Pour cette 22ème édition dudit festival, les organisateurs Jean-Daniel Cattaneo et Fabrice Gevisier ont choisi des films qui pourraient commencer par le fameux « Il était une fois… » et faire rêver. Mais en fait, la plupart d’entre eux, seront bien plus terre à terre.


En ce matin du 16 octobre 2019, je me rendis à la conférence de presse du multiplexe indépendant de Prilly-Malley : « Cinétoile ». Après le café et les croissants, nous passâmes dans une des salles obscures pour découvrir en primeur la réalisation suisse « Bruno Manser ».

Basé sur la vie du regretté activité écologiste bâlois, le biopic sur « Bruno Manser » retrace une partie de sa vie. On le découvre donc dans la forêt de l’île de Bornéo à la recherche des Penan. A son arrivée et après plusieurs jours de marche, il découvre une tribu indépendante, nomade et axée sur la chasse et la cueillette. D’abord ignoré, il fera leur connaissance progressivement, puis sera l’élève du chef des Penan, Along Sega. Vivant plutôt sereinement et hors du développement industriel, Bruno va toutefois être un jour, choqué du comportement des bûcherons sur l’île. En effet, ils abattent non seulement les arbres qui sont leur source principale financière pour l’exportation, mais ils n’hésitent pas à chasser les tribus le plus loin possible afin de démanteler leurs territoires. Progressivement, Bruno deviendra le porte-parole de ce peuple encore non-sédentaire. Il espère obtenir gain de cause, soit que leurs espaces de forêt vierge, ne soient jamais détruits. Un objectif très difficile à obtenir, même 10 ans après sa mystérieuse et probable mort…

Si la fiction « Bruno Manser » se base sur une partie de sa vie, principalement depuis sa rencontre avec lesdites tribus jusqu’à sa disparition, la partie se déroulant à Bornéo, s’avère être la plus intense et touchante. Une grosse production suisse, d’ailleurs la plus chère à ce jour, mais qui dénonce les problèmes de la déforestation d’une manière très crue et juste. A l’heure où l’Amazonie et la Sibérie brûlent encore au moment de mon article, la Fondation « Bruno Manser » prend davantage de sens. Une réalisation efficace, bien tournée et immergeant constamment le public dans une forêt où la joie et les dangers, se côtoient sans cesse.

                                                                   © photo Cinétoile

A la fin du long-métrage, nous eûmes un petit apéritif assez nourrissant… De bonnes empanadas agrémentées de quelques choix de boissons et vins. Le tout accompagné, de la toute fraîche programmation de la 22ème édition du « Ciné-Festival ». D’ailleurs ce côté restauratif très sympa, est en lien direct avec la soirée ciné-restaurant. Soit le long-métrage « Tango » avec un buffet de recettes sud-américaines.

En parallèle, nous apprîmes la composition de la programmation. Du velouté « Retour à Zombieland », en passant par l’onctueuse ouverture « La Belle époque », les différents long-métrages choisis avec soin, permettront à un large public de visionner beaucoup d’exclusivités. Sans oublier les évènements, comme La fête des enfants et les films diplômes de l’ECAL.

Pour en savoir plus, le mieux est de cliquer sur ce lien. Et de penser qu’il « Était une fois… » au cinéma, sera encore dans de nombreuses histoires et films.

« Ciné-Festival 2019 » : Des voix de Bruno Manser à celles des zombies…
4.0Note Finale