Deux Moi, et si notre moitié se trouvait juste à côté ?

A lire aussi

Vincent Rohrer
Vincent Rohrer
« Je suis un passionné de cinéma depuis ma plus tendre enfance, et j’ai grandi avec les films de ma génération à savoir les années 80-90. Les films de Steven Spielberg et Joe Dante font parti de ces longs-métrages dit cultes et qui pour la grande majorité sont entrés au Panthéon de la pop culture. Ma passion pour le 7ème art est née grâce à ma maman et mon oncle qui m’ont fait découvrir des pépites sur grand écran. À côté de ça, j’apprécie énormément la nature et son « silence » cela me permet de me ressourcer. Dans un autre registre, j’adore photographier les couchers de soleil où que je sois. J’affectionne énormément les bords du lac et les couleurs célestes de fin de journée. »

Klapisch filme ses personnages comme personne, il nous livre avec ce long-métrage une merveilleuse histoire de deux trentenaires en quête d’amour. Deux jeunes gens qui n’ont encore rien en commun, si ce n’est : la solitude. On ressort de la projection avec une seule envie : aimer.


Rémy et Mélanie ont trente ans et vivent dans le même quartier à Paris. Elle multiplie les rendez-vous ratés sur les réseaux sociaux pendant qu’il peine à faire une rencontre. Tous deux victimes de cette solitude des grandes villes, à une époque hyper connectée où l’on pense pourtant que se rencontrer devrait être plus simple… Deux individus, deux parcours. Sans le savoir, ils empruntent deux routes qui les mèneront dans une même direction… celle d’une histoire amour ?

Toujours épaulé à l’écriture par son fidèle complice Santiago Amigorena, le réalisateur de « L’auberge Espagnole » (2002) redonne à Paris une place centrale dans son récit, filmant les pulsations des grandes villes comme personne, sachant faire vivre les artères et les quartiers avec une véracité qui lui confère un pouvoir d’identification indéniable. Si la propension du cinéaste à filmer la vie dans la ville avec justesse est donc bien présente, on retrouve aussi tout ce qui fait le prix de son cinéma : la chaleur humaine, la capacité à croquer des personnages lunaires, mais réalistes qui reflètent notre humanité.

Avec « Deux Moi », le réalisateur parle donc de la solitude de deux jeunes trentenaires qui n’en finissent pas de se chercher et de se croiser dans une ville trop grande pour eux et qui les aspirent, occupés qu’ils sont à vivre une routine qui les enrobe malgré eux d’une mélancolie latente qui les amènent aux portes de la dépression. Ce pourrait être plombant, mais l’humanisme du réalisateur, son écriture chaleureuse et énergique fait que le film navigue avec dextérité entre la profondeur et la légèreté et exhale un parfum de sincérité.

Ce que nous dit Klapisch avec « Deux Moi » c’est que rien ne prime et surtout pas le virtuel sur des relations réelles, faites de chair et de sang. Pour que ses personnages se trouvent, il ose aussi les faire se confronter aux affres de la thérapie, les psychologues étant campés par les impeccables François Berléand et Camille Cottin, qui apportent à des rôles à priori lambda, suffisamment de nuances et de subtilité pour éviter la caricature. Ana Girardot et François Civil s’acquittent de leurs tâches avec brio, et, ils sont les parfaits catalyseurs de ce film qui donne l’espoir à ceux qui sont perdus de se trouver.

Deux Moi
FR – 2019
Durée: 1h30 min
Drame
Réalisateur: Cédric Klapisch
Avec: Ana Girardot, François Civil, François Berléand, Camille Cottin, Pierre Niney, Rebecca Marder
Frenetic Films
11.09.2019 au cinéma

- Publicité -

Violent Night

Fumer fait tousser

Good Luck to You, Leo Grande

Le Lycéen

- Abonnement -
Abonne toi à Daily Movies
- Publicité -