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samedi, mars 2, 2024
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FIFF 2023 : L’art et les prix culinaires au rendez-vous

Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Prêt-e-s ? 3, 2, 1, salivez ! Ainsi aurait dû être le mot d’ordre de la 37ème édition du « FIFF », le fameux « Festival International de Films de Fribourg ». Car du 17 au 26 mars 2023 à quelques exceptions, la nourriture fut très présente visuellement et selon le thème choisi cette année.


Cette décision des organisateurs, je l’ai comprise dès le visionnage de mon 1er film au sein dudit festival. A noter qu’avec cette 37ème édition, il était fortement conseillé d’avoir mangé un minimum avant chaque long-métrage de la thématique afin d’éviter l’envie de grignoter.

Ramen Teh : De nos jours à Takatsuki au Japon, le jeune chef Masuto mène une vie plutôt routinière en compagnie de son père et son frère au sein de leur restaurant familial de ramens. Mais, suite au soudain décès de son père et après avoir fouillé dans une valise familiale, le jeune homme décide de renouer avec ses racines à Singapore. Là-bas, il fera la connaissance de sa famille éloignée, du célèbre plat bak kut teh et de sa grand-maman assez farouche envers lui pour des raisons bien mystérieuses…

Tourné en 2017 entre Singapore et Takatsuki, « Ramen Teh » ou « La Saveur des ramen » en français, s’avère être une réalisation aux émotions et à son histoire plus complexe et touchante qu’il ne parait. Même si fort heureusement, l’aspect culinaire n’est jamais oublié et embelli le film.

Ainsi, le cinéaste Eric Khoo (« Tatsumi ») mêla habilement le tragique à la positivité, tout en n’hésitant pas à faire saliver son public au travers des plats cuisinés. Une partie d’entre eux sont d’ailleurs superbement préparés par l’acteur jouant « Masato » qui ne manquera pas de se (et nous) remettre en question.

Cela lui permettra au passage, de rétablir un douloureux passé, de découvrir l’incroyable fabrication du bak kut teh, soit « os aux thés » en français, et de les créer à sa manière et tout en respectant les traditions chinoises, japonaises et celle du thé.

Delicatessen : Comme le monde semble être détruit et que les rares habitant-e-s encore en vie peinent à survivre, la boucherie Delicatessen arrive toujours à satisfaire sa clientèle qui vit dans le même immeuble. Mais l’arrivé de Louison va tout bouleverser grâce notamment, à sa jovialité et positivité. Charmée par ce jeune homme, Julie va le protéger des nombreux dangers cachés de l’immeuble et parallèlement, en apprendre davantage sur sa mystérieuse vie.

Cela fait à présent plus de 20 ans que le chef d’œuvre « Delicatessen », soit « Une épicerie fine » en français, sortit dans les salles obscures et remporta un franc succès grâce à sa distribution, ses incroyables décors et naturellement, ses dialogues crus.

Si cette comédie française semble ne pas avoir sa place au 37ème « FIFF », l’aspect nutritionnel remplit assez bien sa part. Même si effectivement, cela reste secondaire et qu’il demeure déconseiller de goûter aux plats proposés par « Le Boucher ». Sauf dernier recours…

Comme au sein de nombreuses autres réalisations, l’alimentation sert plutôt de prétexte afin d’amener des éléments plus importants, anciens ou actuels. « Delicatessen » arrive très bien à le faire. Et malgré les années passées, il garde un bel âge, interpelle et amuse toujours autant.

Soul Kitchen : Zinos demeure propriétaire d’un restaurant délabré en pleine zone industrielle d’Hambourg. En plus de perdre sa clientèle, de voir partir sa petite amie à l’autre bout du monde et de subir sa hernie, il va devoir combattre certains services de la ville désireux de fermer les lieux. Pourrait-il en venir à vendre son boui-boui à son frère pour rejoindre sa petite amie ? Rien n’est moins sûr. En outre, l’agent immobilier véreux traîne toujours dans les parages et… Zinos va apprendre le retour de son amoureuse de façon brutale…

Si un O. F. N. I. (Objet Filmique Non Identifié) allemand en 2009 se remarqua fortement, c’est bien « Soul Kitchen » et ce, pour différentes raisons. A commencer par ses atmosphères de rues et de rock qui manquent beaucoup actuellement.

Mais également, grâce aux dialogues souvent pimentés, aux mélanges coutumes des années 2020 et à une distribution des rôles qui colle parfaitement bien. De « Bezinos » l’énergique, à « Thomas » l’arnaqueur, en passant par l’incertaine « Nadine » ou « Anna » la douce, chacun de leur personnage s’avère très utile et agrémente parfaitement à merveilles la profondeur de la fiction.

En définitive, la comédie « Soul Kitchen », donne effectivement « l’eau à la bouche », tout en évoquant des sujets importants comme l’atteinte de ses objectifs coûte que coûte, le fait d’être entouré-e-s de bonnes personnes et permettant souvent une aide bienvenue pour son évolution. Ma 1ère journée au sein du festival fribourgeois fut donc riche en émotions, en (re) découvertes et davantage porté sur l’amusement et le plaisir de voir des plats originaux, que des moments ennuyeux ou décevants.

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