parcourent à présent différents festivals de films. Parfois en reportant un prix ou une nomination, amplement mérité-e-s.


















