Brightburn raconte l’histoire de Brandon, un bébé recueilli par le couple Breyer, après que le vaisseau extraterrestre dans lequel il se trouvait se soit crashé sur terre. À la suite de son douzième anniversaire, d’étranges phénomènes commencent à se produire autour de lui, le menant petit à petit à révéler son véritable visage.


Le concept est simple : renverser l’origin story de Superman – le plus célèbre des superhéros – pour la transformer en récit horrifique. En effet, Brandon Breyer, le jeune héro du film, a beaucoup de point commun avec l’homme à la cape, à commencer par son origine extraterrestre. Lui aussi est recueilli par une famille humaine aimante, et lui aussi vit une enfance heureuse et paisible. Mais à la découverte de ses pouvoirs, Brandon prend un chemin bien différent de celui de Clark Kent. Il se découvre un côté sombre, violent, et même cruel, que ses pouvoirs ne feront que décupler. À partir de là, le récit d’horreur peut commencer…

Cette idée, à l’origine plutôt intéressante, ne convint pourtant pas à la réalisation. Le plus gros problème du film : sa prédictibilité. Les ficelles scénaristiques peuvent être qualifiées de câbles, tant elles sont évidentes. Le scénario est si prévisible,  que les trente premières minutes suffisent à prédire avec succès le reste de l’histoire. La mère est traumatisée par l’abandon de sa famille ? Elle finira, bien sûr, par devoir elle-même abandonner son fils. Le fils siffle pour indiquer sa position à sa mère lors d’une innocente partie de cache-cache au début du film ? Une scène d’horreur à la fin du film exploitera le son d’un sifflement glauque, lorsque la mère tentera désespérément d’échapper à son meurtrier de fils. Et c’est comme ça pour tous les éléments importants du scénario. Vous l’aurez compris, si vous cherchez à être surpris, mieux vaut passer votre chemin.

Mais être prévisible n’est pas forcément un défaut, le film aurait pu fonctionner tout de même, par exemple au niveau des personnages, de l’ambiance ou de l’esthétique. Malheureusement, ce n’est pas le cas ici. Le film est creux, les personnages ne sont pas particulièrement attachants et l’esthétique peu marquante. Bref, il n’y a pas grand chose à sauver, si ce n’est un concept de départ intéressant.

BrightBurn – L’enfant du mal
USA   –   2019   –   101 Min.   –   Horreur
Réalisateur: David Yarovesky
Acteur: Elizabeth Banks, David Denman, Jackson Dunn…
Rainbow

Brightburn : un supervillain sans saveur
3.0Note Finale