Everest De Baltasar Kormàkur

Une aventure qui vous coupera le souffle, servie par un casting de haut niveau !


Nouvelle-Zélande mars 1996, Rob Hall (Jason Clarke) alpiniste chevronné et fondateur de la société d’expédition « Adventure Consultants » s’envole pour Katmandou où il retrouve son groupe de grimpeurs privilégiés. Celui-ci est composé de Jon Krakauer (Michael Kelly), écrivain et journaliste du magazine « Outside » invité afin de rédiger un article sur le succès de l’Everest et de sa commercialisation croissante et par la même occasion promouvoir l’entreprise du guide ; de Beck Weathers (Josh Brolin) un médecin Texan au caractère bien trempé, Doug Hansen (John Hawkes) un postier modeste aux grandes ambitions ainsi que de Yasuko Namba (Naoko Mori), une alpiniste Japonaise de renom, bien déterminée à devenir la deuxième femme à avoir gravi les sept sommets.

Crampons aux pieds et focalisés sur leur but, l’équipe d’amateurs de sensations fortes s’embarquent dès lors dans une expédition des plus ardues aux conditions extrêmes. Alors qu’ils sont en route pour atteindre le toit du monde, à 8848 mètres, la tempête de neige du siècle se lève.

Everest De Baltasar Kormàkur

Adapté du livre racontant l’histoire vécue par l’auteur Jon Krakauer (« Tragédie à l’Everest »), le réalisateur de « 2 Guns » et de « Contrebande » Baltasar Kormàkur propose un long-métrage fidèle d’une efficacité implacable. En quête de réalisme avant tout, il va imposer des conditions difficiles à ses acteurs qui vont s’avérér bénéfiques. Tourné entre le Népal et les Alpes italiennes, son film se révèle être d’un réalisme forcené époustouflant, renforcé par une 3D qui prend ici tout son sens. La musique de Dario Marianelli (« Les Frères Grimm », « V pour Vendetta ») plonge immédiatement le spectateur dans l’ambiance et ajoute de la profondeur au récit. Quant au casting solide, il enfonce définitivement le piolet et ancre le long-métrage parmi les meilleures de la rentrée, Jason Clarke (« Lawless », « Terminator Geneysis »), Josh Brolin (« No Country for Old Men »), Jake Gyllenhaal (« Prisoners », « Night Call », « Zodiac ») et Emily Watson (« Punch Drunk Love », « Breaking the Waves ») sont d’une justesse et d’une simplicité attachantes dans leurs jeux. La montagne quant à elle à un rôle à part entière, sa force est mise en valeur par le réalisateur tout au long du récit. Petit bémol, on déplore toutefois le manque de détails sur les personnages, par rapport au livre, le long-métrage s’avère peu généreux de ce point de vue.

Everest De Baltasar Kormàkur

Niveau scénario, on est certes dans une simple retranscription qui essaie de coller au plus juste au récit de Krakauer (auteur aussi connu pour son roman « Into the Wild »), mais celui-ci possède un sujet principal suffisamment passionnant et épineux, pour que cette quête à tout prix de l’Everest qui a toujours fasciné, soit bien mise en valeur dans un long-métrage L’Everest ou la métaphore d’accomplir quelque chose de grand dans son existence afin d’être quelqu’un et d’avoir un but dans la vie, d’avoir la vanité de défier Dame Nature, mais à quel prix ?

En deux heures, le réalisateur Islandais au pic de sa forme livre un film prenant au réalisme renversant. Véritable immersion aussi bien d’un point de vue technique qu’émotionnel, avec ses paysages à couper le souffle et ses personnages attachants, voilà enfin un long-métrage qui vaut la peine d’être vu en 3D. Au-delà d’être un film à grand spectacle, « Everest » est une véritable ascension qui nous rappelle que le cinéma peut parfois nous conduire au sommet de son art.

Everest
De Baltasar Kormàkur
Avec Jason Clarke, Josh Brolin, Jake Gyllenhaal, John Hawkes, Robin Wright, Emily Watson, Keira Knightley, Sam Worthington et Michael Kelly
Universal
Sortie le 23/09