« Black stone » raconte la vie de Shon Sun un jeune militaire à qui on rend la vie dure. Entre brimades et humiliations, le viol n’est pas loin. N’en pouvant plus, il quitte l’armée après avoir réglé ses comptes et se rend à Séoul dans le but de voir ses parents. Mais ceux-ci ont disparu. Ils se sont tués à la tâche dans une usine de poulets et ont fini par se séparer. La mère est morte et le père est retourné dans son village au bord de la mer. Pour retrouver ses parents, il entame un voyage dans une jungle complètement polluée.



Le réalisateur dit qu’avec « Black stone », « son intention était de créer un poème visuel et nostalgique, sur la nature en danger, tout en faisant des recherches sur les idéaux des sociétés primitives retrouvés dans le socialisme ». Il est incroyable de voir des plages complètement polluées sur des kilomètres, parce qu’un pétrolier s’est échoué un jour, et que personne n’avait ni l’argent ni l’envie ni l’intérêt d’effectuer un nettoyage en profondeur.

Cependant, on peut se demander si la cohérence entre le désir du réalisateur et le film lui-même ne s’est pas estompée. En effet, il est difficile de comprendre ce que le viol d’un jeune militaire vient faire dans une description qui vise avant tout à souligner les problèmes écologiques de la planète. D’autant que nous parlons ici de la moitié du film qui est consacrée à la vie de Shon Sun et ses parents.


A voir la manière dont les gens vivent à Séoul, leur façon de travailler, d’être abusés, l’intérieur d’un appartement où l’on s’assied à même le sol, on se croirait dans un autre monde. Hallucinant…Ce film pourrait être qualifié de mi- documentaire mi- histoire vraie. On parle bien ici d’un choc des cultures et c’est à ce niveau que le film est vraiment intéressant.

Réalisateur: Roh Gyeong-Tae
Avec: Won Tae-Hee, Hyun-joo Baek, Hae Sung Lee et Suk Goo Shon
Distributeur: Disques Office

 

 

«Black Stone» La Corée, une improbable société
3.5Note Finale